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Français>>AfriqueMise à jour 31.01.2012 13h07
L'opposition veut amener le président Wade à retirer sa candidature à la présidentielle

L'opposition sénégalaise continue de protester contre la validation par le Conseil constitutionnel de la candidature du président Abdoulaye Wade pour un nouveau mandat et persiste dans sa volonté d'obliger ce dernier à se retirer de la présidentielle du 26 février 2012.

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a validé dimanche dans la soirée, les 14 candidatures à présidentielle du 26 février au Sénégal, dont celle du président sortant Abdoulaye Wade, confirmant ainsi la liste déjà publiée vendredi, qui écarte le chanteur Youssou Ndour et deux autres candidats indépendants.

L'ancien Premier ministre du président et candidat à la présidentiel, Moustapha Niasse, a demandé à la population de se mobiliser et de s'organiser pour « lutter pour le retrait de la candidature de Wade et pour la tenue d'élections libres et transparentes dans la paix et la sécurité».

La candidature de Me Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007, est contestée depuis son annonce par les partis de l'opposition qui la considère comme illégale, parce que la constitution limite à deux les mandats du président de la République.

Le Conseil constitutionnel n'a pas été de cet avis et validé cette candidature en estimant, comme Wade et ses partisans, que le premier mandat doit être exclu du décompte.

Réagissant après la décision du Conseil constitutionnel qui invalide sa candidature, la star de la musique Youssou Ndour a déclaré que « l'heure est aux actes ».

CommeYoussou Ndour, les Forces vives du 23 juin (M23) regroupant les partis de l'opposition et la société civile, appellent les Sénégalais à une résistance républicaine.

Les membres du M23 ont appelé à une grande mobilisation mardi, à Dakar.

La décision du conseil constitutionnel de valider la candidature d'Abdoulaye Wade « ne peut être qualifiée par autre chose que de coup d'Etat constitutionnel. Ce coup d'Etat est un acte de haute trahison dont les principaux acteurs ne sont personne d'autre qu'Abdoulaye Wade et ses juges », souligne le M23.

Le coordonnateur national du M23, Alioune Tine, est entendu depuis samedi par la Division des Investigations criminelles (DIC, police judiciaire), après les violences entre manifestants et forces de l'ordre qui ont provoqué la mort d'un policier.

Plusieurs chefs religieux musulmans influents ont lancé des appels au calme.

En plus de la candidature d'Abdoulaye Wade, les juges ont retenu notamment les candidatures de trois anciens Premiers ministres (Macky Sall, Idrissa Seck et Moustapha Niasse), des anciens ministres des Affaires étrangères (Cheikh Tidiane Gadio et Ibrahima Fall), des anciens ministres (Doudou Ndoye, Ousmane Tanor Dieng et Djibril Ngom), ainsi que celles de deux femmes, la styliste Diouma Diakhaté et la professeur d'université Amsatou Sow Sidibé.

Source: xinhua

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