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La presse mozambicaine condamne les attaques américaines contre des journalistes à Bagdad
Les journalistes du Mozambique ont condamné mardi les attaques perpétrées mardi matin par les forces américaines contre des journalistes étrangers en mission à Bagdad.
Le secrétaire général de l'Union des journalistes mozambicains (UJM), Hilario Matusse, a précisé que son organisation condamnait énergiquement de telles attaques, qu'elle considérait comme étant une "entrave à la liberté de la presse, à la démocratie et aux droits de l'Homme".
Salomao Moyana, chef de la branche mozambicaine de l'Institut des médias de l'Afrique australe (MISA), a déclaré de son côté que "les Etats-Unis ne veulent pas simplement renverser Saddam Hussein, mais aussi museler les informations indépendantes".
Peu avant de lancer ses frappes contre Bagdad, l'administration américaine avait demandé aux journalistes de quitter la capitale irakienne, arguant que Saddam Hussein pourrait prendre en otage des journalistes étrangers, a noté M. Moyana, avant de souligner que "si les journalistes étrangers avaient quitté Badgad, ils n'auraient pas pu rapporter la vérité".
"Il s'agit d'un dangereux précédent", a-t-il martelé.
Trois journalistes ont été tués mardi à Bagdad dans la guerre américano-britannique contre l'Irak.
Le caméraman de Reuters Taras Protsyuk, 35 ans, a péri lorsqu'un tank américain a tiré sur l' hôtel où il était en train de travailler.
Jose Couso, 37 ans, lui aussi photographe travaillant pour la chaîne 5 de la télévision espagnole, a été grièvement blessé avant de succomber dans un hôpital.
Un autre photographe de la chaîne de télévision qatariote Al- Jazira, Tarek Ayoub, a été tué par une bombe larguée par les forces aériennes américaines sur le bureau de cette station de télévision dans la capitale irakienne.
Trois membres de l'équipe de reportage de l'agence Reuters à Bagdad ont été blessés mardi par un obus tiré d'un tank sur l'hôtel Palestine.
(Xinhua)
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