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La Chine a besoin d'une meilleure utilisation des rapports sur la qualité de l'air

( le Quotidien du Peuple en ligne )

25.10.2012 à 16h54

Malgré une nette amélioration de la transparence des données sur la qualité de l'air publiées en Chine lors de l'année passée, les universitaires et les ONG estiment tout de même que le Gouvernement peut faire un meilleur usage des rapports en temps réel sur la pollution de l'air.

Selon une enquête sur la transparence de la qualité de l'air dans les villes chinoises -qui a été menée par l'Institut des Affaires Publiques et Environnementales entre le 1er janvier et le 31 août dans 113 villes- le public est aujourd'hui mieux informé sur l'état de l'air qu'il respire.

La plupart des villes ont suivi les recommandations du Ministère de la Protection de l'Environnement, qui a demandé à 74 villes d'appliquer des normes plus complètes de suivi de la qualité de l'air, y compris la vérification des niveaux de PM2,5, d'ozone et d'oxyde de carbone dans l'air.

Les PM2,5 sont des particules de moins de 2,5 micromètres de diamètre, qui peuvent causer des maladies respiratoires et cardio-vasculaires.

« L'écart en matière de transparence de la qualité de l'air entre les villes de Chine et d'autres villes internationales s'est considérablement réduit au cours de l'année dernière », a indiqué Ma Jun, Directeur de l'Institut des Affaires Publiques et Environnementales. « Toutefois, certaines villes ont encore de mauvais résultats, soit qu'elles ne disposent pas de stations de surveillance des PM2,5 soit que leur mise en place ait été retardée ».

Même des villes comme Beijing - qui procède pourtant à des rapports sur les PM2,5 en temps réel - ne font pas un usage complet des mises à jour horaires pour lutter contre la pollution, a-t-il dit.

Il est également nécessaire pour le Gouvernement d'établir un système d'alerte ou un mécanisme d'urgence pour les jours de forte pollution, dit M. Ma. Le public doit être mis en garde contre les sorties en extérieur ces jours-là, et les écoles devraient annuler leurs activités en plein air, a-t-il dit.

« Les autorités doivent non seulement publier les rapports en temps réel sur Internet, mais aussi fournir des descriptions plus conviviales et plus simples de la qualité de l'air », a déclaré M. Ma.

Weibo, un important site chinois de micro-blogging, s'est révélé être un moyen efficace pour communiquer les données, a-t-il dit.

Wang Wuyi, chercheur à l'Institut des Sciences Géographiques et de Recherche sur les Ressources Nationales, fait écho à ce point de vue.

Le public a besoin de disposer de descriptions précises et brèves de la qualité de l'air autour de leur lieu d'habitation, plutôt que d'une liste de chiffres secs, a dit M. Wang.

Zhu Xiao, professeur agrégé à l'Université Renmin de Chine, estime pour sa part que les autorités de l'éducation et le Centre de Contrôle et de Prévention des Maladies doivent conjointement mettre en place un mécanisme visant à empêcher les enfants de sortir quand l'air est trop pollué.

Selon Huang Zuzhao, Directeur adjoint du Centre de Surveillance de l'Environnement de Guangzhou, les habitants de Guangzhou peuvent maintenant connaître les informations sur la qualité de l'air par le biais de cartes en couleur, de sorte qu'ils peuvent facilement évaluer les conditions de vie dans leur quartier.

Le centre publie des données en temps réel sur son compte Weibo, et M. Huang estime que ce serait également une bonne idée de proposer des informations via les applications utilisées dans les appareils mobiles.

« Nous allons continuer à travailler dur pour rendre les données publiées pratiques pour les gens. Ils peuvent maintenant obtenir des conseils sur la qualité de l'air et savoir si elle est assez bonne pour les activités de plein air sur le site internet du centre et sur Sina Weibo », a dit M. Huang.

La ville de Beijing a également promis de continuer à améliorer son plan de réponse d'urgence à la forte pollution, avec des mesures comme l'arrêt des transports autour des sites de construction afin d'éviter de soulever de la poussière, et le nettoyage et l'arrosage des routes.

Cependant, les détails du plan n'ont pas encore été publiés.

« Nous avons envoyé une demande au Bureau Municipal de Protection de l'Environnement de Beijing demandant les détails du plan d'urgence il y a plusieurs semaines, mais nous n'avons pas encore reçu de réponse », a déclaré Wang Qiuxia, chercheur chez Green Beagle, une ONG de protection de l'environnement .

Au total, 29 villes, dont Zhengzhou, capitale de la Province du Henan, dans le Centre de la Chine, et Chongqing, dans le Sud-Ouest de la Chine, n'avaient pas mis en place de rapports sur la pollution atmosphérique à la date du 31 août, selon l'enquête.

Pas moins de 192 stations dans 56 villes ont commencé à surveiller les niveaux de PM2,5 lors de l'année écoulée, tandis que 104 stations dans 26 villes ont commencé à surveiller les niveaux d'ozone, et que 96 stations ont commencé à mesurer l'intensité en monoxyde de carbone, selon l'enquête.

Beijing -qui a mis en place dans toute la ville 35 stations de surveillance de l'air en octobre, publiant des mises à jour toutes les heures sur les PM2,5, ainsi que des rapports sur le dioxyde de soufre, le dioxyde d'azote et les PM10- figure en tête de l'indice de transparence de la qualité de l'air, suivie par Guangzhou, Shenzhen et Dongguan, qui sont toutes des villes situées dans la Province du Guangdong, dans le Sud de la Chine.

« C'est formidable que Guangzhou soit parmi les trois premières grandes villes, cela montre que notre travail acharné a été reconnu par nos pairs dans tout le pays et par la population en général », a déclaré M. Huang.

« Nous prévoyons d'ajouter plus de sites de surveillance, et d'offrir aux gens un accès plus facile et plus diversifié à l'information », a encore ajouté M. Huang.

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