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Français>>AfriqueMise à jour 04.11.2011 14h51
La Koutla démocratique du Maroc discute de la possibilité d'une alliance avec le PJD (SYNTHSE)

Les partis de la Koutla démocratique du Maroc ont décliné, mercredi à Rabat, une plateforme commune pour un "nouveau contrat d'avenir", censé servir de référentiel dans la perspective de la mise en oeuvre de la nouvelle Constitution et des préparatifs des législatives du 25 novembre.

Le document rendu public à cette occasion, présenté lors d'une conférence de presse conjoint du secrétaire général du Parti de l'Istiqlal (Indépendance), Abbas El Fassi, du premier secrétaire de l'Union Socialiste des Forces populaires (USFP), Abdelwahed Radi et du secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), Nabil Benbabdellah, insiste sur le passage d'une société de tutelle à une société de la citoyenneté responsable ainsi que sur le parachèvement de l'édification de l'Etat de droit où règne la suprématie de la loi et sur la mise en application de la nouvelle génération des réformes.

La Koutla démocratique renouvelle son pacte à quelques jours des élections législatives. Les trois partis veulent resserrer leurs rangs pour affronter la bataille électorale. Les trois chefs de file n'ont pas tari d'éloges envers leur coalition.

Ils reconnaissent que la koutla a connu quelques difficultés mais elle a pu les dépasser pour rester fidèle à ses engagements. L'ambition des trois partis est de pouvoir gagner le maximum de sièges pour avoir une majorité ou au moins se rapprocher de cette dernière.

La Koutla redoute le G8 et Abbas El Fassi annonce "la mort" de la majorité, tandis qu'Abdelouahed Radi souligne que la Koutla était derrière l'élaboration de la nouvelle constitution. Abdelouahed Radi affirme que la Koutla n'est pas une alliance temporaire, Abbas El Fassi souligne que cette alliance est encore de mise pour un nouveau consensus contractuel, tandis que Nabil Benabdellah annonce que la Koutla augure d'une nouvelle étape dans l'échiquier politique.

Selon Abdelouahed Radi, la Koutla n'est pas une alliance temporaire, mais plutôt un projet de réformes à long terme et que l'essentiel dans la prochaine étape est la transparence des élections, loin de toute intervention de l'autorité ou l'utilisation de l'argent.

La Koutla démocratique discute de la possibilité d'une alliance avec le Parti de justice et de développement (PJD), mais après les élections. Le PJD partage avec le parti de l'Istiqlal les mêmes points de vue au sujet du dévouement aux fondements de la Nation qui sont "l'Islam modéré, le juste milieu, la monarchie constitutionnelle et l'intégrité territoriale".

Nabil Benabdellah, SG du PPS, déclare que l'alliance avec le PJD est "en discussion" et exclut l'élargissement de la Koutla.

Dans ce sens, Abbas El Fassi, secrétaire général du PI ne cesse de dire qu'il a pour principal allié la Koutla, en plus de la majorité et de certaines forces de l'opposition prônant la démocratie, le respect des droits de l'Homme, l'Islam du juste-milieu et l'intégrité territoriale.

Officiellement, la charte constitutive de la Koutla fut signée en 1992. Mais cette alliance existait déjà sous une autre forme dans les années 70.

En effet, une Koutla nationale avait regroupé en 1970 le parti de l'Istiqlal et l'UNFP, ancêtre de l'USFP, qui est née d'une dissidence. Celle-ci a d'ailleurs porté un coup dur alors à cette coalition nouvellement créée dans un contexte politique national assez tendu.

Mais au début des années 90, le projet de la Koutla est relancé. Sa charte constitutive sera signée par cinq partis: l'UNFP, l'USFP, l'Istiqlal, le PPS et l'OADP. Ce dernier, pour des raisons connues, finira par quitter quelques années après cette alliance, tout comme l'UNFP.

Source: xinhua

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