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Mise à jour 17:36(GMT+8), 18/07/2001
CHINE  

Le « toit du monde » sera accessible en train

En février dernier, la nouvelle de ratification par le Conseil des affaires d'état de la construction de la ligne de chemin de fer reliant le Qinghai au Tibet a produit un vif écho à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Un des quatre grands projets de construction du Xe plan quinquennal (2001-05), cette voie ferrée activera la « terminaison nerveuse » du transport de marchandises en Chine. Elle permettra d'accélérer le développement économique de l'ouest, notamment du Tibet, sera bénéfique aux diverses ethnies vivant le long de son parcours et marquera le déblocage des régions de l'ouest.

Longue de 1 118 km, dont 960 à une altitude supérieure à 4 000 m, la future ligne Qinghai-Tibet partira de Golmud, au Qinghai, et s'arrêtera à Lhassa, chef-lieu du Tibet, en passant par le col des monts Kunlun, Amdo, Nagqu et Damxiong. Elle sera la plus élevée et la plus longue ligne de chemin de fer construite sur un haut plateau.

Au coût total d'environ 14 milliards de yuans, la construction sera achevée dans six ans.

Des équipes d'ingénieurs et de techniciens préludent aux travaux par des prospections.

Pourquoi construire la ligne?

La région autonome du Tibet, s'étendant sur 1,2 million de km² sur le plateau Qinghai-Tibet et d'une altitude moyenne de plus de 4 000 m, est la seule région où il n'existe aucun chemin de fer. Son transport de passagers et de marchandises vers d'autres régions se fait principalement par route et par air. Le retard des infrastructures de communications, entre autres, est à l'origine du retard économique et social de cette région.

Toutefois, le Tibet abonde en ressources naturelles, faune et flore, sans oublier pour autant ses nombreux sites naturels et historiques particuliers. Avec le développement continu de l'économie nationale depuis les années 1990, le Tibet a connu lui aussi un essor économique. Entre 1996 et 2000, son PIB a progressé en moyenne de 11 % et le volume de transport de passagers et de marchandises vers le Tibet a énormément augmenté, dépassant celui du PIB. La demande ne pourra que croître avec de meilleures conditions de transport.

Actuellement, le transport entre le Tibet et d'autres régions du pays est assuré par quatre routes reliant le Tibet respectivement au Qinghai, au Sichuan, au Yunnan et au Xinjiang. Elles ont joué un rôle important dans le développement économique et social du Tibet. Mais vu les conditions naturelles particulières, seule la route Tibet-Qinghai maintient une circulation fluide toute l'année, assumant 80 % des transports de passagers et de marchandises. Avec la mise en application de la stratégie de développement des régions de l'ouest, la communication routière entre Golmud et Lhassa ne satisfait plus les besoins du développement économique. La construction d'une voie ferrée s'imposait.

Une fois la ligne de chemin de fer construite, le transport de marchandises du Tibet sera économe, rapide, à grande capacité et tout temps et les voyageurs bénéficieront d'un moyen de transport plus confortable, plus sûr et moins cher.

De plus, sa réalisation améliorera les conditions de communication et d'investissement du plateau Qinghai-Tibet, stimulera l'exploitation des ressources naturelles et le développement rapide de l'économie du Tibet. Elle jouera également un rôle important dans le renforcement des liens entre le Tibet et l'arrière-pays de la Chine.



Les préparatifs

Déjà dans les années 1950, on a entamé des prospections pour la ligne de chemin de fer Qinghai-Tibet. Dans les années 1970, sur la base de topométrie aérienne et de prospections étendues, on a fait des études préliminaires et de détermination du parcours. En 1974, la première étape des travaux de la ligne de chemin de fer Qinghai-Tibet, le tronçon de 845 km entre Xining et Golmud fut mis en chantier et entra en service en 1984. Comme on manquait de financement et n'avait pas encore trouvé de solution à des problèmes comme le tj?le, la construction de la section entre Golmud et Lhassa, deuxième étape du projet, fut suspendue. Pourtant, le ministère des Chemins de fer n'a pas arrêté son étude d'une solution de passage par le haut plateau et par des terrains de tj?le.

