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Mise à jour 31.03.2008 15h49
Le peuple tibétain a le droit de transmettre et de développer la culture traditionnelle et la liberté de croyance religieuse

Ces 40 dernières années, la Région autonome du Tibet a exercé pleinement le droit d'administrer de façon indépendante et de développer les activités culturelles locales attribué par la Constitution et la « Loi sur l'autonomie régionale ethnique », a protégé et mis en ordre le patrimoine culturel ethnique, a développé et fait prospérer la culture ethnique et garanti, en vertu de la loi, la liberté du peuple tibétain de transmettre et de développer la culture traditionnelle ethnique et celle de croyance religieuse.

La langue et l'écriture tibétaines sont largement étudiées, utilisées et développées. La Région autonome du Tibet a promulgué et mis en application respectivement, en 1987 et en 1988, « Quelques Règlements sur l'étude, l'emploi et le développement de la langue et de l'écriture tibétaines dans la Région autonome du Tibet (à titre d'essai) » (révisés en 2002, ils sont devenus le Règlement sur l'étude, l'emploi et le développement de la langue et de l'écriture tibétaines dans la Région autonome du Tibet) et le « Règlement d'application (mis à l'essai) sur l'étude, l'emploi et le développement de la langue et de l'écriture tibétaines dans la Région autonome du Tibet », dans lesquels il est stipulé que la langue tibétaine et la langue chinoise s'emploient en même temps dans la Région autonome, mais que la langue tibétaine est privilégiée, ce qui a permis de légaliser ce travail.

Les établissements scolaires de la Région autonome du Tibet pratiquent un système d'enseignement bilingue, tout en donnant la priorité aux cours en tibétain. Les matériaux d'enseignement et les dossiers d'enseignement de référence, allant des études primaires aux études secondaires du deuxième cycle, ont été rédigés ou traduits en tibétain. Les résolutions et les règlements, adoptés par les assemblées populaires aux divers échelons de la Région autonome du Tibet, et les documents officiels et les avis émis par les gouvernements de divers échelons du Tibet et les divers organismes administratifs dépendant de ceux-ci sont tous bilingues (tibétain et chinois). Au cours d'une action en justice, s'il s'agit d'un intéressé tibétain, l'affaire doit être jugée en tibétain, il en est de même pour les actes juridiques. Les écritures tibétaine et chinoise sont utilisées en même temps pour les sceaux officiels, les cartes d'identité, les formulaires administratifs, les enveloppes, les en-têtes sur le papier à lettres, les feuilles de brouillon et les logos des diverses unités de travail, ainsi que pour les panneaux indicateurs des institutions, des entreprises industrielles et minières, des écoles, des stations, des aéroports, des magasins, des hôtels, des restaurants, des théâtres, des sites touristiques, des stades et palais des sports, des bibliothèques, pour le nom des rues et pour les panneaux de signalisation.

Actuellement, la radio et la télévision de la Région autonome du Tibet transmettent des programmes en tibétain. On compte au Tibet 14 revues et 10 journaux en tibétain. L'édition tibétaine du Quotidien du Tibet paraît tous les jours et utilise un système avancé de composition et de mise en page avec l'assistance par l'ordinateur. Ces dernières années, plus de 100 titres en tibétain sont parus par an ; et plusieurs centaines de milliers de livres, distribués. La normalisation des termes professionnels et la standardisation des technologies informatiques en tibétain ont connu un développement important. La codification du tibétain a été approuvée par les normes d'Etat de la Chine et les normes internationales, devenant ainsi les premières langue et écriture d'une ethnie minoritaire possédant les normes internationales en Chine.

La brillante culture traditionnelle tibétaine a été transmise, protégée et développée. Les gouvernements aux divers échelons du Tibet ont établi des organismes de sauvegarde, de classement et de recherche du patrimoine culturel ethnique. Ils ont recueilli, répertorié, compilé et publié les Annales du théâtre chinois (tome du Tibet), le Recueil des chansons folkloriques de la Chine (tome du Tibet), ainsi que les recueils des danses folkloriques, des proverbes, des quyi (spectacles populaires), des chansons populaires, des contes populaires, etc., sauvant et protégeant efficacement la brillante culture traditionnelle tibétaine. La Vie du roi Gesar, qualifiée de « chef-d'œuvre épique universel » et créée par le peuple tibétain, est la plus longue épopée dans le monde. Depuis de longues années, cette œuvre se transmettait seulement oralement parmi les conteurs et les chanteurs. La Région autonome du Tibet a fondé, en 1979, un organisme spécial chargé de sauver et de classer cet ouvrage. L'Etat a intégré cette épopée dans le projet clé de recherches et de publication. Après une vingtaine d'années d'efforts, on a enregistré sur plus de 3 000 cassettes, recueilli 300 volumes en tibétain copiés à la main ou xylographiés, mis en ordre et publié 62 volumes de l'édition tibétaine avec un tirage de plus de 3 millions d'exemplaires. En même temps, une vingtaine de volumes traduits en chinois et plusieurs en anglais, en japonais et en français ont été également publiés.

