Le Premier ministre britannique Tony Blair a admis mercredi que les allégations de sévices infligés à des prisonniers irakiens par des soldats américains et britanniques ont causé des dommages immenses.
Confronté à des accusations selon lesquelles l'un des ministres de son gouvernement aurait trompé le parlement au sujet des abus de prisonniers irakiens par des soldats britanniques, M. Blair a indiqué aux députés qu'il admettait que "les évènements des derniers jours ont causé des dommages immenses" et que "tout sévice infligé par des forces de la coalition est complètement inacceptable".
Toutefois, lors de son allocution devant la Chambre des Communes, chambre basse du parlement, M. Blair a rejeté les allégations selon lesquelles ses ministres auraient dissimulé des informations sur les mauvais traitements de prisonniers par des troupes britanniques en Irak.
"Il n'y a aucune preuve que ce soit de sévices systématiques, ni de refus d'intervenir de ministres ou de qui que ce soit face à des allégations de sévices", a indiqué M. Blair, soulignant qu'il n'avait vu le rapport que lundi, mais sans pouvoir expliquer pourquoi ce rapport n'était pas parvenu plus tôt aux ministres.
Le Comité international de la Croix-Rouge a rapporté avoir remis aux officiels britanniques des rapports détaillant les mauvais traitements de captifs irakiens par des soldats américains et britanniques dès février.
Les commentaires de M. Blair ont suscité des critiques du chef du parti conservateur (d'opposition), Michael Howard, qui a demandé "comment le peuple de ce pays pourrait-il avoir confiance dans ce Premier ministre et dans ce gouvernement".
(Xinhua)