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Français>>EnvironnementMise à jour 07.10.2010 10h22
Les pays développés appelés à promouvoir fortement les négociations climatiques

Su Wei, chef de la délégation chinoise aux négociations climatiques de l'ONU, a appelé mardi les pays développés à intensifier leurs efforts dans la promotion des négociations climatiques et à considérer le changement climatique comme une tâche "urgente".

"Les pays développés sont à la traîne en matière de lutte contre le changement climatique. C'est pourquoi aucune percée dans ce domaine n'a encore été réalisée", a-t-il fait remarquer.

Un nouveau cycle de négociations de l'ONU sur le changement climatique a lieu actuellement dans la municipalité de Tianjin (nord). Celui-ci vise à préparer le prochain sommet de Cancun, au Mexique.

L'Union européenne s'efforce de réduire les gaz à effet de serre de 20% d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990. Les Etats-Unis s'engagent également à réduire leurs émissions de carbone de 17% d'ici 2020 par rapport au niveau de 2005.

"Ces réductions sont un signe positif, mais ces objectifs sont encore loin en deçà des attentes des pays en développement et ne suffisent pas à réaliser l'objectif de diminuer les températures mondiales de 2 degrés Celsius", a-t-il indiqué.

Les pays développés doivent assumer leurs responsabilités car 80% des émissions accumulées sur la terre ont été produites par eux au cours des 200 dernières années, a-t-il souligné.

Les pays développés doivent réduire encore plus leurs émissions et laisser plus de marge de manoeuvre à ceux en voie de développement, qui doivent encore industrialiser leurs économies, éradiquer la pauvreté et augmenter le niveau de vie de leur population, a-t-il poursuivi.

Le financement, un autre problème majeur selon Su Wei, sera étroitement surveillé au prochain sommet de Cancun.

Dans l'Accord de Copenhague conclu en décembre dernier, les pays développés se sont engagés à verser 10 milliards de dollars par an pour aider les pays pauvres à lutter contre le changement climatique pendant les trois prochaines années. Cette "voie accélérée" vise à accroître l'aide à 100 milliards de dollars par an en 2020.

Su Wei a suggéré "qu'un conseil d'administration", représentant toutes les parties de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), sera mis en place pour gérer et distribuer ces fonds entre les différents pays afin de lutter contre le changement climatique.

En même temps, il a déconseillé aux pays développés de fixer de nouveaux labels pour les programmes déjà existants, avant d'appeler les Etats à honorer leur engagement qui est de rétablir la confiance entre les différentes parties.

Il a également appelé les pays développés à déployer plus d'efforts pour promouvoir les échanges technologiques.

Certains pays en développement ont déjà procédé à des réductions des émissions sans l'aide promise des pays développés, a-t-il également indiqué.

La Chine en est un exemple, a-t-il fait savoir. Le gouvernement chinois a annoncé fin 2009 ses objectifs d'émission, qui inclurait une réduction de l'intensité des émissions de dioxyde de carbone par unité du PIB de 40-45% d'ici 2020 par rapport au niveau de 2005.

La Chine projette également d'augmenter d'ici 2020 la part des combustibles non-fossiles dans la consommation d'énergie primaire d'environ 15% et la superficie de terre forestière à 40 millions d'hectares.

Bien que la tâche soit ardue, la Chine est déterminée à remplir cet engagement, a déclaré Su Wei, avant d'ajouter que la réduction des émissions se conforme également à la stratégie de croissance durable du pays.

Source: xinhua

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