La Région autonome du Tibet a promulgué et mis en application, depuis sa fondation, une série de règlements concernant la protection des reliques culturelles. Plus de 300 millions de yuans ont été investis successivement pour restaurer et ouvrir 1 400 monastères et temples, protégeant ainsi et à temps un bon nombre de monuments historiques. Entre 1989 et 1994, le gouvernement populaire central a affecté une somme de 55 millions de yuans et une grande quantité d'or et d'argent à la première phase de la restauration du Potala. Depuis 2001, l'Etat a affecté encore une somme spéciale de 330 millions de yuans à la deuxième phase de la restauration du Potala et à celle du Norbulingka et du monastère de Sakya.

Les us et coutumes du peuple tibétain ont été respectés et conservés. Les Tibétains et les autres ethnies minoritaires ont le droit et la liberté de vivre et de mener des activités sociales selon leurs propres coutumes. Tout en gardant leurs traditions sur le plan de l'habillement, de la nourriture et du logement, ils ont assimilé de nombreux nouveaux éléments de la vie saine et moderne. On organise chaque année, dans la Région autonome du Tibet, des activités à l'occasion des fêtes traditionnelles comme le Nouvel An du calendrier tibétain, le festival de Sakadawa, le festival de Shoton (Festival du Yaourt), le festival Ongkor (Festival de la moisson abondante) et les fêtes religieuses de nombreux monastères et temples. A part cela, on célèbre également les fêtes nationales ou internationales.

Le peuple tibétain jouit de la liberté des croyances religieuses. Dans la Région autonome du Tibet, la plupart des Tibétains, Monba, Lhoba et Naxi pratiquent le bouddhisme tibétain, et d'autres, l'islamisme et le catholicisme. On compte, au Tibet, 1 700 lieux de culte du bouddhisme tibétain, abritant 46 000 religieux et religieuses, 4 mosquées, accueillant plus de 3 000 musulmans et une église catholique, accueillant plus de 700 fidèles. Les activités religieuses se déroulent normalement; la demande religieuse des croyants peut être satisfaite, et la liberté religieuse, respectée.

La réincarnation des bouddhas vivants, mode de succession propre au bouddhisme tibétain, est respectée par l'Etat et les gouvernements aux divers échelons du Tibet. En 1992, le Bureau des Affaires religieuses relevant du Conseil des Affaires d'Etat a approuvé la succession du XVIIe bouddha vivant Karmapa. En 1995, on a effectué la recherche et la confirmation de l'enfant réincarné du Xe Panchen, ainsi que la désignation et l'intronisation de celui-ci, en respectant rigoureusement les rituels religieux et les usages traditionnels du tirage au sort à partir d'une urne en or et avec l'approbation du Conseil des Affaires d'Etat. Depuis la réforme démocratique du Tibet, la succession d'une trentaine de bouddhas vivants a été approuvée par l'Etat et la Région autonome du Tibet. Les moines du Tibet ont effectué encore une réforme sur le système d'étude des canons bouddhiques, stimulant énergiquement l'initiative des moines pour apprendre ceux-ci et jouant ainsi un rôle très important pour la transmission et le développement des dogmes bouddhiques.

Le travail de collection, de mise en ordre, de publication et d'études des soutras et des classiques progresse sans arrêt. Les soutras et les classiques qu'abritent le Potala, le Norbulingka et le monastère de Sakya sont bien conservés. Les documents et les classiques comme le Catalogue des classiques du palais du Potala, l'Encyclopédie du pays des neiges, l'Origine de la religion de Dieu, etc. ont été sauvés, classés et publiés. Depuis 1990, on a publié successivement le Tanjur de Tripitaka en tibétain et le Catalogue général de Tripitaka en langue tibétaine et chinoise. 1 490 exemplaires du Kanjur de Tripitaka ont été publiés. On a publié aussi des tirages à part de rites, de biographies et d'œuvres théoriques à l'usage des monastères et des temples pour satisfaire les besoins d'études des religieux et des religieuses et des disciples. La filiale tibétaine de l'Association des bouddhistes de Chine a fondé la revue en tibétain Bouddhisme tibétain, un institut du bouddhisme du Tibet et une imprimerie de soutras en tibétain. L'Etat a créé encore, à Beijing, l'Institut supérieur du bouddhisme tibétain de Chine pour former des hommes spécialisés.

Source: China.org.cn



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