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Français>>AfriqueMise à jour 05.04.2011 11h37
Libye: la fondation Pax Africana demande l'arrêt immédiat de l'escalade de la violence

La fondation Pax Africana, forum panafricain pour la démocratie et le développement, ayant son siège à Lomé au Togo et dirigée par l'ex-secrétaire général de la défunte Organisation de l'Unité Africaine (OUA) et ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo, demande l'arrêt immédiat de l'escalade de la violence en Libye où s'affrontent depuis mi- février une insurrection et les troupes loyalistes du guide libyen, Mouhammad Kadhafi, fait savoir lundi un communiqué de ladite fondation parvenu à la presse.

"Pax Africana déplore l'escalade militaire qui, petit à petit, semble s'installer et s'inquiète que le pilotage de l'opération soit désormais confié à l'OTAN par les Occidentaux", précise le communiqué signé par Edem Kodjo.

La fondation estime qu'il est urgent que l'Union Africaine ( UA) qui est si peu présente dans toute cette crise propose une solution rapide à la communauté internationale en vue de régler ce conflit, et lance un appel à une action diplomatique africaine beaucoup plus active dans ce conflit.

Depuis la mi-février, la Jamahiriya arabe libyenne connaît un grave processus de déstabilisation sociopolitique caractérisé par une situation de guerre civile. Une situation qui résulte, selon Pax Africana, de la répression brutale par le régime libyen des aspirations démocratiques d'une partie de sa population avec comme conséquence plusieurs centaines de morts et le déclenchement d'une rébellion armée en vue de renverser le régime de Kadhafi au pouvoir depuis quarante-deux ans.

Le Conseil de sécurité de l'ONU réuni le 17 mars dernier a pris la résolution N°1970 exigeant un cessez-le-feu immédiat, la cessation totale des violences et de toutes les attaques et exactions contre la population civile, le respect par les autorités libyennes des obligations qui leur incombent en vertu du droit international, du droit international humanitaire, des droits de l'homme et des droits des réfugiés.

La résolution instaure une zone d'exclusion aérienne "pour protéger les populations et les zones civiles menacées d'attaque en Jamahiriya arabe libyenne, y compris Benghazi, tout en excluant le déploiement d'une force d'occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n'importe quelle partie du territoire libyen".

Il s'est ainsi constitué une coalition internationale de forces armées américaines, européennes et arabes avec au départ, l'assentiment de la Ligue arabe pour mettre à exécution la résolution du Conseil de sécurité. Cette force internationale opère depuis le 19 mars des frappes aériennes en territoire libyen.

Selon Pax Africana, les opérations de ces forces mandataires sont en train de dépasser le cadre de la résolution de l'ONU.

Le Forum panafricain pour la démocratie et le développement exprime ses vives inquiétudes en ce qui concerne les opérations militaires menées par les forces de l'OTAN en Libye et condamne fermement toutes les frappes aériennes menées par l'armée libyenne contre les populations civiles, soulignant que "les convulsions sociopolitiques au Maghreb qui peuvent se reproduire en Afrique subsaharienne, marquent un tournant dans l'aspiration des peuples à être mieux gouverné".

La fondation d'Edem Kodjo appelle l'UA à accompagner d'avantage cette volonté des peuples par une action politique concertée et cohérente favorisant les changements démocratiques en Afrique dans la paix.

Source: xinhua

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