Le Comité international de la Croix- Rouge (CICR) a réclamé à maintes reprises aux autorités américaines que des mesures soient prises à la prison d'Abou Ghraib en faveur des prisonniers irakiens, a annoncé jeudi à Genève le CICR.
Le CICR avait pu avoir accès à toutes les parties de la prison d'Abou Ghraib, y compris au bloc A-1 où des sévices ont été exercés,a indiqué la porte-parole du CICR, Antonella Notari. "Lors des entretiens privés avec les prisonniers, on ne les interroge pas seulement sur leur situation personnelle, mais aussi sur ce qui se passe dans l'ensemble de la prison", a-t-elle ajouté.
De façon générale, le CICR n'exclut pas de rendre publiques ses constatations sur le traitement des prisonniers "si nous avons l'impression d'avoir épuisé nos démarches, qu'elles ne sont pas suivies d'effet et que cela peut être dans l'intérêt des prisonniers", a indiqué la porte-parole.
Pour le CICR, il reste fondamental de maintenir la confidentialité des enquêtes sur les prisons, afin de préserver l'accès de l'organisation aux prisonniers partout dans le monde. La porte-parole a catégoriquement rejeté la proposition du général américain Geoffrey Miller, responsable des prisons de la coalition en Irak, d'accorder au CICR une présence permanente à Abou Ghraib.
(xinhua)