« Il serait préférable d'accorder des permis aux prostitué(e)s chinois(es) et de les soumettre à des examens sanitaires réguliers, ce qui sauvegarderait les droits des femmes et aiderait à résoudre des problèmes sociaux comme la prostitution. Je crois que cela arrivera un jour ou un autre. Je n'ai pas l'intention de légaliser ce commerce de charmes, mais je n'y vois pas un crime. Nous devons traiter cela comme un problème de moralité ou bien une affaire basée sur un acte volontaire, qu'elle soit payée ou non. Nous devons préserver le droit de blâmer ce commerce sous l'angle de la moralité », a dit Mme Li.
« Il est impossible d'éliminer le plus vieux métier du monde par voie de punition judiciaire. Par contre, il passera à la clandestinité et engendrera une série de problèmes sociaux comme l'implication de groupes mafieux et la corruption de la police. En un mot, une solution autre que la punition des prostitués doit être trouvée pour ce problème. »
Elle indique que la législation sur la sexualité doit être conforme à la culture du pays d'origine. Pour la Chine, la réforme juridique doit mettre l'accent sur la critique morale et la prévention des maladies sexuellement transmissibles.
La Chine connaît sans aucun doute une révolution sexuelle, a affirmé Li. Bien que les Chinois n'ont pas formulé la « liberté sexuelle » comme slogan de la libération sexuelle, ils ont en fait mis en pratique cette conduite, a-t-elle dit. Li prévoit que les Chinois rattraperont les Occidentaux en ce sens dans un délai de moins de 20 ans.
08/07/2005