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Français>>AfriqueMise à jour 08.03.2012 11h29
Tripoli a déjà pris des mesures de décentralisation (Premier ministre libyen)

Tripoli a déjà pris des mesures de décentralisation gouvernementale, a déclaré le Premier ministre libyen Abdurrahim El-Keib mercredi à l'ONU, au lendemain de la demande en faveur un Etat fédéral autonome formulée par les chefs tribaux et politiques de l'est du pays.

"Tout le monde est frustré, nous travaillons sur cette question", a répondu M. El-Keib, qui était interrogé sur l'autonomie de la partie orientale du pays après un bref discours donné à l'Institut international pour la paix (International Peace Institute) de New York.

"L'idée est d'avoir une discussion sur la décentralisation du gouvernement", a-t-il dit.

"Le processus est en cours. Notre gouvernement a décidé depuis bien longtemps de décentraliser", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a expliqué que les gens étaient frustrés d'avoir à parcourir de grandes distances pour interagir avec les agences gouvernementales.

Les chefs tribaux et les responsables politiques implantés dans l'est de la Libye ont déclaré mardi la Cyrénaïque région autonome lors d'une cérémonie organisée dans la ville de Benghazi. Ces chefs ont aussi nommé un conseil qui sera chargé de la gestion des affaires régionales. Ahmed Zubair al-Senussi a été élu président du conseil lors de la cérémonie à laquelle ont participé 3 000 délégués.

La Cyrénaïque, appelée "Barca" en arabe, s'étend de la frontière égyptienne à la région côtière autour de Syrte, où est né Mouammar Kadhafi, à mi-chemin entre l'est et l'ouest du pays. Les chefs tribaux ont l'intention de faire de Benghazi la capitale de leur région autonome. Cette ville a été le berceau des manifestations qui ont fini par aboutir à la mort du colonel Kadhafi.

Par ailleurs, M. El-Keib a fait savoir que certains ministères avaient été délocalisés "à différents endroits" en dehors de Tripoli.

Malgré la forte opposition des responsables du gouvernement transitoire et leurs promesses de décentralisation, les chefs tribaux de l'est du pays sont allés de l'avant et ont imprimé leur volonté, déclarant l'autonomie de leur région. Le gouvernement intérimaire a fermement rejeté leur déclaration.

"Nous ne sommes pas prêts à procéder à une partition de la Libye", a mis en garde M. El-Keib, tout en appelant les chefs du mouvement fédéraliste de Benghazi au dialogue. Selon lui, les forces qui restent du régime de Kadhafi tentent d'exploiter les partisans d'un Etat fédéral et il a affirmé que son gouvernement était "prêt à les en empêcher, même par la force".

Les changements politiques en Cyrénaïque peuvent avoir des effets immédiats sur le gouvernement intérimaire car la région orientale détient la majeure partie de la richesse pétrolière de la Libye et la plus grande companie pétrolière du pays siège à Benghazi.

Source: xinhua

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