Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
FrançaisMise à jour 26.07.2010 11h19
Note sur l'économie Marocaine

L'économie marocaine a été caractérisée durant les dix dernières années par un changement notable de sa taille et une accélération de sa cadence. Cette transformation remarquable est illustrée par la croissance impressionnante de la Bourse de Casablanca, durant cette période (quadruplement de la capitalisation boursière) et des dépôts et des crédits du système bancaire.

En effet, après 12 années (1981-1993) de mesures draconiennes visant le rétablissement des grands équilibres macro-économiques dans le cadre du Programme d'Ajustement Structurel (PAS) préconisé par le Fonds Monétaire International (FMI), le Maroc s'est installé, très rapidement, sur un palier de croissance (hors agriculture) à 6% environ, contre 3% auparavant.

Cette décennie a été, également, marquée par l'adoption de plusieurs visions stratégiques portant sur la mise en œuvre de plans de développement sectoriels (Vision 2020 et Plan Azur pour le Tourisme, Plans Emergence I et II pour l'Industrie, Maroc Vert pour l'Agriculture, Maroc Numérique 2013 pour les NTIC, Plan Halieutis pour les pêches maritimes, Habitat 2012, etc), ayant permis une hiérarchisation des priorités et une canalisation de l'investissement vers les secteurs jugés stratégiques.

Sur un autre plan, après la signature en 1995 des accords de démantèlement douanier avec l'Union Européenne (Accord d'Association), le Maroc a, au cours de ladite décennie, renforcé son ouverture économique sur l'extérieur et son positionnement géoéconomique par la conclusion de plusieurs accords de libre échange (UE, Etats-Unis d'Amérique, Turquie, Association Européenne de Libre Echange (AELE), Tunisie, Egypte et Jordanie), au même titre que d'accords privilégiés et préférentiels avec les pays de l'Afrique de l'Ouest (CDEAO).

La signature de ses accords a, en plus de l'obtention du Statut Avancé que lui a accordé l'Union Européenne, permis au Maroc de se positionner en tant que base de production industrielle compétitive, connectée à plus d'un milliard de consommateurs et intégrée au processus de mondialisation.

En plus des multiples réformes de structures ayant, également, marquée cette décennie (nouveaux modes de gouvernance, partenariat entre les secteurs public et privé, régionalisation, assainissement du climat des affaires etc...) le Gouvernement Marocain s'est résolument lancé dans une entreprise dynamique d‘investissements publics dans de nombreux domaines ayant été concrétisée par la réalisation de grands travaux d'infrastructures et d'aménagement du territoire et de lancement de mégaprojets (autoroutes, aéroports, ports, centrales solaires, parcs éoliens, ligne de train à grande vitesse, nouvelles stations touristiques, nouvelles zones industrielles, ville nouvelles etc...).

Ces chantiers structurants ont pour objectif de doter le Maroc d'infrastructures modernes et de capacités logistiques à la mesure de ses plans stratégiques de développement sectoriel.

Ainsi, pour la période 2008-2012, l'enveloppe budgétaire se rapportant au plan d'action d'investissement en matière d'infrastructures de communication (ferroviaires, routières, autoroutières, portuaires, aéroportuaires...) s'élève à 120 milliards DH (13,6 milliards $US), soit le double du volume réalisé durant le quinquennat passé (2002/2007).

Dans le domaine de l'habitat, le plan d'action 2008-2012, vise l'accélération de la cadence en matière de production annuelle de l'habitat social pour atteindre la production de 150 000 unités/an à l'horizon 2012. L'objectif étant d'accroître le rythme de la production immobilière tout en diversifiant l'offre.

Le secteur du tourisme n'est pas en reste de cette politique volontariste prônée par l'Etat Marocain. Le plan de développement de ce secteur décliné dans la vision 2020 et le Plan Azur prévoit la création de 6 nouvelles stations balnéaires. Au cours de l'année 2009, outre la signature des conventions relatives à l'aménagement de deux stations touristiques au Sud du Maroc et aux programmes de développement touristique de certaines villes, les travaux de construction de plusieurs autres stations touristiques ont été lancés, en même temps que la promotion des nouvelles stations balnéaires prévues par le Plan Azur.