Après avoir collecté quantité de données hydro-géologiques et économiques, le groupe de spécialistes a établi un projet réalisable.

Les conditions de mise en chantier sont remplies

Comme l'indique le premier ministre Zhu Rongji, le moment de démarrer la construction de la ligne de chemin de fer Qinghai-Tibet est venu, car, d'abord, après plus de vingt ans de réforme et d'ouverture, la Chine est prospère et possède suffisamment de ressources financières; puis, les études scientifiques et expérimentales constantes ont permis de trouver une solution au problème du tj?le.

En effet, le tj?le constitue le plus grand obstacle aux travaux. La future voie ferrée devra traverser une section de 550 km de tj?le. Pour y trouver une solution efficace, depuis les années 1960, les scientifiques chinois ont établi un terrain expérimental à 4 750 m d'altitude sur le plateau du Qinghai-Tibet, où ils ont mené de nombreux essais en ce qui concerne les chaussées, les arches des ponts, les bâtiments et les travaux d'alimentation en eau et de drainage, cumulant une riche expérience pour la mise en chantier du projet.

Cheng Guodong, académicien et directeur du Laboratoire national majeur d'ingénierie du tj?le dit: « Grâce aux efforts de plusieurs générations de scientifiques, nous avons maîtrisé toutes les techniques pour traiter les problèmes éventuels. En ce qui concerne le problème du tj?le, qui est le plus important, nous avons trouvé sa régularité et sa particularité tant du point de vue pratique que théorique. Au cours de ces dernières décennies, nous avons participé à la construction de la route et à l'installation du pipeline reliant le Qinghai au Tibet. La pratique a démontré que les techniques et mesures que nous avons adoptées sont applicables. »

Wu Ziwang, chercheur à l'Institut de recherche sur le travail dans les milieux froids et arides relevant de l'Académie des sciences de Chine, a consacré de nombreuses années à l'étude du tj?le. Il affirme que la ligne de chemin de fer ne subira pas de déformations évidentes d'ici cinquante ans.

L'écologie et la protection de l'environnement constituent des principes de l'étude de la ligne de chemin de fer Qinghai-Tibet, qui traversera les réserves naturelles de Hohxil, de la source commune du Yangtsé, du fleuve Jaune et du Lancang, et de Qiantang. Pour protéger la couverture végétale, on a décidé de recourir à l'échelonnement des travaux, pour transplanter les pelouses raclées dans les sections accomplies.

La réaction du peuple tibétain

Le président de la région autonome du Tibet, Legqog, dit: « La signification de la construction de la ligne de chemin de fer consiste à briser l'isolement du Tibet, considéré comme une des causes de son retard. Elle assurera dans une grande mesure le développement continu de la région. »

Losang Gyaincain, maire de Lhassa: « Nous espérons que le projet sera mis en chantier le plus tôt possible. Le Tibet est la seule région de Chine où il n'existe aucun chemin de fer. L'inaccessibilité est l'une des principales causes du retard économique du Tibet. »

« La voie ferrée apportera plus de concepts et de modes de vie modernes au Tibet. Mais nous garderons nos croyances religieuses. N'y a-t-il pas de nombreux individus qui pratiquent une religion dans les pays occidentaux où les sciences et techniques sont plus développées et les communications sont plus faciles? » ajoute Losang Gyaincain.

Le Bouddha vivant Yungzhoin Gawa ne croit pas non plus que la construction de la ligne de chemin de fer Qinghai-Tibet affectera le domaine religieux du Tibet.




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En février dernier, la nouvelle de ratification par le Conseil des affaires d'état de la construction de la ligne de chemin de fer reliant le Qinghai au Tibet a produit un vif écho à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Un des quatre grands projets de construction du Xe plan quinquennal (2001-05), cette voie ferrée activera la « terminaison nerveuse » du transport de marchandises en Chine. Elle permettra d'accélérer le développement économique de l'ouest, notamment du Tibet, sera bénéfique aux diverses ethnies vivant le long de son parcours et marquera le déblocage des régions de l'ouest.

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