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Français>>AfriqueMise à jour 26.11.2010 09h20
Présidentielle ivoirienne : la tension monte, les appels au calme se multiplient (SYNTHESE)

Les attaques personnelles et les propos menaçants de la part des deux candidats en lice pour le second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, prévu dimanche, ont plongé la campagne électorale dans la violence amenant société civile, chefs traditionnels et religieux et autres diplomates à lancer des appels au calme.

Dès l'ouverture de la campagne samedi, le ton est très vite monté entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara à travers des échangés musclés.

A Agboville (sud, 80 km d'Abidjan) au lancement de sa campagne, le président sortant avait accusé son adversaire d'être à l'origine du coup d'Etat de 1999 qui a emporté le président Henri Konan Bédié mais également de trois autres tentatives avant la rébellion armée de 2002.

"Mon adversaire a envoyé la violence politique en Côte d'Ivoire ", avait-il martelé présentant Alassane Ouattara comme "le père" de la rébellion de 2002 qui a coupé la Côte d'Ivoire en deux pendant huit ans.

"C'est Laurent Gbagbo qui divise la Côte d'Ivoire, c'est lui qui amené la violence verbale en politique et la guerre en Côte d'Ivoire", avait accusé à son tour Alassane Ouattara lors d'un meeting au Palais des sports d'Abidjan révélant que Laurent Gbagbo avait pris le pouvoir par un "coup d'Etat électoral" contre le général Robert Guéi en 2000 avant de l'assassiner en 2002.

Ces échanges houleux se sont accompagnés sur le terrain d'incidents entre les partisans des deux camps. A chaque jour de campagne et à chaque meeting ses heurts et accrochages aussi à Abidjan que dans des villes de l'intérieur du pays.

A Cocody, des affrontements vendredi entre jeunes partisans d'Alassane Ouattara et des étudiants se réclamant de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI, proche de Laurent Gbagbo) ont fait au moins 20 blessés selon la police.

Lundi, après un meeting de Laurent Gbagbo dans la commune d'Adjamé, bastion de son rival, des affrontements entre jeunes des deux camps ont fait au moins deux blessés et des partisans d'Alassane Ouattara ont été arrêtés.

Dans la commune de Treichville, des accrochages ont été également signalés entre des jeunes munis de gourdins et de machettes.

Mardi, des partisans de Laurent Gbagbo, pour la plupart des étudiants, se sont opposés à une rencontre d'Alassane Ouattara avec des chefs traditionnels à Abobo-Baoulé dans la commune d'Abobo blessant plusieurs partisans d'Alassane Ouattara.

Des affrontements entre jeunes des deux camps ont fait sept blessés et plusieurs véhicules ont été endommagés à Man (ouest, 700 km d'Abidjan).

Dans les régions forestières du centre-ouest, du sud-ouest et de l'ouest, bastions du président sortant où vivent de nombreux paysans baoulés originaires du centre et largement acquis à la cause du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) dont le candidat Henri Konan Bédié (25%) a appelé à voter son allié Alassane Ouattara, les journaux proches de l'opposition se font l'écho de représailles, menaces et intimidations contre tous ceux qui sont susceptibles de donner leurs voix à Alassane Ouattara.

Face à ces "rumeurs", l'armée a pris des dispositions sécuritaires "supplémentaires" avec le déploiement de ses éléments sur l'ensemble du territoire national et l'envoi de 1500 soldats dans les zones ex rebelles.

De même, l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a obtenu un renfort de 360 éléments de la mission onusienne au Liberia.

Par ailleurs, des voix s'élèvent pour appeler au calme.

"J'espère que les deux candidats encourageront leurs militants à respecter le droit de tous les Ivoiriens à choisir leurs représentants sans crainte d'intimidation ou représailles", écrit dans un communiqué l'ancien président ghanéen, John Kufuor, de la mission d'observation électorale du Centre Carter, qui appelle les candidats à s'abstenir de "toute rhétorique de campagne négative".

"Préoccupé" par les violences, le corps diplomatique appelle les candidats au respect du Code de bonne conduite signé en 2008 en présence du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et les " prie instamment d'exiger de leurs militants le calme et la sérénité pour un scrutin apaisé".

La Convention de la société civile ivoirienne appelle aussi les deux candidats à "mesurer leur responsabilité historique" et à respecter le Code de bonne conduite.

Inquiétude également au Mouvement ivoirien des droits de l'homme (MIDH) qui lance aux deux candidats un appel à la " modération".

"Notre voix se fait suppliante auprès des deux candidats pour qu'au nom de Dieu, ils nous offrent une campagne qui nous permette d'aller aux élections en toute quiétude et aux jeunes qui se sont laissés aller à des actes de violence nous leur demandons de quitter véritablement ce terrain", exhorte Mgr Jean-Pierre Kutwa, porte-parole du "Collectif des religieux pour des élections apaisées".

La situation suscite l'inquiétude de la communauté internationale, d'où la visite attendue à Abidjan du président Blaise Compaoré, facilitateur dans la crise ivoirienne, pour rencontrer les deux rivaux avant le scrutin dimanche.

Laurent Gbagbo (38%) et Alassane Ouattara (32%) seront "face-à- face" jeudi soir dans un dans un débat contradictoire radiotélévisé de deux heures avant la fermeture de la campagne vendredi.

Source: xinhua

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