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Saint-Pétersbourg : Sommet Chirac-Poutine-Schroeder en fin de semaine pour le rôle de l'ONU en Irak
La France, l'Allemagne et la Russie ont rendez-vous au sommet ce vendredi et samedi à Saint-Pétersbourg en présence des trois présidents : Vladimir Poutine, Jacques Chirac et Gerhard Schroeder.
Le secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Annan, qui avait accepté d'assister à la réunion, a finalement annulé son voyage mardi. Il devrait en revanche assister au sommet de l'Union européenne la semaine prochaine.
« Je suis invité avec le Chancelier Schroeder par le président Poutine pour faire un tour d'horizon de la situation en Irak », a expliqué Jacques Chirac lors d'un point de presse à l'issue d'un entretien à l'Elysée avec le Haut-Commissaire pour les réfugiés de l'ONU, Ruud Lubbers. Ce sera aussi "l'occasion d'évoquer les suites du conflit en Irak", a-t-il précisé.
« Avant même la fin des opérations militaires, il est temps de commencer dès maintenant à préparer les conditions d'un avenir meilleur pour les Irakiens », a estimé le président Chirac et d'ajouter : Il faut créer au plus vite les conditions qui permettront aux Irakiens de recouvrer leur pleine souveraineté et de prendre en main leur destin.
« Nous ne sommes plus à une époque où un ou deux pays pouvaient assumer le sort d'un autre pays. Par conséquent, il appartient à l'Organisation des Nations-Unies, et à elle seule, d'assumer la reconstruction politique, économique, humanitaire et administrative de l'Irak », après une phase nécessaire de sécurisation.
Le président français a également appelé les "belligérants" à créer les "conditions nécessaires" pour l'apport de l'aide humanitaire en faveur de la population irakienne. .
Dès lors, « mon souci aujourd'hui, prioritaire, absolu, c'est de créer les conditions nécessaires pour soulager ces misères et apporter l'aide humanitaire qui s'impose ».
M. Chirac a d'ailleurs annoncé que la France débloquait "immédiatement" un million d'euros pour soutenir l'action du HCR (Haut-Commissariat pour les réfugiés) en Irak.
D'après M. Lubbers, le HCR dont les préparatifs se basent sur une évaluation de 600.000 réfugiés possibles, souligne qu'il est trop tôt pour écarter tout risque majeur et que d'importants mouvements de populations déplacées se sont produits à l'intérieur du territoire irakien.
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