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Français>>EnvironnementMise à jour 02.03.2011 08h22
Publication de nouveaux standards écologiques pour l'exploitation des terres rares

De nouveaux standards plus respectueux de l'environnement encadrant la production des terres rares, notamment en matière de polluants, ont été publiés le 28 février afin d'assurer le développement durable de ce secteur.

Ces règles, qui seront appliquées dès le 1er octobre, définissent des limites d'émissions très strictes qui auront un impact probable sur au moins 60 % des entreprises de cette industrie. Elles pourraient également permettre de consolider le secteur, explique-t-on.

Les terres rares, dont la classification comprend 17 éléments, sont utilisées dans un grand nombre d'industries de hautes technologies, de la production d'éoliennes aux voitures hybrides, en passant par les missiles. La Chine extrait aujourd'hui 97 % de la production mondiale de ces métaux, malgré le fait que le pays n'en possède que 36 % des ressources.

Un cadre de la compagnie Guangzhou Rare Earth Mineral Industry explique, sous réserve d'anonymat, qu'au moins 60 % des producteurs auront du mal à répondre à ces standards, et souffriront d'une hausse des coûts de production en tentant de les implémenter.

« Ceci aura pour effet d'accroître le prix des terres rares à l'exportation », ajoute-t-il.

Selon ces standards, les entreprises devront investir davantage dans les installations de traitement des polluants. Ces investissements permettront d'avoir une image plus juste du véritable coût écologique et financier de l'industrie, indique Wu Xiaoqing, vice-ministre de la Protection de l'environnement.

Vu l'étendue de la production actuelle (150 000 tonnes de terres rares par an), Wu estime que l'industrie aura besoin d'au moins 1,5 milliard de yuans (165 millions d'euros) d'investissements pour construire des usines de traitement des eaux usées. L'exploitation de ces installations coûtera ensuite 280 millions de yuans par an.

500 millions de yuans supplémentaires seront également nécessaires pour les équipements de traitement des gaz rejetés, avec un coût annuel de 30 millions de yuans.

Les anciens standards environnementaux entourant l'exploitation minière et la production lucrative de ces minerais étaient loin d'être suffisants, et n'encadraient pas assez certains polluants ou substances radioactives, précise Wu.

Cette année, la Chine a produit 103 900 tonnes de terres rares, générant plus de 25 millions de tonnes d'eaux usées.

Les mines illégales, couplées à une production excessive et irrationnelle, ont engendré une dégradation sévère de l'environnement, et ont entraîné un appauvrissement rapide des réserves, ajoute le vice-ministre.

Les entreprises existantes bénéficieront d'une période de grâce de deux ans à compter de l'entrée en vigueur des standards, mais les nouveaux venus devront les appliquer immédiatement.

Afin d'empêcher les compagnies de « diluer » leurs émissions, des volumes de référence pour les eaux usées et les rejets de gaz seront également publiés. Les entreprises devront rester sous ces limites, prévient un communiqué publié sur le site officiel du ministère.

« Les petites et moyennes fonderies qui ne pourront pas répondre aux nouveaux standards seront probablement rachetées par les plus grandes, encourageant ainsi la consolidation du secteur », prévoit Wang Zhenhua, secrétaire général de la Société des terres rares de Shanghai.

Cependant, les changements ne devraient pas avoir un impact trop important sur les grandes compagnies, étant donné que ces dernières ont déjà adopté des mesures environnementales strictes, explique He Guoxin, directeur du Département chargé du développement durable auprès du groupe Hunan Nonferrous Metals.

Un certain nombre de mesures avaient déjà été introduites pour protéger les terres rares. Le 16 février, le Conseil des affaires d'État a annoncé l'adoption de politiques d'exploitation minière plus strictes et de quotas annuels de production et d'exportation raisonnables pour mettre fin à la surexploitation du secteur.

En vue d'assurer un développement durable, le pays a notamment décidé de réduire de 11 % ses quotas d'exportation pour les premières livraisons de l'année, après avoir déjà coupé de 30 à 40 % ses exportations en 2010.

Source: China.org.cn

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