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Français>>EnvironnementMise à jour 03.12.2010 09h14
La Conférence de Cancun : la réussite dépend de l'adhésion au principe de responsabilité commune mais différenciée

La 16ème Conférence des parties contractantes de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique et aussi la 6ème Conférence des parties contractantes du Protocole de Kyoto se déroule actuellement à Cancun, une ville balnéaire au Mexique. Y participent les officiels gouvernementaux de quelques 200 pays et régions, des chercheurs ainsi que des membres d'organisations non gouvernementales. Ils procédent actuellement à des consultations sur le changement climatique. Selon des analystes, la réussite de la conférence dépend de l'adhésion au principe de responsabilité commune mais différenciée. Les diverses parties doivent conjuguer leurs efforts pour faire avancer les pourparlers sur le changement climatique, conformément à l'esprit consistant à s'entraider quand on est sur le même bateau, à donner la mesure de toutes ses capacités pour chacun et à renforcer la coopération.

Du fait que la Chine a dépassé les Etats-Unis et est devenue le pays qui émet le plus de carbone dans le monde, certains pays lui demandent d'assumer une plus grande responsabilité, qui est en effet au-delà de sa capacité. Le professeur Zou Ji travaille à l'Institut de recherche sur l'économie environnementale rattaché à l'Université du Peuple de Chine. Il a déjà participé à une dizaine de négociations sur le changement climatique. Il a fait remarquer qu'en ce qui concerne la diminution des rejets de carbone, on ne doit pas se borner au volume global sans tenir compte du volume en moyenne par personne, ni fixer seulement le regard sur l'état actuel sans tenir compte des séquelles léguées par l'histoire. Il est primordial de s'en tenir au principe de responsabilité commune mais différenciée. On l'écoute :

« Le point de vue qui se borne à la comparaison du volume global des émissions de carbone d'un pays est incomplet. En Chine, les émissions par personne se situent à cinq tonnes environ. Cependant celles dans l'Union européenne et au Japon s'établissent à dix tonnes et aux Etats-Unis, elles se trouvent au niveau de vingt tonnes. Dans le même temps, il n'y a aucune raison de laisser de côté les responsabilités historiques. Les rejets du gaz à effet de serre que les pays industrialisés et les pays développés ont émis antérieurement ont causé le changement climatique. C'est un fait indéniables. »

A en juger par les normes élaborées par les Nations unies, la Chine demeure toujours un pays en développement, qui compte encore une population pauvre de plus de 100 millions de personnes. La tâche qui incombe au pays d'éliminer la pauvreté et d'améliorer les conditions de vie du peuple est assez ardue. Or, conformément à l'esprit de responsabilité vis-à-vis de son peuple et du reste de l'humanité, la Chine, aux dépens du rythme de son développement économique, a travaillé sans ménager ses efforts pour économiser l'énergie et diminuer les rejets des matières polluantes durant les cinq années écoulées. A la fin de cette année, la consommation énergétique par unité du PIB (produit intérieur brut) a été en baisse de 20% pendant cette période, ce qui équivaut à une économie de 600 millions de tonnes de charbon Tec et une diminution de 1,5 milliards de tonnes de dioxyde de carbone. Le professeur Zou Ji a insisté sur le fait qu'en sa qualité de pays en développement, la Chine a fait de son possible pour la diminution des rejets de substances polluantes. Zou Xiang :

« La Chine a pris clairement conscience de son avenir. Sa compétitivité, son espoir et son dynamisme sont étroitement liés à la protection du climat planétaire et du contrôle du gaz à effet de serre. Elle a annoncé qu'en 2020, elle réduira de 40 à 45% de ses émissions de dioxyde de carbone sur la base de l'année 2005. Qui plus est, ses efforts ont été réels et significatifs dans des domaines concrets comme le développement des énergies renouvelables, le reboisement, les économies d'énergie, la diminution des rejets polluants et la fermeture des capacités jugées superflues dans des secteurs et des usines polluantes. »

Les pourparlers sur le changement climatique concernent le rythme de développement socio-économique d'un pays et touchent directement aux intérêts de toutes les parties quelles qu'elles soient. C'est la raison pour laquelle ils piétinent péniblement malgré les efforts consacrés déjà plus de vingt ans. Lors de la Conférence de Copenhague, les participants sont parvenus à un consensus selon lequel les pays développés s'engagent à fournir aux pays en développement 30 milliards de dollars de fonds de démarrage avant 2012 et à leur fournir 100 milliards de dollars de fonds à long terme. A la veille de l'ouverture de la présente conférence, nombreux sont des pays en développement qui ont souhaité que les aides financières et techniques promises par les pays développés soient concrétisées. A ce propos, le professeur Zou Ji a fait remarquer que pour remédier à l'état de la dégradation climatique, il importe que les pays développés fournissent de façon préférentielle aux pays en développement des fonds et des technologies de carbone sobre.

Source: CRI

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