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Français>>EnvironnementMise à jour 03.12.2010 09h13
La Conférence de Cancun : les pays développés sont les principaux responsables du changement climatique

Lors de la Conférence internationale de Cancun sur le changement climatique en cours actuellement au Mexique, le Japon, qui s'oppose ouvertement à la prolongation du protocole de Kyoto, a fait l'objet d'une critique de la part de divers participants. A cet effet, des spécialistes ont fait des analyses indiquant que vu sous l'aspect historique, les Etats-Unis, le Japon et d'autres pays développés qui ont été les premiers à réaliser l'industrialisation portent des responsabilités irrécusables dans l'accumulation des émissions de carbone. Vu sous l'angle de la réalité, ont-ils fait remarquer, leurs émissions par personne se positionnent toujours aux premiers rangs dans le monde, d'autant plus que ces émissions émanent, dans la plupart des cas, d'une consommation excessive. Aussi, les pays développés sont-ils les principaux responsables des rejets de carbone et doivent-ils être les premiers à diminuer leurs émissions.

Le chercheur Wang Ruobin de l'Institut de recherche sur les questions internationales de Chine, a déclaré que les Etats-Unis et d'autres pays développés, passant outre les faits historiques et la réalité, ont formulé des demandes irraisonnables aux pays en développement dont la Chine au lieu d'agir les premiers à prendre l'engagement de diminuer leurs émissions. Wang Ruibin :

« Les Etats-Unis sont jusqu'ici l'un des pays qui émettent le plus de carbone dans le monde. En prenant leur engagement, les Etats-Unis ont demandé aux pays qui se développent plus rapidement sur le plan économique comme la Chine et l'Inde de faire aussi un engagement. Il convient de souligner que cette demande n'est pas bien fondée. Premièrement, ces pays sont toujours en voie de développement. Conformément aux principes définis dans la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique et le Protocole de Kyoto, ces pays n'assument pas la tâche de diminuer quantitativement les émissions. En second lieu, les Etats-Unis prennent l'engagement de ces pays comme condition préalable de leur propre engagement. Par conséquent, il s'agit d'une demande irraisonnable. »

Dans le domaine du commerce international, les pays développés se servent des émissions de carbone et de la réponse au changement climatique comme arguments et prétextes dans l'élaboration d'une nouvelle règlementation. En juin de l'année dernière, le Congrès américain avait adopté la Loi sur les nouvelles énergies et la sécurité. Aux termes de ce projet de loi, à compter de 2020, les Etats-Unis percevront la taxe de réajustement de frontière des pays qui ne respectent pas le quota des émissions de carbone. A partir de 2012, l'Union européenne inclura plus de 2 000 compagnies d'aviation dans son système des transactions de carbone. Autrement dit, tout avion qui survolera les territoires de l'Union européenne devra payer des frais pour ses émissions de gaz à effet de serre. Cependant, les engagements pris par les pays développés occidentaux sur la fourniture des fonds et des techniques aux pays en développement ne se concrétisent toujours pas, ce qui présente vraiment un contraste frappant. Wang Ruibin :

« Au cours des négociations menées dans le cadre des Nations unies sur le changement climatique, un principe auquel s'en est dégagé consiste à accorder des fonds et des techniques aux pays en développement afin d'accroître la capacité de ces derniers face au changement climatique. C'est aussi un des engagements pris par les pays développés à l'égard des pays en développement. Mais la réalité est loin d'être satisfaisante. Lors de la conclusion de l'accord, l'année dernière à Copenhague, les Etats-Unis se sont engagés à fournir annuellement 100 milliards de dollars de fonds auxquels doivent s'ajouter 30 milliards de dollars comme fonds de démarrage. Or jusqu'ici, ces deux engagements n'ont pas été réalisés. »

Bref, certains pays développés s'efforcent d'affaiblir les normes de leurs propres émissions et d'affaiblir ainsi leurs obligations de fournir des fonds et de transférer des technologies aux pays en développement. De surcroît, ils s'emploient à faire supporter la charge de la diminution des rejets aux pays en développement tout en insistant sur la « responsabilité commune » de ces derniers, et ce dans l'intention de se soustraire au cadre des pourparlers du Protocole de Kyoto et de parvenir à une autre convention juridique et unique incluant tous les pays du monde.

Le chef adjoint de la délégation chinoise participant à la Conférence de Cancun, Huang Huikang, a déclaré que la Convention cadre des Nations unis sur le changement climatique et le Protocole de Kyoto reflètent les consensus auxquels étaient parvenus les négociations sur le climat à l'issu de longs efforts. Ce sera une action allant à contre-courant, si certains pays tentent de les abandonner pour un nouveau document juridique. Il a appelé les pays développés à faire preuve de la sagesse politique afin d'assurer le succès des négociations.

Source: CRI

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