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Français>>EnvironnementMise à jour 16.11.2011 17h06
Climat de l'opinion publique

Le climat de l'opinion publique sera surveillé lors des campagnes de protection de l'environnement, selon un haut fonctionnaire.

On tiendra compte de la satisfaction du public dans le cadre d'un système complet pour évaluer le travail des gouvernements locaux en matière de protection de l'environnement, a indiqué Bie Tao, directeur adjoint du département des politiques, des lois et des règlements du ministère de la Protection de l'environnement.

Le système sera différent de celui qui est actuellement en fonction, lequel se concentre à vérifier si les gouvernements locaux ont atteint les objectifs de réduction de la pollution qu'ils avaient fixés.

Zhou Shengxian, ministre de l'Environnement, a confirmé que le ministère révise les normes d'évaluation de la qualité de l'air en vue de les harmoniser avec les systèmes d'évaluation reconnus internationalement.

« Atteindre les normes internationales sera un processus progressif et ne sera pas réalisé en une seule fois », a déclaré le ministre Zhou, lors d'une conférence de haut niveau sur l'environnement et le développement qui s'est tenue mardi.

Sous le système actuel, les fonctionnaires ne sont pas promus s'ils n'atteignent pas les objectifs fixés. En conséquence, les fonctionnaires locaux se concentrent sur des données et sont « peu motivés » à s'occuper des préoccupations du public, a indiqué M. Bie.

« Les gouvernements locaux tentent de réduire les émissions de CO2, mais si leur travail a fait une différence dans la vie des gens est un sujet ouvert à la discussion », a-t-il dit.

Le ministère a proposé que l'opinion publique fasse partie du système d'évaluation au sein de la Loi sur la protection de l'environnement.

« Des avis d'étudiants, de professionnels et d'organisations non gouvernementales devraient être considérés comme des suppléments nécessaires », a déclaré M. Bie.

La proposition semble s'occuper de la disparité qui existe entre le mécontentement public à propos de l'environnement et les données indiquant une amélioration de la qualité de l'air qui sont publiées par le gouvernement.

Le mois dernier, malgré la cote officielle « pollution légère » pour la qualité de l'air, la série de jours brumeux à Beijing a suscité un large débat public sur la différence entre les données officielles et ce que les gens éprouvent vraiment.

De 2005 à 2010, les émissions de dioxyde de soufre ont été réduites de 14,29 %, alors que la DCO, une mesure de la pollution de l'eau, a été réduite de 12,45 % au cours de la même période, selon la Commission nationale pour le développement et la réforme.

« En dépit des données, est-ce que les gens sont satisfaits de la qualité de l'air et de l'eau ?», demande M. Bie.

Un chercheur a expliqué pourquoi les gens sont sceptiques envers les données officielles.

« Grâce aux efforts consacrés à améliorer la qualité de l'air, l'intensité des plus grosses particules a été réduite de manière importante, mais le nombre des plus petites, qui est plus étroitement lié au temps brumeux, a augmenté, ce qui explique pourquoi les données officielles sont en désaccord avec l'opinion publique », selon Wang Yuesi, chercheur à l'Académie des sciences de Chine.

La recherche effectuée depuis une décennie par l'académie a montré que l'intensité des PM10 – des particules plus petites que 10 microns – avait diminué de 2 à 3 % annuellement.

Cependant, les particules plus petites que 2,5 microns ont augmenté de 3 à 4 % chaque année.

Yang Yang, agent de programme de Friends of Nature, a accueilli favorablement la proposition d'ajouter l'opinion publique aux évaluations, mais il a déclaré ne pas avoir suffisamment de détails.

Usine polluante

Commentant la réticence des gouvernements locaux à fermer des usines polluantes, M. Bie a indiqué que cela pourrait être dû au fait que les gouvernements locaux et les usines « sont interreliés ».

Plus tôt ce mois-ci, une usine chimique de la ville de Qujing, dans la province du Yunnan (Chine du Sud-Ouest), a été vertement critiquée pour avoir repris ses opérations avant d'avoir nettoyé plus de 5 000 tonnes de composés de chrome, un métal lourd très toxique, qu'il avait déversées près de la ville.

Les fonctionnaires locaux ont déclaré que l'usine avait repris ses opérations pour faire de l'argent afin de financer la dépollution.

Source: China.org.cn

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