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Français>>AfriqueMise à jour 20.04.2011 08h05
La société civile marocaine présente ses propositions sur la révision de la constitution (SYNTHESE)

Après les partis politiques et les syndicats les plus représentatifs au Maroc, la société civile a présenté durant une semaine ses propositions à la commission consultative de révision de la Constitution (CCRC) sur la révision de la Constitution qui date de 1996.

Cette révision sera basée sur sept fondements majeurs, qui concernent la séparation et l'équilibre des pouvoirs, un parlement issu d'élections au sein duquel la prééminence revient à la Chambre marocaine des représentants (1ère chambre), la reconnaissance constitutionnelle pour la première fois de la composante berbère amazigh, la volonté d'ériger la justice en pouvoir indépendant, le renforcement du statut du Premier ministre, la constitutionnalisation de l'institution du Conseil de gouvernement et la constitutionnalisation des instances en charge de la bonne gouvernance, des droits de l'Homme et de la protection des libertés.

Selon le président de la commission marocaine chargée de proposer des réformes, Abdelatif Menouni, le roi du Maroc a "délimité certains champs pour les réformes, mais en même temps, il a dit que cette commission peut aborder d'autres champs de réforme".

Ainsi, plusieurs organisations de femmes et de jeunes, l' association civile et des droits de l' Homme au Maroc et les acteurs associatifs, culturels et scientifiques, ont été invités à participer à une série de réunions à Rabat, avant que ne soient remises les propositions au roi Mohammed VI d'ici à la fin juin.

Certaines organisations, telles que l' Association marocaine des droits de l' Homme (AMDH), la Ligue marocaine des droits de l' Homme, le Médiateur pour la démocratie et les droits de l' Homme et l' Instance nationale de défense des biens publics (INDBP) ont décidé de boycotter la CCRC, soulevant le même argument qui a été avancé par certains membres du Mouvement du 20 février, à savoir que "la CCRC a été nommée d' une manière non-démocratique".

Les organisations de la défense des droits humains ont plaidé pour des réformes constitutionnelles permettant "aux citoyens de participer activement à la gestion des affaires publiques et ce en leur permettant de choisir leurs représentants à travers des élections honnêtes et transparentes". Elles ont demandé, en outre, de consacrer l' indépendance de la justice et de renforcer les prérogatives du Premier ministre.

Pour ce qui est de la promotion des droits de la femme, 122 associations et coopératives régionales de femmes ont réclamé la constitutionnalisation de l' égalité homme-femme, l' inscription des droits fondamentaux des femmes et la garantie de leur application.

A noter qu' en plus des organisations de défense des droits de l' Homme et la presse, la CCRC a également tenu des séances d' écoute avec les organisations des jeunes et celles œuvrant pour la réforme de la justice, la moralisation de la vie publique, le développement durable et la bonne gouvernance, ainsi qu' avec les acteurs du champ religieux, de l' économie et de l' entreprise, et avec les associations de promotion de l' identité plurielle du Maroc.

La Commission consultative de révision de la Constitution s'est aussi réunie avec les représentants de plusieurs associations oeuvrant dans le domaine du développement durable, pour écouter leurs propositions au sujet de la révision de la Constitution. Leurs propositions portent sur la constitutionnalisation du rôle des associations dans la mobilisation des citoyens et leur encadrement ainsi que sur la création d'un organe indépendant pour la collecte de données sur l'emploi, le chômage et la pauvreté.

La commission pour la réforme constitutionnelle a été boycottée par le Mouvement marocain du 20 février qui réclame toujours une nouvelle constitution, la démission du gouvernement et la dissolution du parlement.

Source: xinhua

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