S'agissant du secteur manufacturier, le contrat programme 2009-2015 pour l'émergence industrielle porte sur l'ouverture de grands chantiers (Plateformes industrielles intégrées, formation, cadre juridique des affaires. etc..) et sur 12,4 milliards DH (soit 1,4 milliards $US) débloqués pour leur mise en ouvre.

Cette vision s'articule autour d'axes complémentaires à savoir le développement des sept métiers mondiaux du Maroc tels qu'ils ont été définis par le Plan Emergence, en l'occurrence l'offshoring, l'aéronautique, l'automobile, l'électronique, le textile, l'agroalimentaire et l'industrie de transformation des produits de la pêche , le développement industriel par l'amélioration de la compétitivité du tissu industriel existant et la formation dans le cadre d'un partenariat public-privé, en vue d'une meilleure adéquation entre la formation et l'emploi. La création d'instituts spécialisés, dont les deux premiers sont ceux des métiers de l'automobile et de l'aéronautique, s'inscrit dans ce cadre.

Dans le domaine des énergies renouvelables, le Maroc ayant une position stratégique au cœur d'un carrefour énergétique, pour devenir une plate-forme énergétique mondiale en matière des échanges électriques sur le plan du pourtour méditerranéen, est engagé dans un ambitieux projet d'installation d'ici 2020, de 2000 MW d'énergie solaire, 2000 MW d'énergie éolienne et 2000 MW d'énergie hydroélectrique. Les coûts des mégaprojets se rapportant au solaire et a l'éolien sont estimés respectivement à 72 et à 31,5 milliards de DH (soit 8,18 et 3,57 milliards $US).

Les centrales fonctionnant avec ces formes d'énergie représenteront, à l'horizon 2020, 42% de la capacité électrique totale installée. Le solaire, l'éolien et l'hydraulique occuperont chacun 14%, à cette date. Ainsi, la puissance électrique installée sera triplée en 2020 par rapport à son niveau actuel pour accompagner la croissance des besoins en énergie à un rythme soutenu annuel de 5% en moyenne.

Par ailleurs, le positionnement international du Maroc a été conforté par le relèvement par le cabinet international de la gestion des finances publiques, "Standard & Poor's Ratings Services " (S&P) des notes à long et court termes du Maroc, de la dette en devise et de la dette en monnaie locale. Ainsi, le Maroc a accédé à la catégorie, très prisée, appelée "Investment grade", dans l'échelle de notation de S&P.

Il y a lieu de signaler que le Maroc avait déjà accédé à la catégorie "investment grade" dans le système de notation de l'agence "Fitch Ratings" depuis 2007, une notation confirmée en octobre 2009.

Cette progression s'explique par les progrès enregistrés par le Royaume dans de nombreux domaines et par la réduction de son endettement et la modernisation de son économie sur ces dix dernières années.

Enfin, il sied de noter que la politique économique des Pouvoirs Publics Marocains a permis à l'économie Marocaine, grâce aux multiples actions de mise à niveau sectorielles, de réformes de structures et de réalisation de grands projets structurants de résister aux rebondissements malveillants de la crise financière mondiale.

En effet, l'économie marocaine avec une croissance moyenne annuelle de 5 % est l'une des rares dans la Région méditerranéenne, qui a fait preuve, dans un contexte de crise internationale, d'une résilience avérée par rapport a la crise.

Plusieurs facteurs ont permis d'amortir la crise internationale notamment un cadre économique sain avec des équilibres macro-économiques fondamentaux renforcés, un déficit qui tourne autour de 3%, une inflation maintenue autour de 2%, un solde courant de la balance des paiements excédentaire et des réserves de changes consolidées.

Les effets de la crise ont également été atténués par la solidité du système bancaire et financier national qui peut être qualifié de benchmark de la région MENA.

Source: L'Ambassade du Maroc en Chine

Articles pertinents
Commentaire
L'économie marocaine a été caractérisée durant les dix dernières années par un changement ...
j'aime le maroc et je le souhait le bonheur et prospérité
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
La Chine reconnaît le CNT libyen comme l'autorité au pouvoir et le représentant du peuple libyen
Le Yuan est utile pour les transactions commerciales à l'étranger
Comment les Etats-Unis commémoreront-ils les attentats du 11 septembre ?
Il faut combattre les causes du terrorisme