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Français>>EnvironnementMise à jour 22.06.2011 08h41
L'environnement fragile du plateau du Tibet sera protégé

Le Conseil des Affaires d'Etat a publié jeudi dernier un vaste programme pour les 20 prochaines années afin de protéger l'environnement et l'écosystème du plateau Qinghai-Tibet.

Selon un communiqué publié sur le site du ministère de la protection de l'Environnement, « le plateau Qinghai-Tibet doit relever de sérieux défis liés à son environnement naturel complexe et fragile et à la structure économique déséquilibrée de la région ».

Renforcer la protection de l'environnement dans cette région afin « de maintenir la stabilité, l'unité ethnique et la construction d'une société aisée » est un défi de taille, précise le communiqué.

Le programme concerne la région autonome du Tibet et la province du Qinghai, ainsi que certaines zones de la région autonome ouïgoure du Xinjiang, et des provinces du Sichuan, du Yunnan et du Gansu.

Le programme a défini une feuille de route en trois phases : avant 2015, la dégradation et la pollution de l'écosystème devraient être stoppées avec efficacité; en 2020, la région devrait sans réserve adopter un modèle de développement équilibré, qui se concentre sur la croissance économique et la protection des écosystèmes, avec une amélioration globale de la qualité de l'environnement; en 2030, la restauration d'écosystèmes sains devrait être en place.

Selon les écologistes, le plateau Qinghai-Tibet, autrefois intact, souffre déjà de la désertification liée aux activités intensives de l'homme, comme l'exploitation minière et le surpâturage. La dégradation écologique est encore aggravée par le réchauffement climatique.

Selon Tsering Norbu, un ranger de la Réserve Naturelle Nationale Qomolangma au Tibet, certaines forêts primitives de la région ont été détruites par la population locale afin de créer des logements.

« Avec l'exploitation forestière, en hiver, les tempêtes de sable sont de plus en plus fréquentes dans ma ville natale de Dingri », a-t-il ajouté. « En haute altitude, il est plus difficile de restaurer un écosystème une fois qu'il a été détruit. »

Le programme a également listé 10 zones de protection prioritaires, comme la montagne Qilian et les sources des trois grands fleuves - le fleuve Yangtze, le fleuve Jaune et le fleuve Lancang.

Dans la préfecture autonome tibétaine de Yushu, où les trois grands fleuves trouvent leur source, selon Wen Guodong, le secrétaire adjoint du Parti de la préfecture, plus de la moitié des prairies sont endommagées, et plus de 46 % de la terre souffre de pertes en sol et en eau.

En raison du réchauffement climatique, une menace à long terme de sécheresse pèse sur la région estime M. Wen.

« D'année en année, vous pouvez voir les glaciers fondre à l'œil nu et le niveau des lacs baisser », a-t-il ajouté. « Nous sommes sérieusement inquiets, mais nous savons pas vraiment quelle action nous devrions mettre en place. »

Les cueilleurs de Yarsagumba, un champignon rare ressemblant à un insecte et utilisé dans la médecine chinoise traditionnelle, posent une sérieuse menace pour l'écosystème local, a également précisé M. Wen.

Il s'inquiète en outre du nombre trop important de personnes qui, suite au séisme dévastateur de 2010, se regroupent et s'installent dans plusieurs villes, ce qui nécessitent plus de ressources que la région ne peut en offrir, et qui conduirait un environnement déjà fragile à devenir exsangue.

Selon Lu Zhi, professeur de biologie de la conservation à l'Université de Pékin, il est primordial de permettre aux habitants de participer aux programmes de protection et de leur fournir des moyens de subsistance durables afin qu'ils ne dépendent plus des ressources naturelles.

Lancement d'une étude

Pour sa part, l'organisme de surveillance environnementale a lancé une étude à l'échelle nationale sur les sociétés cotées en bourse qui rejettent des métaux lourds polluants. En tout, les installations de traitement de la pollution de 80 sociétés cotées à Shanghai et à Shenzhen feront l'objet de contrôles.

Selon le communiqué publié sur le site internet du ministère, ces entreprises participent à l'extraction et la fonte de métaux lourds, tels que le bronze, le plomb et le zinc, et de terres rares, ainsi qu'à la fabrication de piles plomb-acide.

Source: China.org.cn

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