L'autonomie régionale ethnique a pour point capital d'accélérer le développement social et économique des régions autonomes ethniques et de garantir la jouissance pour les ethnies minoritaires du droit égal de développement. Ces 40 dernières années, sous la direction juste et grâce au soutien énergique de l'Etat, la Région autonome du Tibet a pleinement exercé son droit d'autonomie accordé par la loi dans le développement économique et social et élaboré une série de mesures politiques s'adaptant à la situation réelle du Tibet, ce qui a élevé considérablement le niveau de modernisation et le niveau de vie de la population au Tibet.
Conformément aux stipulations de la Constitution et de la « Loi sur l'autonomie régionale ethnique », la Région autonome du Tibet a le droit, sans déroger aux principes de la Constitution et de la loi, d'adopter des mesures politiques spéciales et souples en fonction de la situation locale pour accélérer le développement économique et culturel du Tibet, d'élaborer l'orientation, la politique et le plan de construction économique sous la direction du plan d'Etat et selon les caractéristiques et les besoins locaux pour planifier et gérer la construction locale économique et sociale, de gérer, protéger et exploiter en priorité les ressources naturelles locales, de gérer les finances locales et employer librement les recettes fiscales locales, de développer l'éducation et les activités culturelles ethniques et gérer l'éducation, les sciences et techniques, la culture, la santé et le sport locaux et de bénéficier des mesures préférentielles financières, monétaires et fiscales accordées par l'Etat. Ces quarante dernières années, la Région autonome du Tibet a pleinement exercé son droit d'autonomie dans le développement économique et social et arrêté successivement, en fonction de la réalité du Tibet, dix plans quinquennaux pour le développement économique et social qui ont fixé comme objectif du développement économique et social un développement extraordinaire et comme point clé l'amélioration des conditions d'infrastructures et l'élévation du niveau de vie de la population, établi de manière autonome des projets de développement économique et social afin d'assurer le développement rapide et régulier de la modernisation du Tibet et le développement social et économique du Tibet, répondant aux intérêts fondamentaux du peuple tibétain.
Selon les caractéristiques et les besoins du Tibet, l'Etat a déployé tous ses efforts pour aider le Tibet à accélérer son développement économique et social. Le peuple tibétain est bénéficiaire de tous ces soutiens, de toutes ces aides et de cette politique. Compte tenu de la réalité de la Région autonome du Tibet laquelle issue d'une société arriérée de servage féodal et de sa situation géographique à une haute altitude, ne dispose que d'une faible base de développement économique et social, l'Etat a accordé au Tibet, de longue date et conformément aux stipulations de la Constitution et de la « Loi sur l'autonomie régionale ethnique », un soutien et une aide particuliers en ce qui concerne le budget, les finances, la fiscalité, les matériaux, les techniques et les personnes compétentes. A partir du début des années 1980, le gouvernement central a convoqué, selon les besoins et les demandes de la Région autonome du Tibet, quatre réunions successives sur le travail concernant le Tibet pour prendre une série de mesures politiques préférentielles spéciales destinées à résoudre les problèmes survenus au cours du développement économique et social du Tibet. Par exemple, dans les régions agricoles et pastorales du Tibet a été appliquée en 1984 la politique dite « distribution des champs aux foyers pour l'exploitation indépendante de longue durée » ou « distribution des bestiaux aux foyers pour l'élevage privé et l'exploitation indépendante de longue durée », ce qui a mis en jeu l'initiative des paysans et pasteurs dans la production et l'élevage et contribué au développement continu de la production des régions agricoles et pastorales et à l'amélioration de la vie de la population. Dans le domaine fiscal, le Tibet est la seule région chinoise qui bénéficie d'un tarif préférentiel de 3 points de moins et de l'exemption d'impôt chez les paysans et pasteurs. Dans le domaine financier, le Tibet pratique depuis toujours un taux préférentiel de prêt de 2 points de moins par rapport au reste du pays et une politique de faible taux pour les assurances. D'ailleurs, les paysans et pasteurs reçoivent des soins médicaux gratuits et leurs enfants bénéficient gratuitement de la nourriture et de l'internat à l'école.
