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Français>>EnvironnementMise à jour 18.09.2009 10h31
L'industrialisation à faible taux de carbone « possible, mais difficile »

Un rapport de recherche publié par les experts chinois de l'énergie mercredi suggère que la Chine pourrait éventuellement suivre un chemin de l'industrialisation à faible niveau de carbone, mais cette tâche sera difficile à réaliser.

Selon le rapport, il y aurait encore une augmentation des émissions de gaz à effet de serre en Chine alors qu'elle se trouve sur la voie de l'industrialisation et de l'urbanisation. Mais si elle trouve une voie de développement à faible taux carbone, qui correspond à la réalité, le taux des émissions pourrait augmenter plus lentement ou baisser.

Le rapport a été publié par un groupe de recherche de l'Institut de recherche sur l'énergie, la Commission nationale du développement et des réformes et 10 autres institutions. Plus de 100 chercheurs ont participé à l'étude.

La Chine s'est fixé l'objectif de devenir un pays industrialisé et un pays développé d'ici 2050.

Le rapport a mis en garde que le mode actuel du développement économique chinois ne pourrait pas se maintenir même si elle a connu une croissance moyenne de 10% par an au cours des 30 dernières années depuis que le pays a adopté sa politique d'ouverture.

Le rapport indique que la consommation énergétique totale du pays devrait dépasser les 100 milliards de tonnes de charbon standard d'ici 2050, dépassant de loin la capacité globale, si le calcul est fondé sur une croissance de la consommation d'énergie entre 2002 et 2008. Le chiffre serait d'environ 27 milliards de tonnes de charbon standard, plus que la consommation mondiale de l'année dernière de 16,1 milliards de tonnes, si l'on se base sur la croissance pendant la période 1978-2008.

Même si la Chine se transforme en un pays d'efficacité énergétique encore plus élevée que le Japon d'aujourd'hui, la consommation d'énergie atteindrait toujours 7,8 milliards de tonnes de charbon standard d'ici 2050 et les émissions de gaz à effet de serre seraient de 17 milliards de tonnes, selon le rapport.

Les experts ont élaboré trois scénarios différents en guise de solution: l'économie d'énergie, la faible émission de carbone et le renforcement des processus à faible taux de carbone. Pour chaque scénario les exigences du pays en matière de l'énergie et les émissions de dioxyde de carbone seraient sensiblement différentes.

Dans le premier scénario, le pays continue à déployer ses efforts d'économie d'énergie efficace, mais il ne tient pas compte des solutions particulières concernant les changements climatiques. Sa demande d'énergie augmentera de 2,25 milliards de tonnes de charbon en 2005 à 6,69 milliards en 2050. Les émissions de dioxyde de carbone augmenteraient de 5,2 milliards de tonnes à 12,2 milliards de tonnes.

Dans le deuxième scénario, le pays change son développement économique et les modèles de consommation pour des formes plus intensives et renforce les avancées technologiques par le biais d'une application à grande échelle des énergies renouvelables et propres. La demande d'énergie en 2050 va baisser jusqu'à 5,56 milliards de tonnes de charbon standard du premier scénario et les émissions de dioxyde de carbone diminueraient jusqu'à 8,7 milliards de tonnes.

Dans le troisième scénario, la Chine apporte une contribution plus grande à l'économie à faible taux de carbone, tandis que les percées technologiques, telles que le captage et stockage du carbone, sont gérées efficacement en coopération entre les pays développés et les pays en développement. La demande d'énergie en 2050 baisserait encore jusqu'à 5,02 milliards de tonnes de charbon standard comparé au deuxième scénario et les émissions de dioxyde de carbone baisseraient jusqu'au même niveau qu'en 2005.

Hu Xiulian, chercheur de l'institut et directeur du bureau des projets, a déclaré: "Nous avons fait des hypothèses audacieuses au sujet du développement de nouvelles technologies de l'énergie et déployé des efforts internationaux au cours de notre analyse de scénarios. Mais, en réalité, nous avons vu de grands défis et des difficultés dans la réalisation de ces scénarios."

Pour suivre la voie du développement à faible intensité de carbone, le rapport mentionne que la Chine doit diversifier sa structure centrée sur l'énergie thermique, dans laquelle le charbon, le pétrole et le gaz ainsi que les énergies nouvelles devront apporter une contribution à parts égales.

Le pays a dû former un modèle de consommation rationnelle, choisir des structures de production de l'énergie efficaces et respectueuses de l'environnement et stimuler les innovations techniques pour construire une industrie d'énergie efficace.

Au cours des 11 prochaines années, lorsque les moyens de subsistance de la population devraient s'améliorer grandement, des changements dans le mode de vie seront également très importants pour réaliser l'objectif de faible taux de carbone, mentionne le rapport.

La Chine pourrait réduire l'intensité des émissions de dioxyde de carbone avec une politique persistante de l'économie d'énergie et une réduction des émissions, selon les experts.

Mais le rapport affirme: "Sans les transferts de technologie durable à long terme et le soutien financier de l'étranger, il sera difficile pour la Chine de réduire considérablement les émissions de dioxyde de carbone."

Le document a admis l'existence d'incertitudes dans l'évolution de la prise de conscience à la fois du gouvernement et du peuple, de l'innovation technique, de l'investissement et de la coopération internationale.

Les experts estiment que la Chine devrait dépenser annuellement un 1 trillion de yuans supplémentaires ($ 146.45 milliards) sur le développement à faible émission de carbone. Qui va payer et comment utiliser cet investissement ? Cela reste une grande question.

Le professeur He Jiankun, qui est chef adjoint de la Commission d'experts nationaux sur le changement climatique, a déclaré lors de la présentation du rapport que la Chine devrait explorer une voie de l'industrialisation différente de tous les pays développés si elle a choisi un développement à faible taux de carbone.

"Il n'y a aucun modèle à suivre dans le monde d'aujourd'hui. C'est pourquoi c'est un grand défi et une tâche difficile", a-t-il dit.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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