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Beijing : Exposition «Le Nouvel An chinois» au Musée de la Révolution
 Exposition «Le Nouvel An chinois» au Musée de la Révolution
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Pour marquer le « Chunjie »-Fête du Printemps qui, variable, tombera au ler février de cette année, le vernissage d'une exposition pour thème « Comment les Chinois passent le Nouvel An depuis l'antiquité » s'ouvre au public dès le 24 janvier au Musée de la Révolution situé à l'est de la Place Tian'anmen de Beijing.
C'est la première expo d'envergure sur un tel sujet qui durera jusqu'au 26 février ; elle se divise en 6 grandes parties à savoir:
Les Origines et historique du Chunjie ; (2) Les Traditions et coutumes folkloriques de notre Nouvel An ; (3) La Culture de la gastronomie ; (4) Les Décorations et habitudes populaires ; (5) Les costumes des ethnies ; (6) Les divertissements et objets d'art.
Au dire de Mme Xia Yanyue, présidente du Musée, on y présente quelques 200 photos magnifiques reflétant diverses scènes de la Fête et 300 objets rares et articles précieux dont une partie de précieux objets du Musée de la Cité interdite, de ceux de l'Histoire chinoise et de la Révolution et de la Capitale qui s'exposent au public pour la première fois. Les visiteurs peuvent admirer tels que des livres anciens concernés depuis la Dynastie des Song (960-1279), des costumes et ustensiles de sacrifices de la dernière Dynastie des Qing (1616-1911).
Le plus extraordinaire, les visiteurs peuvent admirer particulièrement une calligraphie de l'empereur Qianlong sur la fête du printemps : « Trois moutons assurent la paix » ; un tableau montrant la scène où l'Empereur Qianlong passa le Nouvel An chinois, une fameuse peinture réalisée en 1746 par trois artistes dont le jésuite italien Joseph Castiglione. Un tel tableau est sorti pour la première fois du Palais impérial à l'intention du public.
De plus, c'est aussi la première fois que s'exposent publiquement des récipients de sacrifices utilisés du règne de Kangxi (1861-1722) à celui de Guangxu (1875-1909), des étrennes des douze signes d'animaux et des estampes aux esprits gardiens de la porte dans la cour impériale etc.
En outre, parmi les ustensiles de sacrifices populaires, on remarque notamment porcelaines céladons, tableaux des esprits gardiens de la porte, tablettes du Génie du foyer et de Dieu de la Fortune, j'en passe.
On trouve aussi de belles estampes de valeurs rares dans quatre célèbres cités aux styles différents : de Yangliuqing (Tianjin) dont « Les cinq garçons arrachent le lotus » ; de Weifang (Shandong) dont «Passons le Nouvel An» ; de Taohuawu (Jiangsu) et Mianyang (Sichuan) et celle «La licorne rend le fils » du Musée de la Capitale, sans mentionner celles dont « Militaires et civils en action commune » et « Tissons des étoffes pour soutenir la Résistance » réalisées par les artistes de l'Institut Lu Xun à Yan'an, haut lieu de la révolution, pendant la grande Guerre du peuple chinois contre l'agression japonaise de 1937-1945.
Et encore des serf-volants Ha de Beijing et ceux du roi de Weifang ; énormes tarares à 26 roues, figurines en farine, ainsi que des vidéos et documentations notamment sur les marionnettes à fil de Quanzhou (ville côtière au Fujian).
Par ailleurs, une salle est spécialement consacrée aux papiers découpés en décoration des fenêtres, aux sentences parallèles encadrant les portes, aux esprits gardiens de la porte dont on colle les images sur les panneaux, ainsi qu'au caractère à sens « Bonheur » qu'on colle sur les portes et volets ou murs.
On y installe aussi des salles d'interactions où les visiteurs peuvent se mêler aux activités dont la préparation des noeux chinois, l'impression des estampes du Nouvel An dont Yangliuqing de Tianjin, devinettes, papier découpé, etc.; ils ont le plaisir d'observer les démonstrations données par des artisans venus d'autres provinces.
Et le 28 février, il y aura une représentation de danses aux lions sur la place devant le Musée de la Révolution.
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