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Français>>EnvironnementMise à jour 06.12.2011 13h06
Les obstacles à l'action en faveur du climat

Il semble évident que plus on attend de résultats de la Conférence de Durban, plus on risque d'être déçu.

La première semaine de négociations qui se s'est déroulée lors de la Convention-Cadre des Nations-Unies sur le Changement Climatique dans la ville portuaire d'Afrique du Sud s'est avérée être presque vaine, et la décision de groupes de la société civile de baptiser la journée de samedi dernier « Journée mondiale d'action » s'est avérée, elle, n'être guère plus qu'un voeux pieux.

Alors que les négociateurs des pays développés chipotent et font de l'obstruction par le biais d'appels à leurs gouvernements respectifs à qui ils demandent de mettre en accord la parole et les actes, ils semble évident que la seule chose à laquelle les pays développés soient prêts à s'engager, c'est à ne rien faire.

Ainsi du Canada, qui a menacé de se retirer du Protocole de Kyoto, ou des Etats-Unis, qui continuent à refuser tout engagement légalement contraignant sur les réductions d'émissions, et de tous les autres pays développés qui essaient d'éviter à avoir à respecter leurs promesses passées d'aide aux pays en développement.

La mauvaise volonté affichée par les Etats-Unis au sujet de l'aide au développement et leur refus de s'engager envers des réductions d'émissions est la cause centrale de l'impasse, et pas seulement à Durban.

Le Président Barack Obama devrait se souvenir de ses promesses de campagne, où il avait promis de placer les Etats-Unis en tête de la coopération dans le combat contre le réchauffement climatique, et réfléchir aux derniers avertissements lancés par des organisations à but non lucratif, pour lesquelles les Etats-Unis dont devenus « un obstacle majeur au progrès » dans le combat mondial contre le changement climatique.

En faisant porter de cette manière le poids de l'action concrète aux pays en développement, les pays développés entravent en fait le droit des pays en développement à se développer.

Il y a déjà 25 ans un 4 décembre, l'Assemblée Générale des Nations Unies avait adopté la Déclaration sur le Droit au Développement, qualifié de « droit de l'homme inaliénable ». « En tant que complément aux efforts des pays en développement, une coopération internationale efficace est essentielle pour fournir à ces pays des moyens et installations apropriés pour favoriser leur développement complet », dit la Clause 2 de l'Article 4 de la Déclaration.

En route pour le Myanmar après le Quatrième Forum de Haut Niveau sur l'Efficacité de l'Aide à Busan, en Corée du Sud, la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a demandé aux pays en développement d'être des « clients intelligents » quand ils acceptent l'aide au développement.
Elle a incité les pays récipiendaires à « se méfier des donateurs qui sont plus intéressés à exploiter vos ressources qu'à vous aider à construire vos capacités », et à éviter la tentation des « solutions rapides ».

Cet « avertissement amical » crée une illusion artificielle, celle que les pays récipiendaires parcourent les allées d'un supermarché de l'aide bien fourni, succombent aux fausses bonnes affaires et ignorent ce que vaut vraiment l'aide à long terme offerte par les pays développés à un prix réaliste.

En fait, les Etats-Unis et leurs alliés riches sont très hésitants à offrir leur aide, et quand ils le font, c'est toujours avec de nombreuses arrière-pensées.

C'est pourquoi six années après que les gouvernements aient donné leur accord à la Déclaration de Paris sur l'Efficacité de l'Aide, seuls deux des 21 objectifs de développement ont été atteints.

« Beaucoup de dirigeants africains vous diront qu'avec les pays donateurs occidentaux, cela se termine toujours par des négociations, encore des négociations, toujours des négociations », dit l'ancien Premier Ministre britannique Tony Blair. « Alors qu'avec la Chine, il y a des choses concrètes ».

Pourquoi ? Parce que pour la Chine, l'aide c'est l'aide et pas autre chose ; ce n'est pas un instrument destiné à interférer dans les affaires intérieures des autres pays. Et la Chine ne tire pas profit du besoin des pays récipiendaires pour de l'aide.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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