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Français>>EnvironnementMise à jour 08.06.2011 08h17
Ouverture à Bonn de la deuxième session des pourparlers de l'ONU sur le changement climatique

La deuxième session des pourparlers de l'ONU sur le changement climatique s'est ouverte lundi à Bonn, en Allemagne, alors que la sonnette d'alarme est une nouvelle fois tirée et que les signes de plus en plus nets de réchauffement planétaire devraient inciter les délégués présents à redoubler d'efforts pour s'attaquer au problème.

La rencontre de Bonn, qui rassemble au moins 3 000 personnes venues de plus de 180 pays, vise à préparer le terrain pour la conférence de l'ONU de niveau ministériel sur le climat, prévue à Durban, en Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre 2011.

La réunion de Bonn a lieu alors que l'Agence internationale de l'Energie a averti que les émissions mondiales de carbone liées à l'énergie avaient atteint un niveau record en 2010, contrairement aux estimations générales selon lesquelles les émissions des gaz à effet de serre allaient baisser en raison de la récession économique et des décennies d'efforts en faveur de la réduction des émissions.

Dans son discours d'ouverture, Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention cadre de l'ONU sur le changement climatique (CCNUCC, ou UNFCCC en anglais), a déclaré que la "vérité dérangeante" devait inciter toutes les parties à "engager le monde sur la bonne voie en vue d'éviter les dangers du changement climatique".

Mme Figueres a invité à cette occasion les négociateurs à travailler dur ces deux prochaines semaines afin de "clarifier l'architecture du futur régime international relatif à la question climatique".

Ils doivent aussi discuter des "arrangements institutionnels" sur l'adaptation, la réduction et la technologie ainsi que sur le nouveau mécanisme financier pour la question climatique - le Fonds vert pour le climat, initialement proposé à Cancun pour aider les pays pauvres à faire face aux changements climatiques et à évoluer vers des fonctionnements économiques à faibles émissions de carbone, a-t-elle rappelé.

"Les gouvernements ont un programme très ambitieux qui couvre tout à la fois les aspects opérationnels, stratégiques, politiques et légaux", a noté Mme Figueres, et tous ces volets "sont sur la table, ici, à Bonn", a-t-elle poursuivi.

"Maintenant, plus que jamais, il importe que tous les efforts soient mobilisés pour être à la hauteur" de l'engagement collectif des pays à limiter l'élévation moyenne de la température à deux degrés Celsius au maximum", a-t-elle ajouté.

Une autre question clé inscrite à l'ordre du jour de la rencontre de Bonn concerne l'avenir du Protocole de Kyoto qui expirera en 2012, qui est jusqu'ici le seul accord en matière de climat fixant des objectifs légalement contraignants de réduction des émissions pour les pays développés.

La Russie, le Japon et le Canada ont laissé entendre qu'ils ne prolongeraient pas leurs engagements après 2012, à moins que les pays émergents comme la Chine, l'Inde et le Brésil n'acceptent des obligations similaires relativement aux limites d'émissions à ne pas dépasser. Les Etats-Unis, qui refusent de ratifier l'accord de Kyoto, ont déclaré qu'ils n'accepteraient que les obligations légales engageant toutes les grandes économies.

Quant à l'Union européenne, elle dit qu'elle ne renouvèlera le Protocole de Kyoto que si les autres grandes économies s'engagent à réduire considérablement leurs émissions dans le cadre d'un accord global basé sur "l'architecture" de Kyoto.

De leur côté, les pays en développement, dont le Groupe des 77 et la Chine, insistent sur la nécessité de renouveler le Protocole de Kyoto, jugeant que son prolongement est une obligation non négociable.

La plupart des experts estiment que tout comme les sommets de Copenhague et de Cancun ainsi que la dernière session des pourparlers de Bangkok en avril, Bonn ne devrait guère progresser sur la question du Protocole de Kyoto par les temps qui courent, alors que les divergences qui séparent les pays développés et des pays en développement depuis des dizaines d'années ne sont pas prêtes d'être surmontées.

Source: xinhua

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