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Mise à jour 22.04.2008 13h40
Que s'était-il réellement passé au Tibet dans les années 50 du siècle dernier ?

En 1949 après la fondation de la Chine nouvelle, le peuple tibétain et une partie des personnalités patriotiques de la classe élevée tibétaine, y compris le Panchen Lama, ont exprimé au gouvernement central leur souhait d'être libérés au plus tôt. Le 31 décembre de la même année, le Comité central du Parti communiste chinois (PCC) a publié officiellement la « déclaration aux combattants qui sont sur le front et aux compatriotes de tout le pays ». Il y est indiqué que le gouvernement central de la République populaire de Chine, qui vient d'être fondée, a décidé de libérer pacifiquement le Tibet, ce afin de protéger les objets historiques et traditionnels du Tibet, de préserver les intérêts du peuple tibétain, de dissiper les mésententes et les malentendus ethniques laissés en suspend par l'histoire et de sauvegarder les conditions naturelles et géographiques particulières tibétaines. A cet effet, il a été décidé d'envoyer aux autorités locales tibétaines un message d'invitation dans lequel il leur est demandé de dépêcher des représentants pour discuter des problèmes concernant la libération pacifique du Tibet.

A l'instigation des forces impérialistes qui tentaient par tous les moyens d'y mettre obstacle, le gouvernement local tibétain a au début refusé les négociations en vue de la libération pacifique. Devant cette situation, le gouvernement central a d'un côté donné des instructions au « bureau d'études des principes politiques de la 18ème armée », à la direction du Comité du PCC pour la Chine du Sud Ouest et à d'autres organes pour qu'ils procèdent activement à des préparatifs sur le plan des principes politiques à suivre et des mesures politiques à adopter quant à la libération pacifique du Tibet, et d'un autre côté, il a été obligé de prendre des dispositions en vue du déclenchement de la bataille de Qamdo (Changdu) qui a pour but de « réaliser la paix par la force » et d' « ouvrir la porte des négociations ».

La situation connut un grand changement suite à la victoire de la bataille de Qamdo, des fonctionnaires du gouvernement et de l'armée du Tibet, ayant à leur tête Ngapoi Ngawang Jigme, présentèrent au jeune 14ème Dalai Lama qui venait de parvenir au pouvoir et au gouvernement local une requête dans laquelle ils demandaient l'envoi de représentants pour entamer des négociations avec le gouvernement central. Sous la contrainte interne et externe, le Dalai Lama a été obligé d'adresser respectivement le 27 janvier et le 27 février 1951 deux rapports au gouvernement central donnant des explications sur la situation au Tibet après son accession au pouvoir et affirmant qu'il est prêt à dépêcher à Pékin (Beijing) une délégation de cinq membres conduite par Ngapoi Ngawang Jigme et revêtue de pleins pouvoirs qui a pour mission d'entreprendre les négociations avec le gouvernement central.

Du 29 avril au 21 mai, les représentants plénipotentiaires du gouvernement central et du gouvernement local tibétain entamèrent des discussions et des négociations durant une vingtaine de jours et parvinrent à l conclusion de l' « Accord entre le gouvernement central et le gouvernement local tibétain au sujet des mesures à appliquer pour la libération pacifique du Tibet ». Etant donné que cet accord comprend au total 17 articles, on l'appela alors « l'accord à dix sept articles ».

La signature de l'accord en question marquait la fin de l'invasion du Tibet par les impérialistes et de leur oppression sur le peuple tibétain, la grande unité sans précédent de toutes les nationalités chinoises, y compris la nationalité tibétaine, réalisée sous la direction du Parti communiste chinois, et la réalisation de la solidarité et de l'unification à l'intérieure de la société tibétaine qui depuis des siècles étaient dans une situation complètement fermée et stagnante, caractérisée par l'indiscipline, la désunion, la discorde et la dissension.

D'après les stipulations concernées de l'accord, le Président Mao Zedong (Mao Tsé Toung) signa le 25 mai les instructions à l'Armée populaire de Libération (APL) lui donna l'ordre d'entrer au Tibet. Le 24 octobre, le Dalai Lama adressa au Président Mao un télégramme dans lequel il est dit : « Le gouvernement local, le clergé et le peuple tibétains approuvent à l'unanimité l'Accord et sont décidé, sous la direction du Président Mao et du gouvernement central, à apporter toute leur aide et tout leur soutien aux troupes de l'APL qui entrent au Tibet, ce afin de consolider la défense nationale, de chasser les forces impérialistes hors du Tibet et de protéger l'unification et la souveraineté territoriale de la patrie. ». Le 26 octobre, l'avant-garde de l'APL arriva à Lhassa où il fut accueilli chaleureusement par la population locale qui exprima un grand enthousiaste à leur égard.

