Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a défendu mardi la gestion par le Pentagone du scandale des détenus irakiens ayant subi des sévices infligés par des soldats américains, affirmant que c'était l'armée et non les médias, qui avait découvert et signalé les violations. Quand le scandale des détenus en Irak a été découvert, l'armée a "agi de manière responsable et a dit au monde qu'il y avait des accusations et allégations de sévices", a précisé M. Rumsfeld lors d'une rencontre au Pentagone avec des militaires et civils. "L'armée, et non les médias, a découvert des sévices.
L'armée a signalé ces sévices, et non les médias", a souligné le secrétaire américain à la Défense. Il a nié qu'il y ait au Pentagone une "culture de tromperie, d'intimidation ou de dissimulation". "Ceux qui font des allégations sur une culture de tromperie, d'intimidation ou de dissimulation doivent faire extrémement attention à de telles accusations", a poursuivi M. Rumsfeld. Le secrétaire à la Défense, accusé d'avoir attendu trop longtemps pour informer le président et le congrès américain du scandale des détenus irakiens, a été appelé à démissionner par des démocrates.
Il bénéficie cependant d'un fort soutien du président Bush qui est allé lundi au Pentagone pour affirmer que Rumsfeld " faisait du bon travail". "Vous êtes un secrétaire à la Défense puissant et notre pays doit vous être reconnaissant", a déclaré le président Bush à la suite d'un exposé sur l'Irak fait par Rumsfeld et de hauts responsables militaires.
(Xinhua)