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Mise à jour 10:37(GMT+8), 17/03/2002
CHINE  

Rapport d'activités du gouvernement présenté par le Premier ministre chinois Zhu Rongji (III)

II. IL FAUT ACCELERER LE DEVELOPPEMENT DE L' AGRICULTURE ET DE L'ECONOMIE RURALE ET AUGMENTER PAR TOUS LES MOYENS LE REVENU DES PAYSANS

Développer les forces productives agricoles et augmenter le pouvoir d'achat des paysans est l'un des moyens importants dont nous disposons pour accroître la demande intérieure. C'est en outre une question qui touche au développement de l'économie nationale et à la stabilité sociale. Nous devrons faire du renforcement de l'agriculture et de l'augmentation des revenus des paysans une tâche prioritaire du travail économique. Ainsi l' accroissement des revenus des paysans et l'allégement de leurs charges seront des critères importants pour juger de l'essor de la production agricole et de la réussite de notre politique rurale.

L'augmentation des revenus des paysans dépend en dernière analyse de l'accélération de la restructuration de l'agriculture et de l'économie rurale, de l'exploitation industrielle de l' agriculture et de la conversion de l'agriculture traditionnelle à l'agriculture moderne. On s'attachera à généraliser les bonnes variétés sélectionnées et les techniques agronomiques avancées qui sont applicables dans nos campagnes et à accélérer l'exploitation de produits agricoles de qualité, spécialisés et respectueux de l' environnement. On veillera, tout en continuant à réajuster la structure interne de l'agriculture, à développer l'élevage et l' aquiculture. Il conviendra d'accélérer le réajustement et l' optimisation de la division du travail entre les régions en matière de production agricole, en tirant mieux partie des avantages comparés locaux. Les régions côtières et les banlieues des villes grandes et moyennes devront développer une agriculture hautement rentable. Les principales régions céréalières du Centre devront profiter de la demande accrue découlant de la transformation de certaines régions autrefois productrices en régions consommatrices de céréales, pour développer les produits céréaliers de qualité et élever le rendement global et la compétitivité de leur production. Les régions de l'Ouest devront développer l'agriculture spéciale, l'agriculture adaptée au climat sec et l'agriculture biologique. Nous nous efforcerons d'accroître les exportations de produits agricoles. Il faudra populariser "les combinaisons des sociétés et des foyers paysans", "l'agriculture sur commande" et d'autres types d'exploitation afin de créer progressivement une nouvelle forme d'exploitation combinant la production, la transformation et la vente des produits agricoles. On accélérera la formation d'entreprises pilotes dont l'activité influe sur de multiples secteurs et qui jouent un rôle de locomotive dans leur propre branche. Il faudra approfondir la réforme de la recherche agronomique, favoriser la généralisation des résultats de la recherche, et promouvoir la synergie de l' agriculture, de la recherche scientifique et de l'enseignement, c' est-à-dire celle de l'exploitation agricole, de l'établissement universitaire et de l'institut de recherche. Nous poursuivrons la mise en oeuvre du "Projet Etincelle" et activerons l'application des résultats de la recherche agronomique dans la production. Le réajustement de la structure agricole devra se faire sans aucun autoritarisme : on tiendra compte des besoins du marché et des conditions locales, et on respectera la volonté des paysans. Afin de créer un environnement favorable au marché, les diverses instances locales devront planifier soigneusement leur tâche, augmenter leurs investissements dans les nouvelles techniques, améliorer leurs services, définir des normes de qualité pour les produits agricoles, établir un dispositif de certification, de supervision et de quarantaine, et créer un système de diffusion des informations concernant le marché.

Il faudra en outre, pour augmenter rapidement le revenu des paysans dans de fortes proportions, mener à bien les tâches suivantes :

Premièrement, augmenter l'ampleur de la reforestation dans les zones cultivées abusivement. Les essais faits depuis plus de deux ans montrent que la reconversion de terres cultivées en forêts, en herbages ou en lacs dans certaines régions du Centre- Ouest est extrêmement utile à l'amélioration des écosystèmes et à la restructuration agricole, et contribue à augmenter le revenu des paysans. Vu l'abondance des céréales et des autres produits agricoles qui règne actuellement, le moment est venu d'accélérer la reforestation. Cette année, on continuera à élargir les superficies destinées au reboisement, à mettre en jachère des pâturages, à accélérer, là où les conditions le permettent, le reboisement des montagnes et des terres incultes. On tiendra toujours compte des conditions locales en évitant de donner des directives uniformes, on sera scrupuleux dans la mise en oeuvre de touts les projets de reboisement, et on perfectionnera les mesures d'accompagnement. Il faut s'efforcer de cultiver des plants de bonne qualité et en garantir l' approvisionnement. Bref, on fera tout le nécessaire pour assurer la qualité des reboisements. Que l'on reboise ou que l'on protège les forêts naturelles, il faudra veiller à développer des industries de remplacement, en vue de garantir à long terme le revenu des populations concernées et les recettes des instances locales. Enfin, on se hâtera d'élaborer une législation complète sur la reconstitution des forêts.

