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Mise à jour 14:09(GMT+8), 13/09/2001
ECONOMIE  

Feu vert donné aux investisseurs étrangers de pratiquer la fusion-acquisition en Chine

A la Ve Foire chinoise d'investissement et de commerce qui se tient à Amoy, on a appris deux bonnes nouvelles. La première, c'est que le feu vert a été donné aux entreprises étrangères pour qu'ils investissent des capitaux dans des PME chinoises sous forme de participation aux fonds, de prise de contrôle ou carrément de fusion-acquisition. La deuxième, c'est l'offre publique d'achat réalisée par la Société ABB pour l'acquisition de 80% des actions de l'Usine des équipements à commande électrique d'Amoy et pour la création d'une nouvelle société : Société des équipements à commande électrique d'Amoy (Sarl).

Dès le premier abord, on dirait qu'il ne s'agisse d'une coïncidence de pur hasard. Mais l'annonce de ces deux nouvelles a produit un écho retentissant, surtout quand on sait que les grandes sociétés multinationales auront désormais l'accès libre en Chine, puisqu'il leur sera permis d'investir des capitaux dans des entreprises chinoises sous forme de participation aux fonds, de prise de contrôle ou carrément de fusion-acquisition. Le mode d'introduction de capitaux étrangers par la Chine a donc évolué, en passant de l'étape de la coopération et de la création de joint ventures à celle de la fusion-acquisition et de l'offre publique d'achat.

Au cours des réunions qui se sont succédées ces jours-ci dans le cadre du Colloque sur la coopération et les investissements, des responsables chinois de services compétents ont fait savoir en termes explicites que, profitant de l'opportunité de l'admission à l'OMC, le gouvernement chinois entend porter l'utilisation de capitaux étrangers à un niveau supérieur, en cherchant à multiplier les formes de l'investissement étranger, citons notamment l'offre publique d'achat, la fusion-acquisition, l'investissement en titres et le lancement de fonds d'investissement.

Hu Jingyan, directeur du ministère du Commerce extérieur et de la Coopération économique, a indiqué que, dans les quelques années à venir, étant donné la restructuration industrielle qui s'est intervenue dans les pays développés par suite de la vague de fusions-acquisitions sur le plan international, la Chine devrait profiter de l'occasion pour promouvoir la coopération entre les entreprises publiques chinoises et les sociétés multinationales et favoriser la participation des capitaux étrangers à la réorganisation et à la restructuration des entreprises publiques chinoises, et cela dans l'intérêt des deux parties. Et il appartient au ministère du Commerce extérieur et de la Coopération d'organiser la réalisation de cette tâche importante A cet effet, les administrations gouvernementales envisagent d'élaborer un ensemble de programmes, ainsi que des règlements concernant la cession d'actions des entreprises publiques à des investisseurs étrangers.

Selon l'analyse des économistes présents au Colloque, cela signifie que la Chine a décidé d'intensifier l'introduction de capitaux étrangers sous forme de fusion-acquisition, afin d'accélérer la restructuration et la remise à niveau des industries nationales et de stimuler le développement économique du pays.

On sait que la Chine compte, à l'heure actuelle, un peu plus de 378 000 entreprises créées grâce à des investissements étrangers, que la valeur contractuelle de ces investissements s'est élevée à 700 milliards de USD, et les fonds réellement utilisés ont dépassé 370 milliards de USD. Cependant, 70% de ces capitaux ont été introduits en Chine sous forme de coopération, de création d'entreprises à capitaux mixtes ou à capitaux exclusivement étrangers. Et l'investissement de capitaux étrangers sous forme de participation, de prise de contrôle, de fusion-acquisition ne représente qu'un faible pourcentage.

Des experts soulignent que l'inadaptation du mode de financement des entreprises chinoises à la pratique internationale courante constitue l'une des raisons qui expliquent le ralentissement relatif intervenu ces dernières années dans l'introduction de capitaux étrangers en Chine.

Selon Edward Gresham, chercheur émérite de l'Institut de recherche économique internationale des Etats-Unis, il est possible que la fusion-acquisition et l'offre publique d'achat connaissent un certain ralentissement en Occident, mais cela ne signifie pas que c'est aussi le cas en Asie. Après avoir analysé la situation de l'investissement direct étranger en Chine, il a déclaré : "La Chine devra, à la prochaine étape, permettre à des investisseurs étrangers d'assurer la prise à charge d'un certain nombre d'entreprises publiques endettées."

Des observateurs chinois estiment que la Chine bénéficiera du soutien des investisseurs étrangers si elle effectue ce changement de cap dans le mode d'introduction des capitaux étrangers. Ces investisseurs vont tourner leurs regards vers l'Asie et la Chine, en vue de tenter leur chance dans des opérations de fusion-acquisition et d'offre publique d'achat. Ces opérations inciteront la Chine à affronter la concurrence internationale, à améliorer son système de marché, à rehausser le niveau de la gestion dans les entreprises et à revaloriser ses actifs immobilisés, et cela au profit de la Chine et des investisseurs étrangers.




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A la Ve Foire chinoise d'investissement et de commerce qui se tient à Amoy, on a appris deux bonnes nouvelles. La première, c'est que le feu vert a été donné aux entreprises étrangères pour qu'ils investissent des capitaux dans des PME chinoises sous forme de participation aux fonds, de prise de contrôle ou carrément de fusion-acquisition. La deuxième, c'est l'offre publique d'achat réalisée par la Société ABB pour l'acquisition de 80% des actions de l'Usine des équipements à commande électrique d'Amoy et pour la création d'une nouvelle société : Société des équipements à commande électrique d'Amoy (Sarl).

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