L.H. : Utilisez-vous ce service dans d'autres pays?
P.S. : Le service a été développé au siège des services et de l'assistance en pièces détachées situé en Allemagne il y a cinq ans. Nous avons introduit ce service en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Aujourd'hui nous disposons globalement de 40 compagnies aériennes utilisant le service, dont la Lufthansa, Singapore Airlines et Austrian Airlines.
L.H. : Est-ce que les compagnies chinoises accueillent favorablement ce service ? Quels sont leurs problèmes ?
P.S. : J'ai trois engagements solides émanant de trois compagnies aériennes chinoises qui souhaitent utiliser le service assez rapidement. Ils ont les mêmes problèmes que les autres compagnies aériennes à travers le monde. La plupart des compagnies aériennes chinoises souhaitent s'occuper eux-mêmes du transport. Ils pensent : 'Nous sommes un transporteur, alors nous pouvons nous occuper nous-mêmes du transport des pièces de rechange.' Mais en réalité, ils perdent énormément de temps.
L.H. : Airbus possède un grand centre d'assistance à Beijing environ 250 000 pièces y sont déjà stockées. Vous est-il possible de transformer ce centre d'assistance en un hub régional qui desservirait l'ensemble du marché asiatique ?
P.S. : Nous sommes en train de travailler dessus. Mais bien sûr de tels projets se développent progressivement.
En fait, sur les 12 dernières années, notre hub pékinois a développé de grandes compétences, particulièrement avec le nombre croissant d'employés chinois. Depuis trois ans maintenant, quelques un de nos experts voyagent en dehors de la Chine dans des régions telles que la Birmanie, Vietnam, Sibérie, Indonésie et Cambodge (afin de servir les clients locaux).
La raison est assez simple. Pour aller en avion dans n'importe quel pays d'Asie depuis l'Europe, cela prend deux jours. Ensuite vous devez vous adapter au décalage horaire et vous acclimater. Et vous n'êtes pas encore dans le bureau du client !
Alors que nos employés locaux montent en avion et sont dans n'importe quel pays d'Asie en six heures. Ils peuvent démarrer la journée avec un briefing avec le client en soirée. Le voyage revient moins cher et on perd moins de temps.
L.H. : Quelles sortes de compagnies aériennes vos experts s'occupent-ils ?
P.S. : Nous ne parlons pas de compagnies comme Cathay Pacific ou Singapore Airlines qui disposent de leurs propres compétences en la matière. Nous parlons des compagnies aériennes qui ont le même curriculum vitae que les start-up chinoises. Certaines d'entre-elles sont des débutantes. Elles disposent d'infrastructures limitées et sont affublées d'autres contraintes potentielles.
Ainsi pour répondre à votre question précédente, oui nous sommes déjà dans le business régional. Nous augmenterons progressivement notre présence dans la région, en se concentrant sur les services d'assistance qui ont un sens régionalement parlant.
L.H. : Est-ce que ces experts qui partent en mission sont expatriés ou chinois ?
P.S. : Chinois. Je ne compte plus beaucoup d'expatriés dans mon organisation. Rien que cette année, j'ai remplacé trois expatriés pour trois chinois, un par un. Nous ne faisons aucun compromis. Nous sélectionnons les bons talents du marché.
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Source: le Quotidien du Peuple en ligne