Camarades députés, les progrès que nous avons enregistrés en 2007 sont dus pour l'essentiel à l'application de la politique de réforme et d'ouverture sur l'extérieur et notamment aux efforts que nous avons déployés ensemble depuis de nombreuses années dans tous les domaines. Ces cinq dernières années ont été une période exceptionnelle et une des plus encourageantes pour le développement de notre pays. Durant cette période, nous avons réalisé de nouveaux progrès dans le développement économique et social, notre politique de réforme et d'ouverture et notre effort consacré à l'édification in extenso d'une société de moyenne aisance ont obtenu de notables succès. Les forces de production sociales et la puissance globale de notre pays ainsi que le niveau de vie de la population ont atteint un nouveau palier. Grâce à un changement progressif dans le mode de développement, notre potentiel et notre énergie de croissance n'ont cessé de s'étendre. En même temps notre position sur la scène internationale s'est considérablement améliorée. Tout cela constitue une base solide pour la réalisation de la troisième phase de nos objectifs de développement économique et social. Considérant le chemin parcouru pendant ces cinq dernières années, nous nous sommes rendus compte en toute impartialité que tous ces résultats n'ont pas été acquis sans peine, et que tout le mérite en revient à la direction efficace du Comité Central et du Conseil des Affaires d'Etat et aux mesures politiques judicieuses qu'ils ont su prendre. Tous ces succès ont été également obtenus grâce aux efforts conjugués des différentes régions et des divers secteurs et au labeur sans relâche de notre peuple multiethnique.
Tout en nous félicitant des succès déjà obtenus, nous ne devons pas oublier toutefois que nous sommes encore confrontés à de nombreux problèmes et difficultés dans notre marche en avant. Sur le plan international, la crise américaine de crédits hypothécaires à risques continue à porter préjudice aux importantes communautés économiques, le dollar américain poursuit sa chute, les prix du pétrole, du minerai de fer, du cuivre, des céréales et des produits primaires sur le marché international demeurent élevés et sujets à des hausses, l'économie mondiale souffre d'un grave déséquilibre, la concurrence internationale se poursuit sans merci, le protectionnisme dont notre pays est victime tend à s'accroître. Sur le plan national, de sérieux problèmes liés à une structure économique et à un mode de développement peu rationnels ainsi qu'à des défaillances de certains systèmes et mécanismes institutionnels n'ont pu être résolus de façon radicale. Notre capacité d'innovation reste encore faible, la croissance de notre économie a été payée trop cher en termes de ressources et d'environnement, le déséquilibre persiste dans le rythme de développement entre les villes et les campagnes, entre les régions elles-mêmes et entre les progrès
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Source: le Quotidien du Peuple en ligne