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Français>>Vie SocialeMise à jour 24.03.2011 08h42
Quel sera l'avenir de Beijing ? (2)

Regarder en arrière ou en avant ?

Le dilemme de Beijing : devenir une ville mondiale ou s'efforcer de demeurer une ville historique et culturelle ?

Les villes mondiales, aussi appelées « villes géantes » ou « supervilles », sont des villes qui ont, dans les domaines social, économique, culturel ou politique, une influence majeure et directe sur les affaires mondiales. New York, Londres, Paris et Tokyo sont des villes mondiales universellement reconnues et présentent les traits suivants : grande taille, grand mélange culturel, une population nombreuse avec une constitution complexe.

« Parmi ces quatre villes, New York et Tokyo ne sont pas des villes historiques et culturelles, mais des villes plutôt récentes. Seules Paris et Londres, qui ont tant une longue histoire qu'une diversité ouverte, sont un mélange de villes historiques et culturelles et de villes mondiales », analyse M. Tao.

« Si Beijing se veut ville mondiale, il faut se référer en matière d'urbanisme aux villes globales actuelles, et renforcer ses caractères modernes, surtout l'ouverture, la diversité et la tolérance. Les monuments historiques existants doivent bien sûr être convenablement protégés, mais il n'est pas nécessaire de construire de nouveaux «édifices anciens». Il faut aller de l'avant ».

« Si Beijing veut devenir une ville historique et culturelle, elle devra autant que possible rétablir l'aspect de sa vieille ville. Il faudra se tourner vers ses racines, ce qui est évidemment impraticable. Au début de la nouvelle Chine, l'architecte Liang Sicheng avait une idée pour protéger l'ancienne Beijing et construire une nouvelle ville au-delà de l'ancienne cité. Mais son idée ne fut pas adoptée », rappelle M. Tao.

Beijing doit s'intégrer au monde

« Le développement de Beijing doit reposer sur les conditions existantes. C'est une réalité qui doit être respectée. Beijing doit renforcer ses diverses installations nécessaires aux villes mondiales. Sur le plan d'urbanisme, que ce soit des édifices emblématiques ou des signes urbains, ils doivent refléter des valeurs communes de la civilisation humaine moderne, traduire la confiance et la résolution de Beijing à s'intégrer à la civilisation moderne », dit M. Tao.

« Pourquoi s'intégrer à la civilisation moderne, au lieu de retourner à la civilisation historique ? C'est parce qu'une autre distinction entre les villes historiques et culturelles et les villes mondiales réside dans le fait que les premières, telles Chang'an en Chine antique, Athènes en Grèce et Florence lors de la Renaissance, qui cristallisaient la civilisation humaine dans leur âge d'or, ont aujourd'hui perdu leur statut. J'admire l'architecture et la culture pures de Florence. Mais on ne peut pas prétendre qu'elle conduit aujourd'hui le développement de l'histoire humaine ».

« Pour élaborer le plan de développement de Beijing, il faut réfléchir à la relation entre la protection d'une ville historique et culturelle et la construction d'une ville mondiale, à la situation présente de Beijing, ainsi qu'à la relation entre les caractères classiques d'une ville historique et culturelle et les caractères modernes d'une ville mondiale », conclut M. Tao.

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Source: China.org.cn

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