Le peuple tibétain jouit, selon la loi, du droit de participation sur un pied d'égalité à la gestion des affaires d'Etat et en même temps du droit de gérer de façon autonome ses propres affaires locales et ethniques.
Le peuple tibétain jouit, selon la loi, des droits démocratiques en tant que maître chez soi. La Constitution chinoise stipule que tout citoyen chinois ayant 18 ans révolus a le droit d'élire et d'être élu sans distinction d'ethnie, de race, de sexe, de profession, d'origine familiale, de croyance religieuse, de niveau d'instruction et de délai de séjour. Depuis la fondation de la Région autonome du Tibet, le peuple tibétain exerce activement les droits d'élire et d'être élu accordés par la Constitution et la loi, participe à l'élection des représentants de l'Assemblée populaire nationale et des assemblées populaires aux différents échelons de la Région autonome et à la gestion des affaires d'Etat et locales par l'intermédiaire de ces représentants. Lors des élections au niveau de la Région autonome, de la préfecture (municipalité), du district et du canton (bourg) en 2002, le taux de participation à l'élection directe au niveau du district a atteint 93,09% dans toute la Région autonome et même 100% dans certaines circonscriptions. Parmi les représentants élus, les Tibétains et les membres des autres ethnies minoritaires ont dépassé 80% au niveau de la Région autonome et de la préfecture (municipalité) et 90% au niveau du district et du canton (bourg).
Les cadres d'origine tibétaine et d'autres ethnies minoritaires constituent le corps principal des cadres de la Région autonome du Tibet et exercent pleinement le droit d'être maîtres chez eux. La Constitution stipule que les fonctions de président ou de vice-président du comité permanent des assemblées populaires des régions autonomes ethniques ainsi que celles de président des régions autonomes, de gouverneur des départements autonomes et de chef des districts autonomes doivent être assumées par un citoyen d'origine de l'ethnie exerçant l'autonomie régionale. Depuis la fondation de la Région autonome du Tibet, les six présidents (y compris celui en exercice) du comité permanent de l'assemblée populaire et les sept présidents (y compris celui en exercice) du gouvernement populaire de la Région autonome du Tibet furent des citoyens d'origine tibétaine. Depuis la fondation du comité du Tibet de la Conférence consultative politique du Peuple chinois en 1959, les cinq présidents de ce comité sont des citoyens d'origine tibétaine. Selon des statistiques, les Tibétains et les membres des autres ethnies minoritaires représentent 87,5% des postes de président et de vice-président du comité permanent de l'assemblée populaire de la Région autonome, 69,23% des membres du comité permanent de l'assemblée populaire de la Région autonome, 57% des postes de président et de vice-président de la Région autonome, 90,42% des membres du comité permanent local de la Conférence consultative politique du Peuple chinois et 89,4% des membres de ce comité local, 77,97% du personnel des organismes gouvernementaux au niveau de la Région autonome, de la préfecture (municipalité) et du district, 69,82% du personnel des tribunaux populaires à ces trois niveaux et 82,25% du personnel des parquets populaires à ces trois niveaux.
En même temps, un certain nombre de Tibétains et de membres des autres ethnies minoritaires originaires du Tibet participent directement à la gestion des affaires d'Etat ou assument les fonctions de direction dans les organes d'Etat. Parmi les représentants de l'Assemblée populaire nationale, 19 viennent de la Région autonome du Tibet, dont 12 sont Tibétains. Le XIVe Dalai Lama, le Xe Panchen, Ngapo Ngawang Jigme, Pagbalha Geleg Nangyai et Raidi, tous d'ethnie tibétaine, ont assumé et assument les fonctions de vice-président de l'Assemblée populaire nationale. Aujourd'hui, 29 Tibétains et membres des autres ethnies minoritaires venant du Tibet sont membres du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois ou membres de son comité permanent. Ngapo Ngawang Jigme et Pagbalha Geleg Nangyai assument les fonctions de vice-président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois.
Les organes d'autonomie locaux du Tibet exercent pleinement le droit d'autonomie accordé par la Constitution et la loi. Conformément aux stipulations de la Constitution, ils exercent les fonctions d'organe d'Etat local au niveau provincial et en même temps le droit d'autonomie, mettent à exécution la loi et la politique de l'Etat selon la situation réelle de la région. L'assemblée populaire de la Région autonome du Tibet jouit non seulement du pouvoir d'élaborer la réglementation locale accordée à toutes les régions administratives au niveau provincial mais aussi du pouvoir d'élaborer les règlements d'autonomie et les règlements spéciaux en fonction des caractéristiques politiques, économiques, culturelles et éducatives des ethnies locales. Selon des statistiques, l'assemblée populaire de la Région autonome du Tibet ainsi que son comité permanent ont élaboré, à partir de 1965, 220 règlements à caractère local et particulier concernant les domaines politiques, économiques, culturels et éducatifs, tels que les « Règlements de la Région autonome du Tibet sur la protection et la gestion du patrimoine culturel », les « Règlements de la Région autonome du Tibet sur la protection de l'environnement », les « Règlements de la Région autonome du Tibet sur l'alpinisme pratiqué par les étrangers au Tibet », les « Règlements de la Région autonome du Tibet sur les lettres et visites des masses », la « Décision de la Région autonome du Tibet concernant l'étude, l'emploi et le développement de la langue et de l'écriture tibétaines », la « Résolution concernant la sauvegarde de l'unité nationale, le renforcement de l'union des ethnies et la lutte contre les activités séparatistes » et la « Décision destinée à sévir contre l'acte illégal et criminel de versement d'argent en cas d'homicide ». L'élaboration et la mise en vigueur de ces règlements à caractère local ont fourni une importante garantie légale pour sauvegarder les droits et intérêts particuliers du peuple tibétain et stimuler le développement de toutes les œuvres au Tibet.
Conformément à la « Loi sur l'autonomie régionale ethnique », la Région autonome du Tibet peut, sur ratification de l'organe d'Etat de l'échelon supérieur, modifier ou suspendre l'exécution des résolutions, des décisions, des ordres et des directives de celui-ci qui ne s'adaptent pas à la situation réelle locale. Par exemple, tout en adoptant les jours fériés légaux à caractère national, les organes autonomes du Tibet ont intégré des fêtes traditionnelles tibétaines telles que le Nouvel An tibétain et le Shoton (Festival du Yaourt) dans les jours fériés de la Région autonome ; la Région autonome du Tibet a fixé, en tenant compte des conditions géographiques particulières du Tibet, la durée de travail à 35 heures par semaine, soit 5 heures de moins par rapport à la durée de travail légale nationale. L'organe législatif de la Région autonome du Tibet peut également, sur autorisation et selon les conditions réelles locales, modifier et compléter certaines lois de l'Etat. Par exemple, le comité permanent de l'assemblée populaire de la Région autonome du Tibet a adopté, en 1981, en tenant compte de la tradition des ethnies minoritaires du Tibet, les « Règlements de la Région autonome du Tibet sur la modification de la Loi de mariage de la République populaire de Chine » qui réduisent de deux ans l'âge légal de se marier pour les hommes et les femmes défini par la Loi de mariage et stipulent que la polygamie et la polyandrie pratiquées avant la mise en vigueur des présents règlements peuvent être maintenues si les intéressés ne veulent pas dissoudre le mariage. La modification de la loi et de la politique d'Etat a protégé efficacement les intérêts particuliers du peuple tibétain.
Source: China.org.cn