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Français>>EnvironnementMise à jour 10.03.2012 13h44
Un homme risque cinq ans de prison, pour avoir rapporté de l'ivoire
Des défenses polies d'éléphants, ainsi que des produits sculptés, prévus pour la vente à Benfica, en Angola. [Photo d'archives]

Un homme qui a acheté plus de 10 kilos d'ivoire et six écailles de pangolins d'une valeur de plus de 220.000 yuans (34 826 dollars) lors d'un voyage en Angola pourrait risquer plus de cinq ans de prison suite à des accusations de contrebande d'espèces sauvages.

L'employeur de la société de construction du dénommé Tan a fait valoir qu'il a acheté de l'ivoire africain, considéré comme un produit légal en Angola, en tant que cadeau pour ses amis et non pour la revente, selon le procès de la cour populaire intermédiaire de Hangzhou, capitale de l'est de la province chinoise du Zhejiang.

«Je pensais que la peine la plus grave pour moi serait une énorme amende," a admis Tan au cours du procès de mardi. Cependant, les procureurs ont suggéré au tribunal de lui donner une peine d'emprisonnement de plus de cinq ans, malgré la non intention de les échanger en Chine, rapporté hier par le City Express, un journal local.

Selon la loi chinoise, les trafiquants d'ivoire peuvent risquer jusqu' à dix ans de prison ou voire même la prison à vie, en cas de commerce illégal de produits en ivoire d'un montant de plus de 200.000 yuans sur le marché intérieur.

Les procureurs ont demandé une peine clémente pour Tan parce qu'il n'a pas acheté l'ivoire dont l'intention d'obtenir de larges profits. Le tribunal n'a pas encore prononcé son verdict.

La Chine a signé la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages (CITES) en 1981 et interdit strictement l'importation et l'exportation d'ivoire sauvage et de ses produits, a signalé Yuan Guohua, des Douanes de Hangzhou.

Plusieurs régions d'Afrique et d'Asie, y compris l'Angola, n'ont pas signé la CITES. C'est légal pour les ressortissants chinois d'acheter de l'ivoire en Angola, mais vous devez passer par des procédures compliquées pour obtenir l'approbation des autorités chinoises d'en rapporter, a expliqué Yuan.

Toutefois, Tan âgé de 50 ans, n'a ni déclaré la substance aux douanes chinoises, ni obtenu une licence d'importation. Il a même pris la fuite après que les fonctionnaires de l'aéroport international de Xiaoshan de Hangzhou aient vérifié ses bagages en juillet dernier.

Tan, s'est rendu à la police, dix jours plus tard.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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