En même temps, l'Etat a accordé un soutien particulier au développement du Tibet en ce qui concerne les capitaux, les techniques et les personnes compétentes. Entre 1984 et 1994, l'Etat et neuf provinces et municipalités ont contribué à la réalisation de 43 projets de construction au Tibet, totalisant un investissement de 480 millions de yuans. Entre 1994 et 2001, l'autorité centrale a investi encore 4,86 milliards de yuans dans 62 projets de construction ; 15 provinces et ministères (commissions) ont investi 3,16 milliards de yuans dans 716 projets de construction. Lors de la 4e réunion sur le travail concernant le Tibet, le gouvernement central a décidé d'intensifier le soutien au développement du Tibet : 31,2 milliards de yuans seront investis dans 117 projets de construction par le gouvernement central auxquels s'ajoutera une subvention de 37,9 milliards de yuans au cours du Xe plan quinquennal ; entretemps, un investissement de 1,062 milliard de yuans sera accordé sous forme d'aide par les différentes régions du pays dans la construction de 71 projets au Tibet. Selon des statistiques, les dépenses financières de la Région autonome du Tibet depuis sa fondation il y a presque 40 ans ont totalisé 87,586 milliards de yuans dont 94,9% proviennent de la subvention de l'autorité centrale. Ces dix dernières années, plus de 2 000 cadres de différents échelons ont été envoyés au Tibet et 10,166 milliards de yuans de capitaux et matériaux ont été fournis (non compris les capitaux fournis par l'autorité centrale pour la réalisation de 117 projets de la même période). Le soutien du gouvernement central et des différentes régions a amélioré considérablement les conditions de production et de vie au Tibet et stimulé le développement économique et social du Tibet.
Ces quarante dernières années, le Tibet a réalisé un essor important en ce qui concerne le système économique, la structure économique et les agrégats économiques, mettant fin à l'économie naturelle autarcique et s'avançant à grands pas vers l'économie de marché moderne. De 1965 à 2003, le produit national brut (PNB) du Tibet est passé de 327 millions de yuans à 18,459 milliards de yuans ; le produit intérieur brut (PIB) par habitant de 241 yuans à 6 874 yuans. Les industries modernes, apparues à partir du néant, disposent d'un système typiquement local qui comprend une vingtaine de secteurs. Le commerce moderne, le tourisme, la poste et les télécommunications, la restauration, la culture et les loisirs, les technologies informatiques et d'autres secteurs nouveaux, jamais vus dans l'ancien Tibet, se développent rapidement. Le Tibet n'avait aucune route dans le passé, mais aujourd'hui il est desservi par un réseau routier avec la route nationale et les 14 routes provinciales comme artères. Les routes mises en service mesurent plus de 41 300 km. Les travaux de construction du chemin de fer Qinghai-Tibet ayant commencé en 2001, le Tibet dira adieu à une histoire sans voie ferrée après la mise en service de cette ligne en 2007. En 2003, le Tibet a reçu 928 600 touristes chinois et étrangers ; ses recettes touristiques représentent 5,6% de son PIB. Fin 2003, le Tibet comptait 22 téléphones pour cent habitants et 601 700 abonnés au téléphone fixe ou mobile.
La modernisation et la protection de l'environnement se développent harmonieusement. La Région autonome du Tibet poursuit une stratégie de développement général, harmonieux et durable, synchronise planifications et exécutions en prenant la protection de l'environnement et la modernisation comme un tout, et met en place un système efficace de contrôle et de gestion pour la protection de l'environnement et la lutte contre la pollution. Parallèlement, elle attache une importance à l'aménagement écologique : 18 réserves naturelles d'échelon national ou provincial ont été créées, représentant 33,9% de la superficie de la Région autonome et protégeant de façon convenable l'écosystème alpin vulnérable et les conditions de vie urbaines et rurales du Tibet. Aujourd'hui, le Tibet, dont l'environnement est le mieux protégé en Chine, conserve son écosystème primitif.
Le niveau de vie sur le plan matériel et culturel de la population s'est élevé considérablement. Aujourd'hui, les paysans et les pasteurs du Tibet peuvent pour la plupart manger à leur faim et s'habiller convenablement ; certaines personnes mènent une vie relativement aisée. Dans le passé, le Tibet n'avait aucune école au sens moderne ; le taux de scolarité des enfants en âge scolaire était inférieur à 2% ; le taux d'analphabétisme chez les jeunes et les adultes s'élevait à 95%. Fin 2003, le Tibet comptait 1 011 écoles de différentes catégories et 2 020 points d'enseignement, abritant 453 400 élèves et étudiants ; le taux de scolarité des écoliers atteignait 91,8% ; le taux d'analphabétisme était inférieur à 30%. A partir de 1985, le gouvernement central a créé, dans 21 provinces et municipalités, des classes ou écoles destinées aux élèves tibétains qui ont formé pour le Tibet près de 10 000 titulaires de diplôme universitaire ou secondaire spécialisé.
Les conditions médicales ont été nettement améliorées. Aujourd'hui, le Tibet compte 1 305 établissements sanitaires de toutes catégories, 6 216 lits d'hôpital et 8 287 techniciens sanitaires ; le nombre de lits d'hôpital et celui de techniciens sanitaires pour mille habitants sont supérieurs au niveau national moyen. Les conditions de santé de la population s'améliorent nettement. La mortalité des bébés est tombée de 43% en 1959 à 3,1% ; l'espérance de vie s'est élevée de 35,5 ans à 67 ans. La population du Tibet est passée de 1 140 900 personnes en 1951 à 2 701 700. Le nombre des Tibétains s'est élevé de 1 208 700 en 1964 à 2 507 200 en 2003, représentant plus de 92% de la population de la Région autonome.
Source: China.org.cn