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Mise à jour 30.07.2007 13h52
Lorsque le culte de l'idole devient un mode de vie (3)

Mais le culte d'idoles signifie plus qu'acheter une pléthore de posters et d'albums comme dans les années 90. "Les fans passionnés poursuivent leurs idoles partout où cette dernière se rend", a fait valoir Hu.

Tout au long du concours, le champion de "Happy Boys" Chen Chusheng a été suivi par une foule d'admirateurs venant de tous les coins de la nation afin de l'encourager.

"Nous ne nous connaissons pas les unes les autres mais nous avons l'impression d'être de vieux amis quand nous encourageons et applaudissons notre héro commun" a dit Cao Yongchun, chef designer dans une agence de publicité. Elle s'est rendue à Changsha tous les week-ends de ces dernières semaines afin de regarder les performances live de son idole.

Ce qui lie les jeunes fans ensemble est leur quête commune de l'amitié et de la reconnaissance, a dit le professeur Xia Xueluan, un sociologiste de l'université de Beijing (Pékin). "Lorsqu'ils trouvent leur héro commun, ils ont l'impression de faire partie d'une petite société".

Leurs talentueuses, heureuses et déterminées idoles sont apparemment des lanceurs de mode de la société actuelle qui encourage la compétition ouverte et juste, a dit Wei Wenbin, directeur du bureau provincial de la télévision et de la radio du Hunan.

"Lorsque nous étions enfants dans les années 50, on ne nous a jamais appris à montrer nos dents et à sourire", a-t-il assuré.

Mais certains fans obstinés sont apparemment allés trop loin.

L'obsessive idolâtrie d'une femme de 29 ans envers la star de cinéma de Hong Kong Andy Lau (Liu Dehua) s'est mal terminée après que son père se soit suicidé.

Yang Lijuan, originaire de la province du Gansu, est épris d'Andy Lau depuis l'âge de 16 ans lorsqu'elle a abandonné l'école pour devenir ce qu'elle appelait "fan à temps plein".

Son obsession a criblé de dettes sa famille et son père a vendu la maison et même un de ses reins afin de financer la "carrière" de sa fille.

Cette tragédie a déclenché les huées des experts et du publique au sujet du culte de l'idole, et les critiques se sont posées la question de la conviction et des objectifs de la jeune génération dans une société plus tolérante et plus ouverte.

Un sondage effectué sur un panel de 3000 écoliers du primaire et du secondaire dans la province du Gansu a montré l'année dernière que 98 pourcent des sondées idolâtraient un chanteur de pop, acteur, ou joueur de foot.

Il y dix ans après, les jeunes chinois idolâtraient des hommes d'Etat ou scientifiques.

[1] [2] [3]

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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