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Français>>AfriqueMise à jour 27.02.2012 08h06
Sénégal : Abdoulaye Wade face à 13 adversaires dimanche dans un climat d'incertitudes (AVANT-PAPIER)

Abdoulaye Wade, candidat à sa propre succession à près de 86 ans et deux mandats de 7 ans et 5 ans (2000 et 2007), va affronter dimanche 13 concurrents parmi lesquels ses ex-collaborateurs Idrissa Seck, Moustapha Niasse, Macky Sall et Cheikh Tidiane Gadio, lors d'une présidentielle émaillée d'incertitudes.

Plus de 5 millions d'électeurs civils inscrits sur une population de plus de 12,4 millions d'habitants sont appelés aux urnes dans 11.904 bureaux de vote dans les différentes régions du pays, une semaine après (18 et 19 février) 23.003 militaires et paramilitaires.

Hors du pays, ce sont aussi 203.170 Sénégalais de la diaspora qui exprimeront leur choix dans 651 bureaux de vote répartis dans 42 pays étrangers.

Les bureaux de vote seront ouverts à 08H00 heure locale (08H00 GMT) pour refermer à 18H00 heure locale, soit un total de 10 heures de vote.

Organisé par le ministère chargé des Elections nouvellement créé, le scrutin mobilise 18.098 contrôleurs et superviseurs de la Commission électorale nationale autonome (CENA), une instance composée de personnalités (au total 12) indépendantes, sans "engagement politique" affiché, limitée à un simple rôle de supervision et de contrôle du vote.

Eu égard à la candidature controversée du chef de l'Etat, reproché par ses détracteurs et une partie de l'opinion publique sénégalaise d'avoir violé la Constitution qui limite à deux le nombre des mandats présidentiels, cette consultation populaire suscite un intérêt accru, d'où la présence de plus de 5.000 observateurs électoraux nationaux et internationaux.

Parmi les organisations internationales représentées, conjointement avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union africaine (UA) a mandaté une mission d'observation électorale conduite par l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, qui est venu à Dakar pour désamorcer les tensions entre le pouvoir et l'opposition sénégalais.

M23, une partie des adversaires du chef de l'Etat sortant exigeait le retrait de sa candidature, une revendication non suivie tout comme celle d'une autre faction portant sur le report de l'élection.

"Ce n'est pas le moment de négocier", a-t-il réaffirmé lors du meeting de sa fin de campagne vendredi soir à Dakar après avoir mentionné que "le problème de la régularité constitutionnelle de ma candidature est derrière nous. La question du report ou non du scrutin est derrière nous".

Les positions tranchées des deux camps ont renforcé les craintes d'une dégénération de la situation sociopolitique au Sénégal à l'issue du vote de ce dimanche. Au point que Olusegun Obasanjo a appelé face à la presse samedi soir dans la capitale du pays à la retenue et l'apaisement lors de l'élection.

"Actuellement, la plus grave menace à l'ordre républicain et à la démocratie résulte de l'absence de dialogue et de concertation des acteurs politiques sénégalais", avait déjà avisé la veille le président de la CENA, l'ex-magistrat Doudou Ndir.

Depuis la validation de la candidature de Wade le 27 janvier par le Conseil constutionnel, environ sept morts et de nombreux blessés ont été enregistrés dans des violences lors d'accrochages entre la police et des partisans de l'opposition, selon des sources officielles.

Dès la fermeture des bureaux de vote, les premières tendances commenceront à être publiées aussitôt, en attendant la communication officielle des résultats provoisires le vendredi 2 mars par la Commission nationale de recensement des votes présidée par le premier président de la Cour d'appel de Dakar.

Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue, un second tour sera organisé.

Source: xinhua

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