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Français>>AfriqueMise à jour 28.05.2012 09h12
Guinée : l'opposition réclame une commission de veille et d'expertise sur la CENI

Les 14 partis politiques et des structures juvéniles, membres du "Bloc de l'opposition constructive" (BOC), ont demandé samedi aux autorités guinéennes, la mise en place d'une commission transitoire de veille et d'expertise pour le contrôle de toutes les activités de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour une plus grande transparence des élections législatives.

Au cours d'une rencontre avec les médias, le coordinateur du BOC, Ibrahima Sory Diallo, a souligné que cette disposition permettra d'éviter d'éventuelle contestation des résultats des prochaines élections et des crises post-électorale.

Pour lui, l'organisation des élections législatives constitue une garantie pour les institutions internationales qui aide le pays à promouvoir la croissance économique et la réduction de la pauvreté.

"L'instabilité sociale n'arrange ni la mouvance ni l'opposition, plutôt engendre un retard dans le système de développement de notre pays", a indiqué M. Diallo, avant d'ajouter qu'un "cadre de dialogue inclusif n'est pas exclu pour arriver à un consensus" pour une sortie heureuse de la crise, eu égard à l'opacité du débat politique actuel.

Selon lui, pour y parvenir, les acteurs concernés doivent nécessairement se passer des idées "préconçues et des suspicions", pouvant entraver le sens du débat et orienter les pourparlers, dans le sens d'un dénouement heureux.

Les membres du BOC ont aussi déploré la course effrénée des partis politiques pour se tailler une majorité écrasante au sein de la future Assemblée nationale et constituer ainsi une force politique de blocage ou de sabotage, entraînant une remise en cause de cinq ans, dans la mise en oeuvre du plan quinquennal de l'actuel gouvernement.

"L'heure du changement a sonné, prenons notre responsabilité en main", a lancé M. Diallo aux acteurs politiques et sociaux, en les invitant par la même occasion au dialogue et au respect de l'autorité de l'Etat dans l'élan de soutenir l'intérêt supérieur de la nation guinéenne.

La Guinée-Conakry, qui était sortie de la crise issue du coup d'Etat de décembre 2008 par l'élection du président Alpha Condé en novembre 2010, attend toujours la tenue des élections législatives qui a été reportées à plusieurs reprises. Le 27 avril dernier, le président Condé a annoncé le report sine die des législatives prévues le 8 juillet en raison de "problèmes techniques".

Source: xinhua

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