100 chansons patriotiques/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>AfriqueMise à jour 29.11.2010 08h49
CEEAC : l'Unesco étudie la création des centres d'excellence en sciences et technologies (PAPIER GENERAL)

Entre 6 et 8 millions USD sont requis pour le projet de la mise en place de centres d'excellence en sciences et technologies dans les pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), a fait savoir à Xinhua un responsable de l'Unesco.

"C' est une sorte de plateforme qu'on voudrait introduire en Afrique centrale au niveau des universités de la sous-région. Si cette expérience réussit, elle sera aussi installée au niveau des lycées, même au niveau du primaire", a expliqué Mohammed Bachiri, directeur du Bureau de Libreville et représentant de l'Unesco au Gabon, Guinée équatoriale et Sao Tomé et Principe.

Le projet, à l' étude, est inspiré d' une expérience menée dans les pays de la Communauté économique et douanière des Etats de l' Afrique ouest (CEDEAO) où sont plutôt mobilisés 18 millions USD, avec une bonne partie financée par la Banque africaine de développement (BAD), selon M. Bachiri.

Présent à Douala, la métropole économique du Cameroun, du 23 au 25 novembre, à l' occasion des réunions annuelles sur la coopération entre la Commission économique des Nations Unies pour l' Afrique (CEA), la CEEAC et la Communauté économique et monétaire de l' Afrique centrale (CEMAC), le responsable onusien a présenté le programme comme une aubaine pour l' amélioration de la qualité de l' enseignement supérieur en zone CEEAC.

"C' est un projet d' envergure qui permettrait d' accélérer la formation au niveau des universités, parce que l' Afrique centrale est en retard dans beaucoup de domaines, au niveau de la formation non seulement des étudiants scientifiques et autres, mais aussi au niveau des enseignants", a-t-il dit.

Il consiste à installer un logiciel informatique pour relier les universités entre elles et leur permettre de pouvoir échanger et à la fois enseigner dans un premier temps les matières d' abord scientifiques et technologiques, avant d' élargir par la suite à toutes les matières de l' enseignement supérieur.

En un mot, il offre un échange universitaire jugé assez important. "Les étudiants peuvent se brancher sur des cours d' autres étudiants et d' autres professeurs. C' est un échange qui permet aux étudiants de travailler, d' avoir les cours qu' ils veulent sans se déplacer, sans avoir les problèmes de professeurs", assure Mohammed Bachiri.

A l' en croire, le projet devra par ailleurs permettre "aux professeurs de se mettre à jour, parce que dès lors que l' on met son cours en ligne, l' on doit être aligné sur ce qui est de mieux. Donc, ça permettra d' assurer et d' assainir la qualité de l' enseignement au niveau des universités qui sont inter-liées entre elles".

Les discussions sont en cours avec le secrétaire général de la CEEAC, le général Lois-Sylvain Goma, pour le lancement de cette opération dans la région. "On n' a pas encore sélectionné, on a démarché auprès des universités au niveau national, mais le processus est tellement long. Nous avons contourné les obstacles et nous avons demandé à la CEEAC de prendre les rennes pour pouvoir introduire ce système au niveau des universités des Etats membres", souffle M. Bachiri.

Pour les financements, l' aide de la Banque africaine de développement est sollicitée, comme pour le cas de la CEDEAO. D' autres partenaires techniques et financiers sont aussi ciblés. "Parce que c' est un intérêt vital pour la sous-région pour pouvoir rattraper le retard accumulé en matière de formation et d' information au niveau de l' enseignement supérieur", dit l' expert en éducation du système des Nations Unies.

Sous réserve de la diligence des responsables de la CEEAC, le projet de document pourrait être prêt dans un mois et demi. Pour l' instant, seules sont connues de l' Unesco les données indicatives de la sous-région, tant au niveau de Libreville, Yaoundé, Brazzaville que de Kinshasa. Rester à les rassembler puis les traiter dans le sens souhaité pour produire le document et arrêter un calendrier d' exécution.

Pour convaincre du bien-fondé de cette initiative, Mohammed Bachiri précise que "c' est une plateforme qui a bien fait ses preuves ailleurs en Afrique, plus particulièrement en Afrique de l' Ouest, au niveau des Etats. Et depuis deux ans, c' est la CEDEAO, l' équivalent de la CEEAC, qui a pris l' initiative de cogérer ce projet au niveau de tous les Etats membres".

"La plateforme marche très bien à Cotonou au Bénin, à Dakar au Sénégal, Abidjan en Côte d' Ivoire, Praia au Cap Vert, pour ne citer que ceux-là. Mais, je crois que tous les pays l' ont demandée. Et puis le projet marche très bien aussi au niveau du pourtour méditerranéen, en Afrique du Nord", affirme-t-il.

Par exemple, des universités d' Afrique du Nord sont dans une interconnexion avec celles du Sud de la France telles que Marseille et Montpellier, puis d' Italie, d' Israël, du Liban, de la Turquie et de la Grèce.

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le PM chinois fait des propositions pour renforcer la coopération pratique de l'OCS
La Chine "inquiète" après des échanges de tirs entre la RPDC et la RC
Pour quelle raison le repas à la française a été inscrit sur la liste du patrimoine intangible ?
S'internationaliser peut parfois être une affaire délicate
Le sentiment de bonheur personnel est aussi de la responsabilité du gouvernement
La tension monte après les échanges d'artillerie entre les deux Corées
Quelle contribution les Chinois devront apporter au monde au 21ème siècle ?