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France :Jack Lang donne le coup d'envoi de l'année Victor Hugo
 Le ministre de l'Education nationale, Jack Lang, a demandé que l'année Hugo commence lundi par la lecture dans toutes les classes d'un des textes de l'écrivain.
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Le ministre français de l'Education nationale, Jack Lang, a donné lundi 7 janvier le coup d'envoi des célébrations du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo en lisant devant des élèves d'un lycée parisien un poème de l'écrivain.
Selon l'AFP, M.Jack Lang a donné l'exemple puisqu'il avait demandé que l'année Hugo dans l'éducation commence par la lecture dans toutes les classes d'un de ses textes, choisis par enseignants et élèves. Il a choisi le lycée polyvalent (professionnel et technique) d'Alembert, à la porte de Pantin, pour y lire « Stella » , un poème de Hugo datant de 1853, écrit en exil à Jersey.
'J'ai élu cet hymne à la nature, à la lumière, à la liberté, cet extrait emblématique des « Châtiments », oeuvre à la fois militante et belle", a déclaré Jack Lang. D'autre part, il a souhaité aux élèves que Victor Hugo "illumine de toute sa richesse, de toute sa puissance à faire battre les coeurs" leur année scolaire.
« Notre éducation nationale doit beaucoup à Victor Hugo et le célébrera comme il se doit », avait-il ajouté en rappelant la déclaration de Hugo devant l'Assemblée nationale, le 15 janvier 1850, trente ans avant les lois Jules Ferry, où il se prononçait pour +l'instruction gratuite et obligatoire+ comme droit imprescriptible de l'enfant.
Jack Lang a également mis l'accent sur le côté engagé de l'écrivain. "Ses textes sont d'une actualité brûlante, qu'il parle du droit des enfants et de leur droit à l'instruction, du droit des femmes, de la nécessité de faire l'Europe --déjà-- ou encore de son combat contre la peine de mort, un combat que nous avons enfin gagné en France 150 ans plus tard, mais qui doit continuer.
Jack Lang était accompagné par Jean-Claude Penchenat, le directeur du théâtre du Campagnol, qui a animé lundi matin dans le lycée un travail sur Hugo avec les élèves et le professeur de français.
Les élèves de Pantin, qui ne connaissaient de Victor Hugo que « Les Misérables », grâce surtout à la comédie musicale, et dont certains n'avaient pas fait le rapport entre « Notre-Dame de Paris » et "Le bossu de Notre-Dame", ont lancé l'année Hugo et ses manifestations prévues jusqu'en juin.
Ils ont également prouvé qu'on pouvait être en première ligne sans figurer parmi les 312 écoles et la cinquantaine de lycées-collèges portant le nom de Victor Hugo.
Outre ce démarrage symbolique de l'année Victor Hugo, des manifestations sont prévues jusqu'en juin, mettant l'accent sur son oeuvre littéraire mais aussi ses combats politiques comme les droits de l'enfant, le vote des femmes, l'abolition de la peine de mort.
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