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Le trio antiguerre appelle à un rôle clef de l'Onu dans l'Irak de l'après-guerre
L'Allemagne, la France et la Russie ont exprimé clairement mardi leur volonté de faire des Nations unies le principal parrain des efforts pour la reconstruction de l'Irak de l'après-guerre.
Réagissant avec prudence à la déclaration conjointe du président américain George W. Bush et du Premier ministre britannique Tony Blair, favorable à un rôle vital des Nations unies en Irak après le conflit, le chancelier allemand Gerhard Schroeder a indiqué mardi que l'Onu devrait jouer un "rôle central " dans la période suivant la fin de la guerre en Irak, les Nations unies ayant la légitimité pour prendre la tête de la reconstruction en Irak et une grande expérience dans l'organisation de l'aide humanitaire.
Même son de cloche chez le président français Jacques Chirac qui, en réponse à la déclaration ambiguë américano-britannique, a souligné mardi que les Nations unies devraient jouer un "rôle central" pour veiller à la reconstruction économique et politique de l'Irak à la fin des hostilités.
De son côté, le gouvernement russe a publié mardi un communiqué précisant que le président Vladimir Poutine avait rencontré ses homologues allemand et français à St. Petersbourg, la seconde grande ville russe, vendredi et samedi derniers, au sujet du rôle que devront jouer les Nations unies dans la reconstruction de l'Irak et de la coordination des positions du trio antiguerre.
Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a décidé mardi d'annuler son voyage dans quatre pays européens (Grande- Bretagne, France, Allemagne et Russie) pour discuter du rôle de l'Onu en Irak après la guerre, puisqu'il doit participer au sommet de l'Union européenne à Athènes, le 17 avril, à l'invitation de la Grèce, qui assure actuellement la présidence tournante de l'UE, selon un porte-parole onusien.
(Xinhua)
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