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Français>>AfriqueMise à jour 08.04.2012 13h42
Mali: la junte recule, la CEDEAO menace et la communauté internationale condamne (SYNTHESE)

La junte militaire au pouvoir depuis le 22 mars à la faveur d'un coup d'Etat s'est engagée vendredi soir à rendre le pouvoir aux civils conformément à un accord signé avec la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Celle-ci a menacé vendredi d'intervenir manu militari au Mali pour préserver l'intégrité territoriale du pays après la déclaration d'indépendance du territoire de l'"Azawad", au Nord, par un mouvement de la rébellion touareg. La communauté internationale condamne en choeur cette tentative de séparation de ce pays ouest-africain.

"Nous sommes parvenus à un accord, accord qui permettra dans les heures et les jours à venir de mettre effectivement en place les organes prévus par la Constitution et qui fonctionneront de manière régulière", a annoncé à Bamako le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolè, au nom de la CEDEAO.

Cette annonce intervient après la signature d'un accord-cadre conclu entre la junte et la CEDEAO prévoyant un président intérimaire en la personne du président de l'Assemblée nationale, un Premier ministre et un gouvernement de transition ainsi qu'une future loi d'amnistie pour les putschistes.

L'accord prévoit en outre l'organisation d'une élection présidentielle dans le délai constitutionnel de 40 jours, sous la direction du président intérimaire.

Le président en exercice de la CEDEAO, Alassane Ouattara, a quant à lui, demandé la levée immédiate de l'embargo diplomatique et économique total de cette organisation communautaire contre le Mali à la suite de la signature de l'accord.

La junte militaire malienne a dû céder sous la menace de la CEDEAO d'user de la force en envoyant un contingent de 2 000 à 3 000 hommes au Mali pour préserver l'unité et l'intégrité territoriale de ce pays souverain et obtenir le retour à l'ordre constitutionnel.

Après le coup d'Etat militaire, la rébellion touareg a conquis les villes de Tombouctou, Kidal et Gao dans le nord du Mali. Ces régions sont tombées aux mains du mouvement islamiste Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) épaulé par des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d'autres groupes criminels.

Le mouvement est allé jusqu'à proclamer l'indépendance de l'Azawad, vaste zone désertique infesté de groupes armés islamistes et de criminels, selon la CEDEAO,

La proclamation de l'indépendance de l'Azawad a suscité une avalanche de condamnations de la communauté économique.

Sans attendre, l'Union africaine (UA), l'Union européenne (UE), les Etats-Unis, des pays voisins du Mali et la France ont rejeté cette proclamation unilatérale comme "nulle et non avenue" ou "sans aucune valeur".

La Commission de la CEDEAO a rappelé à tous les groupes armés opérant dans le grand nord malien que le Mali est "unique et indivisible" et que la CEDEAO prendra toutes les mesures nécessaires, dont l'usage de la force, afin d'assurer l'intégrité territoriale de ce pays.

L'Union africaine a annoncé vendredi qu'elle rejetait en bloc la déclaration de "l'indépendance" de l'Azawad.

Le gouvernement français a également déclaré vendredi qu'il n'acceptait pas la proclamation par les rebelles de l'indépendance du nord du Mali.

Quant aux Etats-Unis, ils ont déclaré le même jour qu'ils ne reconnaissaient pas l'indépendance du nord du Mali et qu'ils soutenaient l'intégrité territoriale de ce pays.

Source: xinhua

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