Il est compris dans « l'accord à 17 articles » un contenu sur la réforme démocratique qui sera appliquée au Tibet. Mais compte tenu de la réalité tibétaine de cette époque, le gouvernement central a décidé de retarder la réforme et c'est pourquoi de 1951 à 1959 il n'y a eut aucun changement quant au système social appliqué au Tibet.

Cependant, après la signature de l'application en question, les forces séparatistes pro-impérialistes de la haute sphère tibétaine n'ont jamais renoncé à leurs activités séparatistes. Confrontés aux changements tôt ou tard qui surviendraient au Tibet, les aristocrates, les seigneurs et le clergé, ayant à leur tête le Dalai Lama, eurent grand peur et ressentirent de l'angoisse, de l'effroi et de l'épouvante en pensant qu'ils vont perdre tous leurs privilèges, leur avantages et leurs prérogatives, ce qui est inacceptables pour eux. A cet effet, ils fabriquèrent l'incident de « pseudo-conférence populaire » et formulèrent une demande au sujet de la révision de « l'accord à 17 articles ». Ils manigancèrent et firent des tentatives pour empêcher le Dalai Lama de se rendre à Pékin pour participer à la première Assemblée populaire nationale (APN), ils incitèrent à la rébellion dans certaines régions et provoquèrent des incidents qui eurent but d'attaquer les troupes de l'APL et les autorités locales. En 1956, ils profitèrent de la visite en Inde du Dalai Lama et du Panche Lama pour participer aux célébrations tenues à l'occasion du 2.500ème anniversaire du nirvana de Sakyamuni et ourdirent secrètement un incident où le séjour du Dalai Lama en Inde fut prolongé et sa rentrée en Chine retardée.

Après la rébellion partielle en 1956 dans certaines régions tibétaines, le gouvernement local adopta une attitude d'encouragement tacite, ce qui permit aux éléments réactionnaires de la haute sphère tibétaine et les rebelles de ces régions de s'entendre, d'agir de connivence et de se coaliser pour créer de continuels incidents. En 1958, la rébellion partielle commença à s'étendre jusqu'à l'ensemble du territoire tibétain.

A cette époque-là le pouvoir était déjà entre les mains du Dalai Lama, c'est pourquoi les camarades du Comité de travail au Tibet discutèrent directement avec lui, indiquèrent les erreurs commises par les hauts fonctionnaires du gouvernement local et exprimèrent leur souhait qu'il intervienne. Fin 1958, il convoqua une réunion de ces hauts fonctionnaires et leur demanda d'adopter une attitude positive et responsable pour réprimer et étouffer la rébellion. Mais, les réunions qu'il organisa par la suite au lieu d'étudier les mesures à prendre pour mater les rebelles, fomentèrent en secret des rébellions de plus grande envergure et élaborèrent un projet de « mettre d'abord le Dalai Lama dans un lieu sûr et d'engager les combats après ».

Finalement le 10 mars 1959, les rebelles prirent le prétexte du risque de kidnappage du Dalai Lama par des han lors de sa visite à la Région militaire, pour inciter les masses populaires ignorantes de la vérité à se soulever, à attaquer et à participer à la rébellion. Le 17 mars, le 14ème Dalai Lama et les troupes rebelles forcèrent par la contrainte des Tibétains à s'enfuir avec eux du Tibet et à s'exiler en Inde.

Tous les faits et la vérité montrent que cette rébellion au Tibet était un acte fomenté et comploté depuis longtemps pour séparer et diviser la patrie, qu'elle était préparée, organisée et dirigée directement par le gouvernement local tibétain d'alors et que le 14ème Dalai Lama ne peut échapper à sa responsabilité.

(Bi Hua, Secrétaire Général Adjoint du Centre d'études tibétaines de Chine et Directeur de l'Institut des recherches contemporaines)

--Page spéciale: Les émeutes à Lhassa


Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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