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Français>>AfriqueMise à jour 27.02.2012 11h19
Sénégal : les observateurs saluent une présidentielle sans incidents majeurs, malgré des retards (PAPIER GENERAL)

Contrairement aux appréhensions initiales justifiées par une vague de violences préélectorales ayant fait sept morts selon des sources officielles et bien plus d'après l'opposition, les observateurs se félicitent de la tenue sans incidents majeurs de la présidentielle de dimanche au Sénégal, à part des retards dans le vote.

Avec plus de 5 millions d'électeurs inscrits dans 11.904 bureaux de vote sur le territoire national et plus de 203.000 autres dans 651 bureaux de vote à l'étranger, ce scrutin qui met en lice 14 candidats dont le président sortant Abdoulaye Wade a démarré dans beaucoup de bureaux à Dakar avec de longues heures de retard, mais dans le calme et la discipline.

Plus de 5.000 observateurs nationaux et internationaux sont annoncés, dont une délégation conjointe de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union africaine (UA) conduite par l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, puis une mission de l'Union européenne (UE).

"Je vois que d'un côté, ce qui est très réjouissant, c'est que les Sénégalais viennent en masse. Déjà avant l'ouverture des bureaux de vote, ils sont là, ils attendent leur tour calmement", a souligné à Xinhua Thijs Berman, député au Parlement européen et chef de la mission d'observation électorale de l'UE.

Rencontré dans un centre de vote logé dans une école publique d'une banlieue du nord de la capitale, Khar Yallla, qui abritait 21 bureaux de vote, Berman a tout de même déploré l'absence d'ouverture jusqu'à 10 heures de bureaux de vote, pour des raisons de manque de mise en place de la logistique et de personnels électoraux.

"Nous avons 90 observateurs européens déployés dans le pays entier et à l'heure qu'on est je n'ai pas encore eu le retour de leurs observations et j'ai beaucoup de mal à m'exprimer sur le déroulement dans l'ensemble de cette journée d'élection jusque-là. Donc, il faut attendre toute l'observation et notre analyse, on la donnera mardi matin à 11 heures", a-t-il dit.

Dans la seule ville de Dakar, 39 observateurs ont été déployés dans 250 bureaux de vote sur les 885 que compte la capitale. C'est un dispositif qui témoigne de l'importance de la région tout entière en tant que plus grande circonscription électorale sénégalaise avec près du tiers (1,5 millions d'électeurs) de l'électorat.

Lors d'une visite d'une centre de vote du centre-ville, celui du lycée d'enseignement secondaire franco-arabe Cheikh Mouhamadou Fadilou M'Backé où le président Wade a voté quelques instants après, l'ancien président nigérian Obasanjo a lui aussi salué la discipline des électeurs sénégalais.

Le mandataire de la CEDEAO-UA s'est toutefois fait écho d'observations d'électeurs pour un vote biométrique, afin de s'assurer de la régularité et de la transparence de l'élection. " Partout où nous sommes passé, nous avons trouvé des responsables de bureau de vote ouverts, à l'écoute des électeurs. C'est encourageant", a-t-il déclaré."J'espère que ce que nous avons pu oberver se passe dans le reste du pays. Si tel est le cas, nous allons assister à une élection pacique et ordonnée", a poursuivi l'ex-leader nigérian qui, en raison du climat politique tendu, s'est mué en apôtre de la paix, menant des concertations entre acteurs du processus électoral, notamment le camp présidentiel et l'opposition, pour calmer le jeu.

Les retards observés dans l'ouverture des beaureaux de vote ont parfois provoqué la colère chez certains électeurs, sans pour autant dégénérer en incidents regrettables. "Si moi je dois voter, le président n'est pas là, son secrétaire n'est pas là, les électeurs sont en train d'attendre. Qu'est-ce qui se passe? C'est de l'anarchie, du sabotage", s'est éructé Khar Mbèye, 72 ans, agent de l'Etat à la retraite.

"C'est une journée historique. Nous devons nous exprimer, élire notre président. Moi j'ai commencé à voter, ça fait plus de trente ans", a poursuivi le vieil homme, au milieu d'une longue queue devant l'un des six bureaux de vote du lycée Ngalandou Diouf à Mermoz, un quartir résidentiel au nord de Dakar.

D'après la loi électorale sénégalaise, les bureaux de vote ouvrent de 8 heures du matin jusqu'à 18 heures le soir, soit dix heures de vote au total. "Toutefois pour faciliter aux électeurs l'exercice de leur droit de vote, le gouverneur ou le préfet, peut prendre un arrêté afin de retarder l'heure de clôture du scrutin dans l'ensemble ou une partie de la circonscription électorale", souligne un décret d'Abdoulaye Wade publié le 12 décembre 2011 affiché à l'entrée des bureaux de vote.

Pour le vote à l'étranger, le chef de la représentation diplomatique ou consulaire est également autoriser à prendre une décision afin d'avancer l'heure d'ouverture ou de retarder l'heure de clôture du scrutin. "Ces décisions sont aussitôt affichées à l'entrée des bureaux de vote concernés", précise le texte présidentiel.

Elu en 2000 et réélu en 2007, le chef de l'Etat sortant brigue un troisième consécutif de 7 ans. Il fait face à 13 concurrents parmi lequels deux anciens Premiers ministres, Idrissa Seck et Moustapha Niasse (soutenu par une coalition de 33 partis), l'ex- président de l'Assemblée nationale Macky Sall, l'ex-ministre des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio puis le leader du Parti socialiste Ousmane Tanor Dieng.

Opposés à sa candidature, ces responsables d'opposition l'accusent d'avoir violé la Constitution qui limite à deux la nombre de mandats présidentiels consécutifs, des accuastions qu'il réfute en affirmant que cette disposition introduite durant son premier mandat en 2001 ne rentre pas en compte.

Source: xinhua

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