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Français>>InternationalMise à jour 06.07.2011 08h52
L'affaire DSK et « le complot américain » (2)

Premièrement, le FMI s'est efforcé énergiquement d'aider à trouver une solution aux dettes européennes. Durant le premier semestre 2010, la crise de la dette publique, principalement de la Grèce, a balayé toute l'Europe, de sorte que l'économie européenne faisait face à un désastre jamais connu auparavant, en contrecoup de la crise financière internationale avec une dégringolade de l'euro. La zone euro était sur le point de se désagréger. À ce moment critique, le FMI a coopéré avec l'UE pour créer un fonds de secours, dont le montant a atteint 750 milliards d'euros. Le FMI en a fourni un tiers, soit 250 milliards d'euros. La générosité de cette organisation internationale était naturellement inséparable de l'effort de son directeur général. Cette action de secours a aidé la monnaie européenne à surmonter la crise et à retrouver sa stabilité. La position de l'euro s'est consolidée. Un directeur général zélé dans l'intérêt de l'Europe a fortement agacé les décideurs financiers américains.

Deuxièmement, DSK a défié la domination du dollar. Durant son mandat, il a proposé de créer un nouveau panier de monnaies afin de remplacer le dollar comme monnaie de réserve internationale. Sa proposition n'est pas fortuite. La position dominante du dollar dans le système financier mondial a été établie au fur et à mesure du développement du système de libre-échange dans le monde. Mais ces dernières années, l'ascension des économies émergentes et la crise financière balayant le monde entier prouvent que l'ordre monétaire international centré sur le dollar n'est plus adapté à la situation économique et financière. Par conséquent, il est nécessaire d'envisager la mise au point d'un plan de long terme visant à créer un nouvel ordre et un nouveau système financiers internationaux. Dans cette conjoncture, DSK a proposé de prendre en considération la création d'une nouvelle monnaie de réserve internationale. D'autre part, il a suggéré que le FMI devienne une banque centrale d'ordre mondial et non pas une brigade de sapeurs-pompiers financiers comme c'est le cas actuellement. Sa proposition s'est heurtée immédiatement à une critique véhémente de Washington et à sa ferme opposition, car cette suggestion porterait atteinte aux intérêts fondamentaux des États-Unis. Si cette proposition était mise en pratique, une grande partie de la dette publique des États-Unis ne trouverait pas preneur et ils ne pourraient plus emprunter pour rembourser leurs anciennes dettes.

Troisièmement, DSK a proposé fermement de réformer le FMI. Constatant que les pays émergents jouent un rôle de plus en plus important dans la gouvernance économique mondiale, il a appelé à donner une meilleure voix aux pays émergents au sein de l'institution, et à considérer cela comme une partie de sa réforme constitutionnelle. De toute évidence, cette position faisait peser une menace sur la position des États-Unis au sein du FMI, car celui-ci en est le seul membre détenant un droit de veto.

Quatrièmement, DSK rejette le « consensus de Washington ». Dans les années 1980, prenant appui sur la théorie néolibérale de l'école de Chicago, les trois grands établissements financiers de Washington, le FMI, la Banque mondiale et le ministère américain des Finances, ont encouragé une politique économique néolibérale favorable à une intervention minime de l'État. Cette politique est appelée le « consensus de Washington ». Dans un discours prononcé en avril 2011, DSK a réfléchi sur les leçons tirées de la crise monétaire de 2008-2009, et a estimé que la théorie de développement basée sur le libre marché, qui a occupé une position dominante dans le monde ces trente dernières années, était obsolète et devait être entièrement revue. Quand nous mettrons au point un encadrement macroéconomique pour un monde nouveau, a déclaré DSK, la balance devrait pencher un tout petit peu plus pour l'État que pour le marché. Les idées de DSK nuisent de toute évidence aux intérêts des États-Unis, car le « consensus de Washington » consiste essentiellement à sauvegarder l'hégémonie économique des États-Unis, et le FMI est essentiellement dépendant du pays. Il ne s'agit pas d'un établissement de gouvernance mondiale impartiale.

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Source: China.org.cn

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