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France : 90 000 manifestants dans les rues contre l'extrême droite
 France : 90 000 manifestants dans les rues contre l'extrême droite
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Près de 90.000 personnes, essentiellement des jeunes, ont manifesté mardi 23 dans les rues des villes de France pour marquer leur opposition à l'extrême droite dont le chef de file Jean-Marie Le Pen affrontera Jacques Chirac au second tour de l'élection présidentielle.
Et La veille, quelque 100.000 personnes avaient déjà manifesté dans les villes du pays.
Dans toutes les régions, même celles où l'extrême droite a obtenu un bon résultat, dans les petites, moyennes ou grandes villes, des jeunes, collégiens, lycéens du privé comme du public et étudiants ont défilé pour montrer leur colère ou leur inquiétude.
Partout des slogans ont rythmé des manifestations spontanées. "F comme fasciste, N comme nazi, à bas, à bas le Front national !" "Les rêves de Le Pen sont nos cauchemars" à Mayenne.
Dans la plupart des villes, de gros rassemblements ont réuni des lycéens et des étudiants dans la matinée et l'après-midi. A partir de 18h30-19h, de nouvelles manifestations, comme à Brest, Rennes, Bayonne ou Paris ont rassemblé des gens de tous âges, voire des personnes âgées.
A Lyon, le plus gros cortège a rassemblé 5 à 6.000 manifestants en début d'après-midi. Quelque 5.000 personnes se sont réunies au Havre (Seine-Maritime) et entre 4.500 à 5.000 au Mans (Sarthe), dans un département qui s'est fortement prononcé en faveur du candidat du Front national dimanche.
Quelque 4.000 manifestants ont battu le pavé à La Rochelle et autant à Brest (Finistère), entre 3.500 et 4.000 à Nîmes (Gard) et entre 3.000 et 3.500 à Rennes, Quimper et Amiens, 3.000 à Tours 2.500 à Caen, 2.000 à Rodez, La Roche-sur-Yon, Vannes, Lorient (Morbihan), Rouen et Angoulême, 1.800 à Paris, 1.500 à Orléans et Nantes.
Plusieurs centaines de manifestants ont également protesté dans de petites villes. Des centaines de manifestants étaient en outre rassemblés dans la soirée sur la Place de la Bastille à Paris.
La mobilisation contre l'extrême droite, encore spontanée et essentiellement menée par des jeunes, parfois pas encore en âge de voter, a été marquée mardi par la multiplication des appels à des rassemblements quotidiens jusqu'au 5 mai, la plupart du temps en fin d'après-midi devant un point de rencontre unique, voire à des journées "lycée mort" comme il est prévu jeudi à Laval.
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