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Français>>EnvironnementMise à jour 06.04.2011 09h42
Les eaux radioactives en provenance du Japon ne devraient pas constituer un grand danger pour la Chine

Les autorités chinoises ont annoncé mardi que le pays n'était pas sous la menace immédiate d'une pollution radioactive résultant du projet du Japon de relâcher 11 500 tonnes d'eaux radioactives dans la mer.

Lundi, Tokyo Electric Power a dévoilé son projet de déverser dans l'Océan Pacifique des eaux radioactives provenant de la centrale nucléaire Daiichi à Fukushima, qui laisse échapper des radiations depuis qu'elle a été endommagée par un tsunami le mois dernier. Cette décision a été prise pour assurer que l'espace de stockage de la centrale peut être utilisé pour contenir davantage d'eaux contaminées.

Yu Fujiang, Directeur adjoint du Centre de Prévisions Environnementales Marines de l'Administration Océanique d'Etat, a dit que jusqu'à présent, les matières radioactives ayant atteint la Chine ne sont venues que par le biais des courants d'air, pas par la mer.

D'après M. Yu, le déversement d'eaux radioactives par le Japon ne devrait pas affecter directement les eaux chinoises dans un avenir immédiat, mais les conséquences à long terme restent pour l'heure inconnues.

Il a dit que le Comité National de Coordination Nucléaire d'Urgence Nucléaire restait vigilant sur la situation d'urgence nucléaire au Japon, qu'il surveillait soigneusement les niveaux de radiation dans toute la Chine et donnait en temps et en heure au public des informations sur ce qui a été découvert.

Zhu Hanmin, un chercheur sur la protection contre les radiations et la sécurité nucléaire au Centre Chinois pour le Contrôle et la Prévention des Maladies, a également dit que la décision japonaise de relâcher des eaux radioactives n'affecterait pas immédiatement les eaux chinoises. Il a expliqué que le niveau de radiation des eaux déversées est bas et que les courants marins emporteraient ces eaux vers l'Est, loin de la Chine.

Au moment où les radiations atteindront la Chine, elles seront diluées. M. Zhu dit qu'il estime qu'il n'y a guère de danger à craindre de l'iode-131, dont la demi-vie radioactive est d'environ huit jours, ni des élements similaires qui ne seront présents qu'en faible quantité.

Cependant, Yoichi Enokida, Professeur de sciences des matériaux à l’Ecole d'Ingénierie de l'Université de Nagoya, dont les propos ont été cités par l'Associated Press, a précisé que les eaux déversées ne contenaient pas que de l'iode. Elles contiennent aussi du cesium-137, dont la demi-vie est beaucoup plus longue.

Ces deux substances peuvent s'accumuler dans la chair des poissons, bien que la demi-vie de l'iode, courte, veut dire qu'elle n'y restera pas très longtemps. Quant au césium, ses effets probables à long terme ont besoin de faire l'objet de davantage de recherches pour être connus.

« Il est extrêmement important d'adopter un plan pour réduire le déversement des eaux contaminées aussitôt que possible », a t-il dit.

L'urgence nucléaire a conduit mardi le Gouvernement japonais à établir pour la première fois un niveau standard acceptable de radiations pour le poisson, d'après un article de l'Associated Press. Certains poissons pêchés vendredi dernier au large des eaux côtières du Japon auraient dépassé la limite nouvellement fixée, pour peu qu'elle eût été déjà établie alors.

Qiu Yongsong, chercheur à l'Institut de Recherche sur la Pêche en Mer de Chine Méridionale, dit que les tests de radiations devraient être menés plus strictement sur la prochaine pêche provenant des zones de pêche de Hokkaido, dans le Nord-Ouest de l'Océan Pacifique. Les produits de la mer, a t-elle expliqué, peuvent constituer plus d'un danger, les substances radioactives devenant de plus en plus concentrées dans l'organisme des animaux marins, a rapporté lundi le Mirror, de Beijing.

Dans le même temps, les importateurs de produits de la mer japonais risquent probablement de souffrir mille maux du fait de l'urgence nucléaire, d'après les experts du secteur.

Yu Jun, gérant d'une entreprise qui distribue des ingrédients alimentaires japonais à Shanghai, a ainsi dit que ses affaires avaient déjà connu une chute après le séisme qui a frappé le Japon le mois dernier. Et il s'attend à ce que plus de clients soient tentés de fuir ces produits suite à la décision du Japon de relâcher des eaux contaminées dans l'océan.

Depuis le 2 avril après la publication de rapports disant que des eaux contaminées s'écoulaient de la centrale nucléaire japonaise, de nombreux micro-bloggueurs sur sina.com.cn ont posté des messages avertissant des dangers posés par les produits de la mer.

Des articles parus plus tôt avaient également signalé que de nombreux supermarchés et restaurants en Chine avaient décidé d'éviter l'utilisation de produits alimentaires japonais en réponse aux inquiétudes des clients au sujet des radiations.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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