Deuxièmement, approfondir la réforme de l'imposition dans les régions rurales et celle du système de commercialisation des céréales et du coton. La première réforme est essentielle à l' allégement des charges qui pèsent sur les paysans. On étendra cette année le champ des essais principalement aux provinces céréalières et aux grandes provinces agricoles du Centre. Les autres provinces, régions autonomes et municipalités relevant directement de l'autorité centrale poursuivront les expériences en cours dans les villes et les districts sélectionnés. La réforme sera épaulée à la fois par les finances centrales, qui dégageront des fonds dans le cadre du budget, et par les finances locales, qui feront de même. En outre, il faudra mener à bien les réformes institutionnelles nécessaires au niveau des cantons et des bourgs, sans oublier les réformes concernant l'enseignement rural, le système financier des districts et des cantons et les autres réformes d'accompagnement. La réforme fiscale dans les régions rurales visera non seulement à alléger sensiblement les charges des paysans, mais également à assurer le financement des gouvernements ruraux et le développement des régions rurales, surtout en ce qui concerne la généralisation de l'enseignement obligatoire. Là où une telle réforme n'a pas encore été engagée, il faudra toujours, conformément aux prescriptions de l'autorité centrale, faire tout le nécessaire pour soustraire les paysans à des charges excessives. Les autorités locales devront, une à une, éliminer la perception abusive de frais dans l'éducation rurale, dans la tarification du courant électrique et dans la construction des logements. Les mesures d'approfondissement de la réforme du système de commercialisation céréalière devront être appliquées à la lettre, et la réforme des entreprises publiques d'achat et de vente de céréales devra être engagée énergiquement. En outre, on améliorera et renforcera le contrôle du marché des céréales et on favorisera l'établissement d'un partenariat à long terme entre les principales régions de commercialisation et les régions productrices de céréales. Enfin, il faudra accomplir la réforme visant à adapter l'achat et la vente du coton au marché, de manière à assurer la production cotonnière et la stabilité du marché.

Troisièmement, multiplier les moyens d'accroître le revenu des paysans. En donnant la priorité à l'industrie de transformation des produits agricoles et aux services ruraux, on accélérera le développement des secteurs secondaire et tertiaire dans les régions rurales. Les entreprises rurales seront encouragées à accélérer les restructurations, les progrès technologiques et les innovations de système, en vue d'élever leur niveau de développement. L'élargissement des contacts économiques entre villes et régions rurales contribuera à faire progresser notablement le revenu paysan. Les autorités locales devront, en supprimant les restrictions et les facturations injustifiées, s' efforcer de faciliter le travail et le commerce des paysans dans les villes, et défendre réellement leurs droits et leurs intérêts légitimes ; elles devront en même temps intensifier les contrôles et les mesures d'orientation à leur égard. Enfin, afin d'orienter la main-d'oeuvre excédentaire vers les secteurs non agricoles, l' urbanisation sera accomplie avec énergie et prudence.

Quatrièmement, renforcer le soutien accordé à l'agriculture. On s'efforcera de défendre les intérêts du paysan par des mesures conformes aux règles de l'OMC. Pour améliorer les conditions de production et de vie ainsi que l'état de l'environnement, on accroîtra les investissements dans l'agriculture et les infrastructures rurales, en mettant l'accent sur les systèmes d' irrigation à faible consommation d'eau, les installations d' approvisionnement en eau potable pour les hommes et les bêtes, les puits générateurs de méthane, les centrales hydrauliques, les routes et les chemins vicinaux, les clôtures des pâturages et d' autres infrastructures. De plus, on accordera un soutien accru à l' agronomie, à la vulgarisation scientifique, à la prévention et au traitement des maladies végétales et à l'élimination des insectes nuisibles, aux consultations et aux cours de formation pour les paysans. Les grandes régions céréalières, surtout, recevront un soutien plus important. Les banques amélioreront leurs services dans le secteur agricole et l'on approfondira la réforme des coopératives rurales de crédit. Pour venir à bout de la pauvreté dans les régions rurales, on s'efforcera d'apprendre aux habitants à mieux tirer parti des ressources locales ou de les employer sur des chantiers publics et de trouver de nouvelles sources de financement pour les fonds d'assistance. Par ailleurs, les régions sinistrées et les régions les plus déshéritées bénéficieront d'une exonération des impôts agricoles et des taxes sur l'élevage. Il faudra aider les ménages démunis, les militaires invalides et les familles de militaires et de martyrs révolutionnaires habitant dans les zones rurales à surmonter leurs difficultés matérielles.






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