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Français>>EnvironnementMise à jour 06.04.2011 07h54
OMM : déperdition record d'ozone stratosphérique au-dessus de l'Arctique au printemps 2011

L'Organisation métérologique mondiale (OMM) a annoncé mardi que la destruction de la couche d'ozone a atteint des records au-dessus de l'Arctique au printemps 2011 et que cette déperdition record s'est produite en dépit d'un accord international qui a permis de réduire considérablement la production et la consommation de substances destructrices d'ozone.

La destruction de la couche d'ozone, qui protège les organismes vivants des effets nocifs du rayonnement ultraviolet, est provoquée par la persistance dans l'atmosphère de substances nocives pour ce gaz et d'un hiver très froid au niveau de la stratosphère,deuxième grande couche de l'atmosphère terrestre située juste audessus de la troposphère.

Selon l'OMM, en raison de la longue durée de vie de ces composés dans l'atmosphère, il faudra attendre plusieurs dizaines d'années avant que leurs concentrations reviennent aux niveaux d'avant 1980, objectif fixé dans le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone.

Les observations effectuées à partir du sol et par ballonsonde au-dessus de l'Arctique ainsi que par satellite révèlent que la colonne d'ozone a accusé une déperdition d'environ 40 % dans cette région entre le début de l'hiver et la fin du mois de mars. Le précédent record en matière de destruction d'ozone était une perte d'environ 30 % sur tout un hiver.

En Antarctique, le fameux trou dans la couche d'ozone est un phénomène annuel qui survient en hiver et au printemps à cause des températures extrêmement basses qui règnent dans la stratosphère, alors que dans l'Arctique, les conditions météorologiques varient beaucoup plus d'une année sur l'autre et les températures sont toujours plus élevées que dans l'Antarctique. C'est ainsi que certains hivers arctiques se caractérisent par une déperdition d'ozone quasi nulle alors que d'autres années, la persistance de basses températures stratosphériques après la fin de la nuit polaire peut entraîner parfois une destruction importante de ce gaz, a expliqué l'OMM.

Le degré de destruction de la couche d'ozone en 2011 au-dessus de l'Arctique est sans précédent mais l'on pouvait s'y attendre. Les spécialistes de l'ozone ont en effet annoncé qu'une forte déperdition d'ozone au-dessus de l'Arctique était possible dans le cas d'un hiver stratosphérique stable et froid. La destruction de l'ozone stratosphérique survient dans les régions polaires lorsque la température descend au-dessous de 78°C, ce qui entraîne la formation de nuages dans la stratosphère. Les réactions chimiques qui convertissent des gaz réservoirs inoffensifs tels que l'acide chlorhydrique en gaz nocifs pour l'ozone se produisent sur les particules nuageuses. Il s'ensuit une destruction rapide de l'ozone pour autant que la lumière du soleil soit présente.

Comme l'a déclaré le secrétaire général de l'OMM, M. Michel Jarraud, "la stratosphère arctique demeure exposée à l'action destructrice des agents de raréfaction de l'ozone d'origine anthropique, mais le degré de destruction de l'ozone auquel on assiste au cours d'un hiver donné dépend des conditions météorologiques. La raréfaction de l'ozone constatée cette année montre que nous devons rester vigilants et suivre de près la situation dans l'Arctique ces prochaines années".

Source: xinhua

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