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Français>>EnvironnementMise à jour 06.05.2012 14h03
Des villes chinoises « proches du sommet » de la liste mondiale des émissions de carbone

Plusieurs grandes villes chinoises ont des empreintes-carbone par habitant parmi les plus hautes du monde, selon un rapport de la Banque Mondiale publié jeudi.

En effet, les émissions de gaz à effet de serre (mesurée en tonnes d'équivalent dioxyde de carbone par habitant) à Tianjin, Shanghai et Beijing dépassent de loin celles de villes comme que, Tokyo, Londres, Barcelone et Jakarta.

L'industrie et la production d'électricité sont les principaux contributeurs à cette pollution dans les villes chinoises, en grande partie parce que le charbon domine la consommation d'énergie en Chine.

Globalement, la plupart des émissions urbaines proviennent des transports, des bâtiments et des déchets, mais ces trois secteurs ne représentent pourtant que 20 % environ des émissions urbaines en Chine.

Selon les données des trois villes chinoises, environ 40 % des émissions urbaines sont dues à la production d'électricité et une autre fraction de 40 % provient des activités industrielles.

Selon Shomik Mehindratta, un spécialiste des transports urbains à la Banque Mondiale et co-rédacteur en chef du rapport, les villes chinoises ont des niveaux d'émissions élevés, car elles sont d'importants centres mondiaux de la production industrielle.

Les villes représentent plus de 70 % des émissions de gaz à effet de serre liés à l'énergie à travers le monde et ce chiffre devrait s'élever à 76 % d'ici 2030, selon le rapport.

L'urbanisation de la Chine s'accélère, et environ 350 millions de personnes devraient se déplacer vers les villes au cours des 20 prochaines années.

Le nombre de personnes vivant dans les villes chinoises pour la première fois dépassé le nombre de celles vivant dans les zones rurales à la fin de 2011, avec un taux d'urbanisation de 51,3 %, avait annoncé plus tôt cette année le Bureau National des Statistiques.

Axel Baeumler, économiste sénior des infrastructures à la Banque mondiale et co-rédacteur en chef du rapport, intitulé « Développement urbain durable à faible teneur en carbone en Chine », a déclaré que les décideurs chinois sont confrontés à une question importante : la Chine va-t-elle suivre une voie à forte ou à faible taux d'émission à mesure qu’elle s'urbanise ?

Selon le rapport, les villes doivent agir sur plusieurs fronts pour atteindre une croissance faible en carbone et intégrer les réponses au changement climatique dans les décisions de planification des investissements et de préparation des plans en urgence.

Un enjeu crucial à considérer pour les dirigeants chinois est la croissance spatiale des villes chinoises et les liens avec les finances municipales, car les modèles de croissance spatiale déterminent l'utilisation du carbone à long terme dans une ville.

Les villes qui ne cessent de s’étendre sont enfermées dans une trajectoire de développement à haute teneur en carbone.

« Les gouvernements locaux dépendent des transferts fonciers et de l'aménagement du territoire pour générer des revenus pour la construction d'infrastructures et le développement urbain, mais ce genre d’approche n'est pas durable ».

« Les liens entre l'utilisation des terres, les finances et le développement urbain doivent être brisés », a déclaré Liu Zhi, spécialiste des infrastructures au bureau de la Banque Mondiale à Beijing.

Le rapport recommande que les responsables urbains encouragent des approvisionnements en énergie plus propres, le renforcement des méthodes de gestion de la demande en énergie fondées sur le marché (y compris des prix qui reflètent les coûts réels), l’application de codes de construction économes en énergie et le passage à la facturation basée sur la consommation pour le chauffage urbain.

Il suggère également d'optimiser le système de transport afin d’offrir des alternatives à l'automobile et d’encourager la marche à pied et le vélo.

La Chine a pour objectif de réduire son intensité énergétique (mesure de la quantité d'énergie utilisée pour produire une unité de PIB) de 16 % d'ici 2015 - la dernière année de l'actuel plan quinquennal - et de réduire ses émissions de dioxyde de carbone par unité de PIB de 17 % dans la même année.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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