La Chine et la Russie ont mis leur veto, samedi, au projet de résolution sur le problème syrien, présenté par le Maroc et élaboré conjointement par l'Occident et des pays arabes concernés. L'envoyé spécial chinois chargé des affaires du Moyen Orient, Wu Sike, a expliqué que la Chine a mis son veto pour défendre les intérêts fondamentaux de la Syrie et de son peuple, en tenant compte de la réalité syrienne.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et le chef des services de renseignement extérieurs, Mikhaïl Fradkov, devront aller mardi à Damas pour rencontrer le président syrien Bachar Al-Assad. Samedi, la Russie et la Chine ont mis leur veto à un projet de résolution contre la Syrie. C'était la deuxième fois que la Chine mettait son veto, le premier veto remontant au 4 octobre dernier. La Chine et la Russie ont mis leur veto au projet de résolution présenté par la France, la Grande-Bretagne et d'autres pays de l'UE au Conseil de sécurité de l'ONU. À cet égard, l'édition d'outre-mer du Quotidien du Peuple a publié un éditorial spécial, disant que la Chine et la Russie avaient fourni une issue de secours pour résoudre la question syrienne.
La Chine envisage d'envoyer prochainement des membres du personnel diplomatique dans certains pays du Moyen-Orient et continuera de jouer un rôle constructif en favorisant le règlement politique de la question syrienne, a indiqué mardi Liu Weimin, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
La Russie et la Chine ont mis samedi leur veto à une résolution présentée par des pays européens et arabes sur la Syrie soutenant un plan de la Ligue arabe demandant le changement de régime en Syrie, pour la deuxième fois depuis octobre 2011.
La Chine a exprimé samedi ses regrets que les changemens raisonnables proposés par la Russie à un projet de résolution sur la Syrie n'ont pas été pris en compte.
La Chine va continuer à jouer un rôle positif dans la résolution appropriée de la question syrienne, a déclaré lundi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Liu Weimin, après que le pays eut opposé son veto à un projet de résolution de l'Onu sur la Syrie.