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Mise à jour 14:23(GMT+8), 22/08/2002
MONDE  

Johannesburg/Sommet de la Terre: les ONG déçues par l'absence annoncée de Bush

L'absence annoncée du président américain W. Bush au Sommet de la Terre provoque la colère des militants présents à Johannesburg qui continuent de préparer leur "contre sommet " en différents points de la ville et du pays sans rien encore révéler de leurs plans.

Plusieurs centaines de policiers, à cheval, en moto ou en voitures blindées, patrouillent discrètement depuis le début de la semaine les rues de Johannesburg et de sa banlieue pour éviter tout débordement des militants et assurer la sécurité des quelque 50.000 délégués attendus.

Depuis mardi, le village Ubuntu ("Humanité" en zoulou) tient porte ouverte après une inauguration sous haute surveillance, mais dans une ambiance festive, par le président Thabo Mbeki qui a souhaité publiquement que le sommet donne des résultats concrets pour la protection de la planète.

"Mais je ne pense pas que le sommet aura le même effet sans le président Bush. C'est lui qui commande, c'est lui qui a l'argent", a commenté depuis Genève Gordon Shepherd, directeur pour la politique internationale du Fonds mondial pour la nature (WWF). Shepherd a estimé que "le président Bush aurait eu un plus grand impact" au Sommet que le secrétaire d'Etat Colin Powell, qui le représentera.

Mercredi les délégués d'Organisations non gouvernementales (ONG) venant du monde entier continuent de converger sur le Nasrec, un grand centre d'exposition du sud-ouest de Johannesburg où se déroulent la plupart des manifestations du contre-sommet des ONG et où, depuis lundi, les différentes organisations installent stands, salles de conférence et panneaux publicitaires.

A Kimberley, à 500 kilomètres au sud-ouest de Johannesburg, quelque 200 représentants de quelque 5.000 peuples indigènes du monde se réunissent à partir de mercredi pour définir et revendiquer leur place au coeur d'un développement durable.

Les débats de Kimberley, qui doivent durer jusqu'à la veille du sommet de la Terre (26 août - 4 septembre), visent à établir un plan de priorités et partenariats, couvrant le droit au sol, la participation à la gouvernance, la protection du savoir et de l'habitat naturel des peuples indigènes.

A Johannesburg mercredi, se tiendra aussi une conférence de presse sur les problèmes qui se posent à la planète pour son approvisionnement en eau potable, l'un des grands thèmes que doivent aborder les chefs d'Etat et de gouvernement lors du Sommet.




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